TLC Mag n°6 aoû/sep 2006
TLC Mag n°6 aoû/sep 2006
  • Prix facial : 6,20 €

  • Parution : n°6 de aoû/sep 2006

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (224 x 293) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 102 Mo

  • Dans ce numéro : Adonis réveille le Hilux !

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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ÉVASION Août/Septembre 2006 o 0 0 comme en plus les dunes bougent et les passages se ferment d'une tempête à l'autre, l'ambiance était au stress. Au final, ils ont mis quatre jours pour le même parcours que nous en un jour et demi. L'organisation met un point d'honneur à respecter les horaires des bivouacs. Nos ensablements ne se comptent pas sur les doigts d'une main, pourtant l'oued Tidjickja du côté de Rachid est extrêmement gourmand en chevaux. Nous profitons de l'après-midi de libre à Tidjickja pour réviser nos voitures. Le soir l'auberge est en fête. Pour la petite histoire, le midi les pâtes étaient beaucoup trop cuites en l'absence du vrai cuisinier, l'organisation a fait les gros yeux et la séance de rattrapage a eu lieu au dîner. Nous avons été gâtés, c'est l'hospitalité africaine ! Il y a la piste avec les cailloux, celle des touristes, et il y a celle avec le sable, merci Orpist et bravo pour les reconnaissances. Les dernières caravanes qui transportaient le sel vers les marchés du « Soudan » sont passées par ici. Cette piste est réputée pour être d'une beauté époustouflante. C'est pour cela que les télévisions y font les plus beaux reportages de la Mauritanie lors des passages du Dakar. Les falaises au bord de l'Aouker, Tichitt, Mackrougat, Aratane, Eléphant Roc, Es Sba, les passes vertigineuses, les aklés géants, piègeux contournés par leur sommet. Nous passons du temps sur la passe d'Enji pour hisser quelques voitures jusqu'en haut. Le HZJ 78 de JB n'est pas très courageux et il faut l'aider un peu. Le champ de barkhanes après le puits de Tagouraret, voit aussi quelques « plantages » mémorables I A Oualata nous prenons le temps pour un repas à l'auberge locale, et une douche. Ensuite un guide nous fait faire le tour de la ville et nous raconte son passé commercial, ses marchés à l'or, à l'ivoire, aux esclaves, et les explications des peintures encadrant les portes. Puis, la piste jusqu'à Néma est très facile et rapide. Sérénité malienne Nous sommes maintenant au douzième jour. Le groupe progresse bien, pas de souci mécanique, une seule intervention de Gilles sur la voiture d'Alfonso, et encore rien d'important. Nous venons de traverser le Sahara et nous arrivons en Afrique noire. Le Sahel des Soninké nous reçoit avec ses épineux clairsemés et les paysages changent encore en descendant vers le sud. Ce sont les pistes sahéliennes, les baobabs, les singes, les immenses troupeaux, les bergers peuls élancés comme des sauteurs en hauteur. Les mares restent encore bien en eau après un hivernage pluvieux. Les villages de brousse, les habitations des familles réparties autour de la cour, protégée des animaux par les branchages serrés. Décidément Orpist nous a gâtés dans le choix du parcours. Sommesnous les premiers « Blancs » à passer par ici ? Ne soyons pas prétentieux, mais la déférence des habitants nous montre qu'ils ne sont pas habitués au tourisme, pourtant le Mali est proche de la France, les Maliens aiment les Français, c'est évident. La paix, la sérénité, le temps, la nature, une autre manière de passer sur terre, tout est là autour de cette mare fumante au petit matin. Tout le groupe s'y retrouve, nous sommes bien, apaisés, nous restons un long moment et avec regret nous reprenons la piste. Il y a encore tellement à voir, à découvrir. En fin de journée, l'hotel de Ségou est confortable, la douche et le repas avec un délicieux filet de Capitaine sous les frondaisons du jardin, un régal de dépaysement, le village de ce matin est désormais loin. Un couple de participants, Jean-Louis et Christiane nous quittent ici comme prévu, pour continuer sur le Burkina. La grande piste de latérite nous conduirait rapidement vers Bandiagara, mais les organisateurs ont voulu nous montrer une autre facette du Mali. Je n'imaginais pas des rizières à cet endroit. Nous nous arrêtons sur les marchés, les couleurs, les odeurs, la bonhomie, l'accueil, tout nous invite à flâner. Le
