TLC Mag n°48 aoû/sep 2013
TLC Mag n°48 aoû/sep 2013
  • Prix facial : 6,20 €

  • Parution : n°48 de aoû/sep 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (224 x 291) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 107 Mo

  • Dans ce numéro : Lagoda Trophy, bienvenue en enfer.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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DEUXIÈME PARTIE DE MESSINA À CASTROREALE der Deuxième opus de notre dossier sicilien, ce nouveau road book ménage des points de vue féériques sur les trois mers (Méditerranée, Tyrrhénienne, Ionienne) et sur les iles Eoliennes. Sans difficulté notoire ce parcours, relativement cours en km, prend quand même une bonne journée du fait de l'état des pistes qui ne permettent pas d'avancer très vite. Et c'est tant mieux, car on préserve ainsi le plaisir des yeux dans une nature originelle qui a réussi à conserver toute son authenticité... TLC Mag 48 Le détroit de Messine Au départ de la présente étape, le détroit de Messine occupe une place importante. Tout d'abord par la beauté de ses paysages marins et par les panoramas époustouflants que l'on découvre à chaque tour de roue sur la piste qui monte vers les antennes. Mais son intérêt principal, en dehors de l'aspect stratégiquement commercial, réside dans ses spécificités physiques et géographiques qui l'ont fait rentrer dans la légende. Parcouru de courants violents et de tourbillons impressionnants, ce tout petit détroit sépare la péninsule italienne de la Sicile. Il relie la mer Ionienne au sud à la mer Tyrrhénienne au nord. Sa plus petite largeur est de 3,3 km. De nombreux bateaux y ont disparu corps et bien, donnant à l'endroit une réputation particulièrement sinistre, réputation qui donna suite à la légende de Charybde et Scylla. C'est dans le chant XII de son Odyssée qu'Homère situe la grotte de Scylla du côté italien et le gouffre de Charybde du côté sicilien. Dans la Mythologie grecque, Charybde et Scylla sont deux monstres marins qui se nourrissent des équipages inconscients ou malchanceux qui passent à proximité d'eux. La légende est à l'origine de l'expression « tomber de Cha- rybde en Scylla », qui signifie « aller de mal en pis ». Plus précisément Charybde symbolise le « tout ou rien », la mort pour tous ou la vie pour tous, selon un jeu de probabilité. Et Scylla incarne « la mort certaine » pour une partie de l'équipage, mais la vie pour les autres. Il s'agit d'un choix entre le sacrifice calculé ou l'avenir aléatoire de la vie de tous... Castroréale et la route des pèlerinages A Castroreale, la tradition du « Cristo Lungo » (Long Christ) est une des fêtes les plus populaires de la Sicile. La célébration dure trois jours, du 23 au 25 août. Le premier jour, les pèlerins montent le « Cristo Lungo » à l'église Mère, à Castroreale et le dernier jour, ils le redescendent à l'église de S. Agathe, en bord de mer. Le « Cristo Lungo » mesure 16 mètres de haut et pour le monter ils doivent le porter à plusieurs. Castroréale est un secteur très particulier marqué par le divin. Tout autour, dans les collines avoisinantes, on ne dénombre pas moins de 34 sites de pèlerinages dont plusieurs sont dédiés à la Vierge Marie, au Christ, mais aussi à une figure emblématique de la Sicile : Padre Pio.
