Touring n°2018-11 novembre
Touring n°2018-11 novembre
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2018-11 de novembre

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : Touring Club Suisse

  • Format : (210 x 282) mm

  • Nombre de pages : 92

  • Taille du fichier PDF : 31,5 Mo

  • Dans ce numéro : la condition de pendulaire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Ne craignez-vous pas un report de trafic sur la route ? Personne n’a intérêt à ce qu’il en aille ainsi, c’est pourquoi des augmentations de prix fantaisistes ne sont pas à l’ordre du jour. Selon les projections de la Confédération, tant la route que le rail auront du mal à absorber la croissance du trafic. Il faudrait donc éviter que des pendulaires abandonnent la voiture au profit du train ? Les deux moyens de locomotion sont fortement sollicités. l y a des embouteillages sur les routes et les trains sont bondés. Le nombre d’heures de bouchons a fortement augmenté et il est difficile d’accrotre la capacité des routes. l incombe aux transports publics d’absorber une croissance plus que proportionnelle du trafic. L’objectif est de mettre sur pied des offres attractives afin que le client puisse décider lors de chaque trajet quelle est l’option la plus favorable. L’époque o l’individu voyageait uniquement en voiture ou en train est révolue. Aujourd’hui, nous sommes plus flexibles et utilisons les deux possibilités, au cas par cas en fonction de l’offre. Cette tendance va se poursuivre et s’amplifier. 12 touring novembre 2018 Une extension du réseau implique forcément un certain bétonnage, et cela est inévitable. Comment la croissance de la population et les surcharges vont-elles se répercuter sur l’infrastructure des transports publics ? C’est aux heures de pointe que se situe le grand défi en matière de pendularité. out le monde se déplace en même temps. l s’agit d’atténuer ce phénomène par l’intermédiaire du prix, de systèmes d’incitation ou d’horaires de travail flexibles. os premières estimations sur la tarification de la mobilité tendent à montrer qu’il faudrait augmenter considérablement les prix pour obtenir un effet tangible. N’existe-t-il pas d’autres possibi - lités, par exemple au moyen de la numérisation ou en rallongeant les convois ? A mon avis, on parle trop de numérisation, d’applications pour smartphones et autres mesures de ce genre. ne extension du réseau implique forcément un certain bétonnage, et cela est inéluctable. l s’agit de transporter un volume grandissant de passagers, ce qui nécessite de la place. outes les possibilités doivent être mises enuvre pour accrotre la capacité. es convois mesurant 400 mètres seront mis en service, mais il faudra également agrandir les gares en conséquence. l y aura aussi davantage de trains à deux étages et une cadence au quart d’heure. Faudra-t-il s’habituer à voyager debout dans les trains ? C’est aujourd’hui déjà une réalité. Sur les grandes lignes, il doit être possible pour chaque passager de s’asseoir. Mais pour les trajets inférieurs à 15 minutes, il n’y a rien d’anormal à rester debout, comme c’est d’ailleurs le cas depuis longtemps à l’étranger, et même en Suisse dans les transports urbains. Le paysage des transports publics helvétiques s’est transformé cette année avec l’apparition des autocars longue distance. Faut-il s’en réjouir ? ui, même s’il s’agit encore d’un marché de niche. n car peut transporter 40 personnes, un train plusieurs centaines. Les premiers constats montrent qu’il s’agit avant tout d’une clientèle très sensible au prix, souvent des touristes qui ont déjà voyagé en Suisse avec un bus longue distance. e crois que cela offre une alternative à des gens qui disposent de temps mais ont des moyens limités. L’autorisation des autocars longue distance a généré une offensive sur les prix qui a notamment incité les transports publics à élargir leur éventail de billets dégriffés, par exemple. Quel degré de concurrence est souhaitable dans les entreprises étatiques et celles proches de l’Etat ? En Suisse, nous disposons d’un bon système. Mais force est de constater qu’une grande partie des transports publics sont financés par l’argent du contribuable. ans un tel système, l’efficience prime sur la concurrence. La question centrale est donc de savoir si les entreprises de transports publics remplissent leur mandat de PHOTOS EMANUEL FREUDIGER, GRAPHIQUE OFFICE FÉDÉRAL DE LA STATISTIQUE
