Touring n°2019-02 février
Touring n°2019-02 février
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-02 de février

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : Touring Club Suisse

  • Format : (210 x 282) mm

  • Nombre de pages : 86

  • Taille du fichier PDF : 29,5 Mo

  • Dans ce numéro : pleins feux sur les routes en Suisse.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Des autoroutes en bon état Pour l’entretien, l’extension et l’exploitation des routes nationales, la Confédération a investi 1,54 milliard en 2017, contre 1,9 l’an dernier. Corollaire  : les autoroutes suisses sont sûres. TEXTE FELIX MAURHOFER PHOTO EMANUEL FREUDIGER Après le dramatique effondrement du pont autoroutier de Gênes, de nombreux usagers s’inquiètent de la sécurité de nos axes routiers et notamment des ouvrages d’art. Inquiétudes que balaie le rapport de contrôle 2017 sur l’état des 1855 kilomètres et 4556 ponts du réseau routier national. L’Office fédéral des routes (Ofrou) y confirme le bon état global de nos infrastructures autoroutières et estime qu’un tel drame est inimaginable en Suisse. A l’appui, la note de 1,82 obtenue pour l’état des chaussées, des revêtement, ouvrages d’art et autres tunnels sur une échelle allant de 1, la meilleure, à 5. Dans le détail, les routes sont globalement en bon état, alors que 89% des ponts obtiennent la 14 touring février 2019 mention bonne ou acceptable. Seuls 10% sont qualifiés d’endommagés, le solde (1%) de mauvais. Et il en va de même pour les tunnels et autres passages souterrains. Sachant que l’essentiel du réseau routier date des années 1960 à 1980, la notation peut être considérée comme réjouissante. D’autant plus que les routes nationales – elles ne représentent que 3% du réseau – absorbent 41% du trafic privé et 70% des transports de marchandises. Cher entretien Dans son rapport, l’Ofrou mentionne également l’augmentation constante des frais d’entretien, d’extension et d’exploitation. En 2017, la Confédération a investi 1,54 milliard de francs pour les routes nationales et 1,9 milliard l’année passée. Soit 290 millions pour de nouveaux tronçons, 1,45 milliard pour l’entretien et diverses améliorations, et 175 millions pour l’élimination de goulets d’étranglement. Relevons encore qu’une remise à niveau complète des routes nationales coûterait aujourd’hui quelque 82 milliards... Les ponts surveillés Comme en témoigne notre réseau routier, la Suisse est un pays de ponts. Perché à 113 mètres, le plus haut enjambe la Mentue (VD), alors qu’avec ses 3,1 kilomètres le viaduc d’Yverdon peut se targuer d’être le plus long. Et même si les ouvrages d’arts helvétiques accusent en moyenne 30 à 40 ans, « un effondrement comme celui survenu à Gênes est quasiment impensable », assure l’Ofrou qui souligne que le réseau national est sécurisé jusque dans ses moindres recoins. De surcroît, les ponts autoroutiers suisses sont construits de manière à éviter une rupture soudaine de la structure
La Confédération a investit 1,9 milliard de francs dans le réseau des routes nationales en 2018. portante et, en cas de doute, le tronçon incriminé serait immédiatement fermé. Il n’empêche, selon le rapport, 40 ponts sont classés en catégorie 4. Cette dernière concerne les ouvrages présentant de gros dégâts sans impact sur la capacité de portance ou la sécurité globale, mais qui nécessitent une remise en état à moyen terme. Contrôles fréquents L’ensemble des ponts est placé sous le contrôle quasi permanent des services d’entretien. Ces derniers procèdent notamment à des estimations visuelles durant les différents chantiers. En outre, un examen approfondi de ces infrastructures est mené tous les cinq ans par des experts externes. Ceux-ci vérifient plusieurs critères dont l’état du béton, de la chaussée ainsi que des voies de franchissement. Sans oublier les conditions géologiques, les éventuels affaissements ou glissements de terrain. De surcroît, lors d’événements particuliers, tels que des accidents, incendies ou dégâts naturels, un contrôle subséquent est obligatoire. Rénover les autoroutes, ça n’a pas de prix Au chapitre pécuniaire, l’Ofrou n’a pas de valeur étalon pour la réfection d’un kilomètre de route nationale, tant les tronçons sont différents et les critères d’évaluation, par exemple le nombre de ponts ou de protections contre les dégâts naturels, sont variables. Deux chantiers actuels en témoignent  : le premier se trouve sur l’A6 dans le canton de Berne entre Rubigen et Spiez, soit 34 kilomètres émaillés de 10 ponts, 70 passages supérieurs ou inférieurs, 40 parois anti-bruit et le tunnel de l’Allmend. Les travaux sont devisés à 700 millions, soit environ 20 millions au kilomètre. Le second, se trouve sur l’A12 entre Flamatt (FR) et Bümpliz (BE) où la remise en état du revêtement, de l’étanchéité des ponts, des écoulements, des parois phoniques, sans oublier l’amélioration des entrées et de la bande d’arrêt d’urgence coûtent 12 millions de francs au kilomètre. Une rapide enquête DOSSIER permet de constater qu’en Allemagne et en Autriche la facture est identique avec 10 à 20 millions d’euros au kilomètre. Dans ce dossier, l’autre élément difficile à cerner est la durée des chantiers. Pour l’A6, l’Ofrou parle de 9 ans, alors qu’une année a suffi pour boucler les travaux entre Flamatt et Bümpliz. Il faut savoir que si tout se déroule dans les meilleures conditions, sur une route à quatre pistes ouvertes à la circulation, les ouvriers avancent de 5 kilomètres par année. Selon l’Ofrou, le contexte helvétique ne permet pas de fermer purement et simplement les tronçons en chantier. Les alternatives de déviations sont limitées et, sachant que certains travaux ne peuvent être effectués que durant la nuit, il est impossible de détourner le flux de véhicules vers les villages ou les routes secondaires. ◆ février 2019 touring 15



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