raid s'appelle « Couleurs d'Afrique ». Les jolies petites mosquées des villages, les parkings des ânes aux entrées. Nous nous joignons à Claude et Daniel, des participants qui sont passés par ici il y a un an. Nous photographions la grande mosquée de Djenné dont on nous dit qu'à l'origine elle fut construite pour surpasser celle de la Mecque. Les morceaux de bois qui sortent des murs nous rappellent qu'elle est en banco et que le crépi doit être entretenu tous les ans. Nous finissons dans un petit restaurant sympa. En passant, notre guide nous explique le sexe, l'âge et la religion des maisons à des signes de construction. Le soir le groupe se reconstitue à l'auberge à Bandiagara, et les nouvelles ne sont pas excellentes pour une voiture qui connaît de petits problèmes d'injecteurs. Nous sommes déjà au pays Dogon. Un peuple, une civilisation à part entière dans le pays. La journée est consacrée à sa rencontre, à la visite guidée d'un village. Les dogons sont pleins d'interdits. Un peu de repos et d'histoire sous le Togona local (sorte de hutte à palabre, caractérisée par sa hauteur assez basse pour que celui qui risque de devenir violent se cogne la tête au plafond !). Le point de bivouac prévu ce soir est dans la réserve du Gourma. Rencontre avec les éléphants A la tombée de la nuit, l'organisation revient vers nous. Ils sont allés à 80 kilomètres de là reprendre contact avec les pisteurs commandés il y a un mois. Les éléphants sont localisés ce soir, photo à l'appui, et demain nous les rencontrerons dans leur milieu naturel. Mais dans la nuit, le grand mâle, le chef du troupeau, a décidé de lever le camp. Au matin, il faut retrouver les traces. Hallucinant ! Les indices sont minces, la trace est bien marquée et tout à coup disparaît complètement. Pourtant on pourrait imaginer qu'une trentaine d'éléphants ça se remarque. Heureusement que les pisteurs nous aident ! Vers les 11 heures des pêcheurs nous remettent au contact. « Attention, ils sont à 1 kilomètre mais ils n'aiment pas les Blancs. » A pied, l'excitation est à son comble, le groupe s'approche silencieusement dans les sousbois. Ça y est, j'en vois un, puis deux et tout un groupe avec les petits. Mais Claude n'a rien vu et se dirige directement vers une autre partie du troupeau tout en cherchant à les voir. Elle finit par entendre nos cris et un peu pâle revient vers nous. Les pachydermes sont de la couleur des arbres, de la terre et se confondent encore à 80 mètres. Comme ils sont paisibles, certains s'enhardissent jusqu'à franchir la limite de sécurité. Mais un barrissement bien appuyé suffit à faire battre en retraite J.-B., et notre marathonien détale au plus vite ! En piste pour Tombouctou Comme il n'est de bonne compagnie qui ne se quitte, nous reprenons la piste vers Tombouctou en faisant le concours de celui qui photographiera la plus grande termitière. Nous croisons encore un groupe de vautours tellement gras qu'ils ont du mal à voler, et des caravanes avec des centaines d'ânes en route aussi pour Tombouctou. La ville mythique nous accueillera le lendemain. Tous les grands explorateurs en ont rêvé, de Léon l'Afri- cain à René Caillé, et nous maintenant. En arrivant, la première difficulté c'est l'orientation dans les rues ensablées avant de trouver le bout de goudron. La première impression est de se retrouver dans une vraie ville targuia du « Soudan » et de ne plus être au Mali. L'atmosphère est particulière, les hommes différents, il y a quelque chose dans l'air d'indéfinissable. On constate que le monde moderne n'a rien changé pour eux, que leur mode de vie passe à travers les temps. A Korioumé, en attendant le bac à quatre voitures, je fais le tour du petit port, admirant les manoeuvres d'accostage, les décorations des grandes pinasses de 30 mètres de long, aussi lourdes qu'une semiremorque, et aussi les impressionnantes musculatures des dockers portant les sacs de 80 kilos. En débarquant, nous prenons la seule et unique grande piste de latérite. Terrible ! La tôle ondulée ne nous lâche pas pendant les 200 kilomètres du pays Bambara. Brousse et grandes herbes A Mopti, une grande journée de visite en pinasse sur le fleuve, ou de repos dans un superbe hôtel nous reconditionne « européen » avec du ragoût de taureau au milieu d'un jardin paysager. « BOUC MYSTERI : PfE 355 SA 1. irE.t JIM



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