Le directeur de l’OFT estime que l’abonnement général est très bon marché pour les usagers fréquents. manière efficace. e pense personnellement qu’une certaine concurrence au niveau des idées serait souhaitable. os différentes entreprises ferroviaires et de bus devraient lutter entre elles pour trouver les meilleures idées, et donc les meilleures solutions. n l’a d’ailleurs constaté dans le domaine ferroviaire lorsque le LS a manifesté son intérêt pour le trafic de grandes lignes. Les C ont alors nettement amélioré leur offre sur ces dernières, par exemple avec l’accès gratuit à internet dans les trains, ce qui était auparavant impensable. e manière générale, la concurrence est un facteur d’innovation, ce qui profite aux clients. Le service public doit-il être bénéficiaire ? on, les entreprises dont les déficits sont comblés par l’argent public ne sont pas tenues de faire du bénéfice mais d’être efficientes. n certain nombre de lignes de transports publics ne couvrent leurs cots qu’à hauteur de 20, le contribuable supporte donc selon les tronons jusqu’à 0 des cots. otre responsabilité est de faire en sorte que la collectivité ne paie pas exagérément. ne entreprise de service public doit avoir pour motivation la qualité ainsi que la fiabilité avec un volume de subventions aussi réduit que possible. n ne peut donc pas parler de bénéfices, mais de bonnes prestations. Et pour atteindre ces objectifs, on peut également verser un bonus aux managers. Pour un trajet inférieur à 15 minutes, il n’est pas anormal de rester debout. L’OFT a mis au jour l’encaissement illégal de subventions par CarPostal. Quelle leçon avez-vous tirée de cette expérience ? l convient tout d’abord de clarifier les règles du jeu on proclame depuis longtemps que les ex-régies fédérales doivent être dirigées de manière entrepreneuriale, selon les exigences du marché, et également qu’elles doivent générer des bénéfices. Si on prend en considération La Poste, qui est à la fois une banque, une entreprise de logistique et de transport subventionné, il est certainement difficile de mettre en place une culture d’entreprise de ce type. el est précisément le défi pour la direction. L’affaire CarPostal va certainement donner lieu à une clarification. Auparavant, il régnait dans ces entreprises une mentalité de service public, au sens littéral du terme service à la collectivité. n a décrété que cet état d’esprit était ringard et mis en place une culture dynamique de management, laquelle a montré ses limites dans un contexte de service public. Quand rouleront des convois entièrement automatisés, c’est-àdire des trains sans mécaniciens ? n grand nombre de processus ont été automatisés au cours des dernières décennies et cela n’a jamais suscité de débat dans l’espace public. C’est un développement naturel, tout comme dans l’automobile. Les systèmes d’assistance représentent DOSSIER un premier pas dans ce sens. l n’est pas impossible qu’un jour l’automatisation soit complète. Mais le tout dernier palier à franchir s’avère aussi être le plus compliqué et le plus coteux. C’est pourquoi une conduite totalement autonome n’est pas pour demain. Par rapport à l’étranger, où se situe la Suisse en matière de numérisation des transports publics ? ous sommes très en avance. n rencontre souvent à l’étranger des projets spectaculaires par exemple un tramay de conception avantgardiste qui fonctionnent individuellement très bien, mais ne sont pas liés entre eux au sein d’un système. L’interaction prévalant en Suisse entre les différents moyens de transport qui se combinent avec un billet unique n’existe nulle part ailleurs. n trouve également des applications déterminant automatiquement le prix du voyage et qui procèdent à l’encaissement au terme du déplacement, voire à la fin de la journée. La Suisse est très avancée dans ce type de systèmes complexes interconnectés. Parlons de ces technologies de pointe. Comment imaginez-vous les transports publics du futur ? e me réfère pour cette question à l’auteur assim aleb. Celui-ci a écrit fort justement que l’on ne devrait pas se demander ce que le futur peut nous apporter de nouveau jusqu’ici cela n’est même pas imaginable mais réfléchir à ce qui nous contrarie le plus aujourd’hui. uelqu’un trouvera une solution. Par exemple, il est difficile de se procurer un ticet à l’intérieur d’un véhicule de transports publics, pourtant il existe aujourd’hui déjà des possibilités techniques et, un jour ou l’autre, il n’y aura plus de guichets ni d’automates. Qu’est-ce qui vous agace dans les transports publics ?’aime me déplacer en train, cela représente pour moi une expérience positive.’aimerais m’installer sur un siège propre et apprécierais si quelqu’un m’amenait un café et me considérait comme un client. Cette notion de client a quelque peu été négligée ces derniers temps. ◆ novembre 2018 touring 13



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