Touring n°2019-05 mai
Touring n°2019-05 mai
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-05 de mai

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : Touring Club Suisse

  • Format : (210 x 282) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 28 Mo

  • Dans ce numéro : ludiques et utiles, les drones.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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DOSSIER ment leur ballet autour des obstacles à une vitesse excédant largement 100 km/h, se jouant des ponts et virages en épingle. Les frontières du réel et du virtuel s’estompent, ce qui représente pour Marlon Tanner le grand intérêt de ce sport  : « Cela ressemble à un jeu vidéo, mais en vrai », relève-t-il, avec encore davantage d’adrénaline que dans le jeu vidéo. Prime astronomique Aux Etats-Unis, la Drone Racing League a investi les écrans de télévision et draine des investissements considérables. A Dubai, en 2016, une course de drones affichait une prime totale de 1 million de dollars. Rien à voir avec la Suisse où, pour l’heure, les joueurs doivent se contenter de bons d’achat et de pièces de rechange offertes par les fabricants  : « Très rares sont les gens qui vivent de ce sport », note Samsi, précisant que la majorité des fonds provient de la plateforme vidéo Youtube. Etonnante particularité  : on entend rarement les aficionados prononcer le terme de « drone », car inévitablement associé à son usage militaire et à la possibilité d’espionner les gens grâce aux caméras embarquées. « Dans le milieu, on parle plus volontiers de quadcopter ou de quad, souligne Marlon Tanner, mais comme presque personne ne comprend ces appellations, on se résigne à parler de drones. » Mais ce qui dérange le plus Marlon Tanner, c’est lorsqu’on Les drones de concours sont équipés de LEDs afin que leurs évolutions soient vues. 24 touring mai 2019 taxe son appareil de jouet. Un outrage au long et minutieux travail d’assemblage et de programmation. Les composants sont choisis en fonction du style de pilotage et des conditions respectives. Le drone de Samsi se monte à quelque 500 fr. « Il s’agit d’un modèle de compétition construit avec le plus grand sérieux. Gagner exige beaucoup de temps, d’argent et de travail. » Ambitions élevées C’est à travers une vidéo sur Youtube que Marlon a découvert ce hobby, il y a trois ans et demi. Le déclic fut instantané, surtout qu’il s’adonnait à la construction de modèles réduits de voitures et d’avions. La transition vers l’univers des drones était toute tracée. Beaucoup de pilotes de compétition sont venus au drone par le modèle réduit  : « Construire soi-même son appareil procure également une grande satisfaction. C’est un ingrédient essentiel de ce hobby. Je trouve fascinant de se concentrer sur les multiples détails qui influencent l’agilité et la vélocité », souligne Marlon Tanner. Pour se hisser au rang de pilote accompli, il faut posséder une grande dextérité et une excellente coordination (surtout entre la vue et les mains), une capacité de réaction aiguisée de même qu’une bonne vision dans l’espace. Et naturellement beaucoup d’entraînement. Vitesse et agilité En compétition, les concurrents disposent d’abord de séances d’échauffement pour se familiariser avec le parcours. Après les qualifications, on entre dans la phase à élimination directe, jusqu’à la finale. Malgré le programme chargé, il reste du temps pour réparer son appareil et échanger entre concurrents. Certains privilégient une trajectoire donnée, alors que d’autres choisissent une ligne différente. Chaque pilote dispose de plusieurs drones  : « Je mise davantage sur l’agilité que sur une vitesse de pointe maximum », relève Marlon Tanner. Ainsi, il distance ses concurrents sur les tronçons sinueux et complexes, mais perd du terrain dès que l’on peut foncer en ligne droite. Cette saison, le jeune homme estime qu’il a de bonnes chances de conserver son titre de champion de Suisse, bien qu’il aille au-devant d’importants examens d’apprentissage et qu’il