TLC Mag n°6 aoû/sep 2006
TLC Mag n°6 aoû/sep 2006
  • Prix facial : 6,20 €

  • Parution : n°6 de aoû/sep 2006

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (224 x 293) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 102 Mo

  • Dans ce numéro : Adonis réveille le Hilux !

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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C ette Ife étape d'un parcours qui en comptera 4, s'effectue en grande partie dans le massif du Pilat avec une incursion dans les monts du Lyonnais. L'histoire du Vivarais débute vers 2500 avant 1.-C., c'est par là que transitaient l'ambre et l'étain. Plus tard, les Romains se servent de ce carrefour naturel pour y fonder Lugdunum (Lyon) qui deviendra en 27 la capitale des Gaulles. Le bassin stéphanois devient rapidement une extraordinaire voie de pénétration commerciale, de développement et d'intégration de la civilisation romaine. Lieu de départ de la diffusion du christianisme, elle conservera longtemps cette imprégnation malgré les persécutions de Marc Aurèle (en 177). Laissons de côté les guerres de religion et l'implantation de la Réforme dans le futur Vivarais protestant (les maquis de la Seconde Guerre mondiale seront abordés dans le prochain volet sur la vallée du Rhône). Narrons plutôt l'histoire de Mandrin, bandit savoyard qui défraya la chronique de la Suisse à la haute Loire. LA FERME GÉNÉRALE Institution la plus détestée de l'Ancien Régime, la Ferme regroupait des financiers chargés de la collecte des taxes et des impôts indirects sur les marchandises. Imbus de leur autorité, les fermiers généraux s'enrichissaient grâce aux détournements colossaux dont les paysans n'étaient pas les seules victimes. Très mal perçue par le petit peuple, la gabelle (impôt inique sur le sel), n'était payée que par certaines franges de la société (paysans, artisans et petits bourgeois). Les nobles, les princes... en Il TLCmag06Road bookLes chemins du Gévaudan (1) Les chemins du Gévaudan Sur les traces de Mandrin - Haut Vivarais Première partie : de Vocance à Dunières Avant la Révolution, le Gévaudan était une très vaste province française, qui regroupait une partie du Velay, la haute Loire, le Vivarais, le haut Vivarais, le Cantal, la Margeride, la partie est de l'Aubrac et la frange supérieure de l'actuelle Lozère. étaient exemptés au titre de « privilège ». Les contrebandiers ou fauxsaulniers étaient pourchassés par les agents de la Ferme générale, les gabelous. Le plus célèbre chef de file des contrebandiers, fut Mandrin. MANDRIN LE CONTREBANDIER Vulgaire criminel pour certains, Mandrin était pour d'autres, notamment le petit peuple, une sorte de Robin des Bois. Né en 1725, sous le règne de Louis XV, élevé par un père maquignon dont l'activité déborde sur la contrebande, Louis voyage très tôt dans les conditions les plus rudes, en Savoie, en Suisse, jusque dans le Massif central, de la Haute-Loire jusqu'aux portes de la Lozère. Son père meurt, Louis se retrouve à 17 ans, chef d'une famille de neuf enfants. Il reprend le commerce de son père puis se met au service de l'armée royale pour acheminer les approvisionnements des militaires provençaux. Ses 12 palefreniers et sa centaine de mulets sillonnent le sud-est. Malheureusement, les épidémies et les mauvais chemins déciment la presque totalité de son cheptel. Les fermiers généraux ne veulent pas indemniser Mandrin, ni payer ses services. Le jeune homme est ruiné. La pendaison de son frère (pour fausse monnaie) et les injustices subies le poussent à la révolte. Il déclare la guerre au roi et se lance dans la contrebande. Mandrin prévoit les choses sur une grande échelle avec une troupe importante, parfois plus d'une centaine d'excellents cavaliers, montés sur des chevaux rapides et légers. Cette mobilité extraordinaire, leur cohésion et une discipline quasi militaire, permettent à Mandrin de lancer des raids extrêmement audacieux, lucratifs menés comme des opérations commandos. Lors du 1er raid lancé en hiver 1754, Mandrin et ses hommes pénètrent en France avec plus de 150 mulets chargés d'étoffe, de sel et de tabac. Les « Mandrin » vendent leurs marchandises au pas de course. Les prix étant particulièrement attractifs, les acheteurs n'hésitent pas. Entre-temps, d'autres « Mandrin » s'occupent de l'approvisionnement des chevaux car c'est sur eux que reposent leur mobilité et leur capacité de fuite. Les autres expéditions seront menées de la même manière, avec autant de succès. Les fermiers généraux sont incapables d'arrêter cette fraude gigantesque qui les prive de subsides considérables. Au départ de la Savoie (pas encore française), Mandrin importe en France cuir, peaux, grain, fourrage, de la poudre, du plomb, du tabac, des toiles peintes et diverses épices. En Savoie et en Suisse, il importe du sel, des tissus, des produits coloniaux. En mai 1755, les gabelous franchissent la frontière savoyarde violant le droit international pour cueillir Mandrin dans son lit. On le traduit tout de suite devant « La Commission de Valence » aux ordres des fermiers généraux et chargée de juger sommairement les contrebandiers (aucune possibilité de défense, de libération, d'amnistie ou de sursis). Condamné à la roue, Mandrin subit d'abord le supplice des brodequins pour qu'il livre ses complices. Mais il ne trahit personne et c'est avec un courage exemplaire qu'il affronte la mort après un douloureux calvaire... La légende De son vivant, Mandrin jouissait d'une popularité sans bornes auprès des gens du petit peuple. Sa vie a été émaillée d'actes généreux et d'exploits étonnants. A sa mort, « le capitaine des contrebandiers » va rentrer dans la légende. Que ce soit à travers des chansons ou une multitude d'écrits, ce personnage étonnant sera présenté comme un héros, voire comme un justicier... Mandrin et le Vivarais Lorsque vous emprunterez les chemins du Pilat vous serez en plein dans l'une des zones d'influence de Mandrin. Vous trouverez des petits oratoires, perdus en pleine forêt qui, pour le voyageur averti, évoquent justement le passage ou un lieu de bivouac des faux-saulniers.
12,19 1,53 11,41 017 9,88 0,99 9,71 0,64 8,72 0,0c 8,08 7,99 1,00 7,98 0,11 0,24 0,13 0,13 ito D D D u o y u EI P Les Preaux Le Monestier Dir. Le Monestier Vacance. Dir St-Bonnet, St-Julien-de- Vocance. 45 12 130/04 33 217 23,11 22,62 22,58 1,49 22,56 21,07 21,03 20,47 18,72 18,63 14,65 m D D D D D D D Ar à 45 12 195/04 28 881 Vous vous engagez sur le sentier fantastatigue... 45 12 534/04 29 145 45 12 089/04 31 408 29,05 26,95 26,70 26,13 25,98 25,82 0,04 24,90 24,86 23,16 D D D D D D D Y Y Y Y Y Les Setorr Dir. Les Setoux. Abbaye de Clavas. Dir La grange haute. 45 12 995/04 28 036 Col de la Charousse. Juste avant la route ! TLCmag06Road bookLes chemins du Gévaudan (1)



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