Touring n°2018-10 octobre
Touring n°2018-10 octobre
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2018-10 de octobre

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : Touring Club Suisse

  • Format : (210 x 282) mm

  • Nombre de pages : 108

  • Taille du fichier PDF : 39,1 Mo

  • Dans ce numéro : le verdict des pistes finlandaises.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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A la tête du chantier naval Ygor Yachting, à Villeneuve (VD), le jeune entrepreneur Bruno Engel voue un véritable culte aux embarcations classiques en bois, tout comme ses employés. Les essences indigènes entrent dans son programme de restauration. Une activité qui survit grâce à la ferveur de quelques trop rares passionnés. En one industrielle de illeneuve, il nous re- oit dans son chantier naval, non loin du lac Léman, avant de prendre la route pour l’ngleterre. Une nouvelle régate l’attend. runongel (2 ans) s’est fait un nom dans le monde de la compétition  : en septembre de l’an dernier, ce membre du Cercle de la voile de illeneuve remportait avec ses coéquipiers les Championnats du monde de voile, men retagne. Un titre qu’il évoque avec modestie. Sa fierté, c’est la reprise du chantier naval Mât endommagé Des planches de sapin récemment acquises vont assurer son remplacement. 26 touring octobre 2018 gor achting, en 2012. l’ge de 22 ans seulement. l fallait une certaine dose d’inconscience, mais e n’ai aucun regret. e peux faire ici un métier d’une passion, déclare-t-il auourd’hui. t sa passion, ce sont les bateaux classiques en bois. Le eune homme a de qui tenir, lui qui a terminé sa formation puis travaillé un an et demi sous la férule de Philippe Durr, au chantier naval duieux-Port, ersoix (). Une référence en la matière, qu’il considère encore comme son mentor  : Restauration Les embarcations confiées au jeune patron ont un vécu, parfois de plusieurs décennies. Ses créations ont toutes la même finesse de finition, ses voiliers sont élégants et performants. t e partage pleinement sa vision de la restauration. La restauration, précisément, est pour l’heure la vocation première du chantier gor achting. C’est ce qui prend le plus de temps. La construction viendra plus tard, ustifie runongel. Pour lui, un principe  : un bateau restaurer a une vie passée, qui doit être respectée. Le même matériau, si possible de la même origine, doit être privilégié. C’est dire que le recours aux essences indigènes s’impose bien souvent dans un programme boisé qui occupe 0 du temps de sa petite équipe. Approvisionnement difficile Samuel ouret, constructeur naval et chargé de cours professionnels, en fait partie. Pour lui, la difficulté principale est de faire reconnatre les besoins d’une corporation réduite – dans le seul canton de aud, les chantiers spé cialisés se comptent sur les doigts d’une main  : rouver du bois de qualité n’est pas facile et le problème commence au début de la chane. Les exploitants forestiers travaillent de manière trop standardisée.ls débitent par exemple des grumes de sapin de mètres, alors
qu’il nous en faut souvent de 10 mètres ou plus,lche-t-il pour illustrer le propos. utre exemple avec le robinier faux acacia, un feuillu épineux important pour ce secteur d’activité. Les membrures de des bateaux en sont composées, explique runongel. n le trouve en grand nombre che nous, particulièrement enève. Le problème est que ce bois n’intéresse presque personne, part les éleveurs de bétail  : on en fait des piquets de clture ! r nous en avons besoin quand il est vert. Le passer dans une étuve de vapeur nous permet de cintrer les pièces, poursuit-il. ref, une essence peu coteuse, mais difficile dénicher pour les besoins spécifiques de la branche. lors n se débrouille en activant notre réseau de connaissances dans les autres chantiers, sourit le eune patron. Du lourd au léger Principe général de la construction navale  : la base est en bois pesant – stabilité oblige –, les matériaux s’allégeant en prenant de la hauteur. Le chêne est donc privilégié pour la quille et la structure. Un bois lourd, dur et dense qui met beaucoup de temps pourrir. l peut tenir l’eau usqu’0 ou 0 ans, éclaire runongel. utre star de nos forêts prêtant ses qualités la navigation, le mélèe. Un bois dense et imputrescible qui constitue le bordage de plusieurs canots. n a du beau mélèe en Suisse, mais il a l’inconvénient d’être très cher. Les Membrures Une essence indigène s’impose depuis des lustres aux constructeurs  : le robinier faux acacia. utrichiens en vendent L des prix vraiment concurrentiels. [fiels. Pour ma part,’essaie de ouer le eu du bois national nal autant que possible, poursuit le directeur. Dans un coin de l’atelier s’empilent des planches de sapin frachement entreposées.cté, un mt brisé. u terme d’une opération complexe, les premières le remplaceront bientt. L’occasion pour runongel de faire l’éloge du sapin de la forêt transfrontalière du isoux  : C’est le meilleur pour les éléments de mture. l pousse bien droit et ne comporte presque pas de nœuds. Satisfait de son acquisition, il attire notre attention sur les veines très serrées du bois, gage de solidité malgré sa relative légèreté. Rares formateurs l’heure du polester et de la fibre de carbone, le bois est-il un credo porteur runongel en est persuadé  : Certaines embarcations qui me sont confiées ont plus de 0 ans d’ge et plusieurs anciens propriétaires me rendent visite pour avoir de leurs nouvelles. Le bois a un vécu et une me ! l faut croire au retour d’un matériau noble et solide. ptimiste quant l’avenir de son activité, notre homme plaide pour un plus grand nombre d’apprentis. ais c’est compliqué pour un eune intéressé de trouver une entreprise qui assure une telle formation, reconnat-il pour conclure. ◆ UN DÉBOUCHÉ CONFIDENTIEL Pays lacustre par excellence, la Suisse voit sortir de ses chantiers navals 200 à 300 nouveaux bateaux chaque année toutes catégories confondues, « de la barque à rames au bateau de course comme Alinghi », précise David Clavadetscher, secrétaire général de l’Association suisse des constructeurs navals, à Zofingue (AG). Quant à chiffrer la part du bois indigène dans cette production, la question le porte à rire  : « Notre association ne tient pas de statistiques tant l’utilisation du bois suisse est confidentielle dans la construction. Il apparaît surtout en réponse à des demandes individuelles. Dans la production de série, on n’en utilise presque pas, le polyester l’a remplacé. Dans notre pays, les chantiers navals sont surtout actifs dans l’entretien et la restauration, et on en assure de très bonnes. Pour la restauration des bateaux classiques, les essences les plus utilisées sont les bois durs comme l’épicéa et le chêne. » L’équipe Bruno Engel (au centre) et ses deux employés, Samuel Mouret (à g.) et Thierry Wasem. DOSSIER octobre 2018 touring 27



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