souhaite se consacrer également à d’autres loisirs. « C’est mon objectif ! », note-t-il. D’autant qu’il ambitionne de disputer des courses à l’étranger d’ici un à deux ans. ◆ LIGUE SUISSE La Swiss Drone League dispute cette année sa 2e saison, dont le coup d’envoi sera donné début mai à Winterthour (ZH). Les compétitions auront ensuite lieu à Bienne, Lucerne, Bâle et Berne. Dans la catégorie FPV- Drone-Races, les pilotes effectuent un parcours sécurisé le plus rapidement possible. Les drones sont pilotés en mode FPV (First-Person-View, ou vue à la première personne). Les caméras fixées sur les drones retransmettent l’image aux lunettes vidéo du pilote. Celui-ci voit le vol comme s’il était assis dans le cockpit. swissdroneleague.ch
PHOTOS LDD Une roue, deux fonctions Pour navette routière et véhicule volant. Et voici la roue multimodale A défaut de réinventer la roue, l’étude de pneu Goodyear Aero la révolutionne. Une démarche du style retour vers le futur associant voiture autonome et volante. Les drones en tremblent déjà. TEXTE MARC-OLIVIER HERREN à la vieille économie n’empêche nullement d’être résolument orienté vers L’appartenance l’avenir. Charles Goodyear, l’inventeur de la vulcanisation – un procédé chimique rendant le caoutchouc plus élastique et moins sensible à la chaleur – était déjà de la race des pionniers au 19e siècle. Aujourd’hui, la société américaine éponyme – sans lien direct avec cet ingénieux chimiste – conçoit des produits innovants tout en étant avant tout l’un des quatre grands manufacturiers mondiaux de pneus. Dans cet esprit, le centre d’innovation Goodyear implanté au Luxembourg fourmille de projets délirants, à l’instar de son dernier concept, le pneu Aero prospectant la voie des voitures autonomes et celle, plus improbable, des objets volants. Un prototype limite science-fiction dont les roues esquissent toutefois des solutions vraisemblables pour la mobilité autonome. Le pneu qui se fait hélice Plus concrètement, le concept Goodyear Aero fait aussi bien office de pneu routier, presque conventionnel, que d’hélice propulsant une voiture volante. En clair, les navetteurs de demain auront la possibilité de transiter de la route vers le ciel. Un scénario futuriste dont on retiendra cependant essentiellement le volet routier. En position classique, ce pneu sans air est destiné à chausser des navettes autonomes transportant des passagers. Les rayons de la structure non pneumatique sont suffisamment souples pour amortir les chocs induits par les revêtements routiers. Inter- actif, ce concept intègre aussi un processeur issu de l’intelligence artificielle gérant les informations provenant des capteurs du pneu ainsi que des données fournies par la communication entre les véhicules. L’analyse de ce flux d’informations sert à définir la marche à suivre, et notamment à Les rayons en forme de pales permettent de faire voler le véhicule. DOSSIER déterminer le mode vol ou conduite routière. Le Goodyear Aero est alors paré pour prendre son envol, les roues basculent en position horizontale. Cette opération est assurée par un système à propulsion magnétique qui veille à un fonctionnement sans frictions. La roue abrite en fait un rotor basculant qui sert de groupe motopropulseur tant en mode routier qu’aéronautique. Et les rayons du pneu se muent en pales d’hélice pour garantir la portance en vol. Applications réelles Ce scénario relève bien évidement de la mobilité fiction. Chez Goodyear, on estime qu’il pourrait au mieux être envisageable d’ici 20 ans. Pourtant, le concept Aero recèle nombre de technologies applicables sur de futurs produits plus conventionnels. On pense par exemple aux capteurs à fibre optique contrôlant les conditions de la chaussée, l’usure et la structure du pneu. Autant d’éléments qui permettront d’utiliser des pneus sans contrainte sur les navettes autonomes, et par conséquent d’en maximiser la durée d’utilisation. Pas si dé- janté, le concept Aero. ◆ mai 2019 touring 25



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