Padra Pio, le dernier saint du 20m siècle... Personnage extraordinaire et figure de proue d'un Vatican qui est en train de bâtir autour de lui un véritable « culte parallèle », le Padre Pio mérite vraiment qu'on lui consacre un paragraphe spécial dans ce dossier sicilien. Dernier saint en date à une époque où l'Eglise perd chaque jour un peu plus de fidèles, Padre Pio, de son vrai nom Francesco Forgione, est né le 25 mai 1887 à Pietrelcina (province de Bénévent, en Campanie. Capucin et prêtre italien célèbre, il prit le nom de Pie (en italien Pio) en hommage au pape Pie V lorsqu'il rejoignit l'ordre des frères mineurs capucins. Il fut connu pour être l'un des rares hommes à qui l'on attribue des stigmates. Il a été canonisé par l'Église catholique romaine en 2002 sous le nom de Saint Pio de Pietrelcina. Plusieurs fois dans sa jeunesse, il dit avoir fait des rencontres stupéfiantes : une avec le Diable, une avec Dieu. Il est ordonné prêtre à la cathédrale de Bénévent le 10 août 1910 et nommé à Santa Maria degli Angeli de Pietrelcina. Dès 1911, il signale à son confesseur l'apparition depuis un an de signes rouges et de douleurs vives aux mains et aux pieds. Pendant ses messes, il sent la présence de la Sainte Vierge à ses côtés et il prétend même l'avoir vue. En 1917, il est appelé à la guerre en tant qu'infirmier mais il tombe malade et il doit regagner rapidement son monastère où, pendant une confession, un ange arrive et lui perce le côté avec une lance de feu. Et de fait, le Padre Pio manifeste réellement des symptômes faisant référence à la transverbération (transpercement du coeur par un dard spirituel avec saignement réel). A cela s'ajoutent divers stigmates (plaies du Christ sanguinolentes aux mains, aux pieds et au thorax) qu'il cherche à cacher avec des mitaines. Dans les premiers jours Padre Pio cherche à dissimuler ses plaies mais les femmes qui suivent sa direction spirituelle finissent par les apercevoir et ébruitent la nouvelle. Le 9 mai 1919, le premier journal Il Giornale d'Italia parle des « miracles » du Padre Pio. Le 25 mai 1919, une revue locale publie la nouvelle en intitulant « Le Saint de San Giovanni Rotondo ». Au mois de juin 1919, trois journaux dont II Mattino, principal journal de Naples, reprennent l'information en parlant des miracles qu'opère le thaumaturge Padre Pio. La notoriété, non voulue par Padre Pio et encore moins par ses supérieurs qui avaient imposé le silence aux frères du couvent, contribue à faire venir de plus en plus de monde auprès du monastère. Diverses sommités du monde médical et scientifiques viennent examiner les stigmates du Padre. Sans pouvoir déterminer l'origine artificielle ou surnaturelle de ces blessures, tous sont dans l'incapacité d'en déterminer l'origine. Une seule chose est sure. Il ne s'agit pas la d'automutilation. Il est dès lors très critiqué, non du fait de son état, mais à cause des débordements des fidèles. Il est aussi remis en cause par sa hiérarchie qui voit dans sa popularité une menace et une dérive, et l'oblige, le 23 mai 1931, à cesser toute activité publique. Cet interdit est levé en 1933, pour satis- faire la ferveur populaire qui lui prête de nombreux miracles. De 1944 aux années 60 il dirige l'hôpital qu'il a créé. C'est là qu'il recevra la visite du jeune père Karol Wojtyla, le futur pape Jean-Paul II auquel il prédit son élection à la papauté et l'attentat dont il serait victime en 1981 sur la place St-Pierre. À partir des années 1950 un immense scandale financier secoue le monde catholique italien. Des fonds ont été détournés pour des profits personnels et d'autres ont été placés à perte dans les magouilles du banquier Giuffré. Les Capucins, comme beaucoup d'autres, sont en faillite. Padre Pio n'est pas mis en cause dans cette affaire et il est ainsi relevé de ses voeux de pauvreté afin d'avoir toute liberté de gérer les fonds de ses fidèles pour son hôpital. Le 30 juillet 1960 un haut responsable du clergé vient lui rendre visite et constate une dévotion excessive amenant un véritable commerce d'objets touchant à sa personne, tels que des morceaux de tissus prétendument imbibés du sang de ses stigmates. Suite à cette visite, le Saint-Office entreprend de limiter les apparitions publiques du Padre Pio. En novembre 1961, le Supérieur de l'Ordre demande à Padre Pio de restituer les fonds des fidèles afin de renflouer les caisses - ce qu'il fit. Le 7 juillet 1968, le Padre Pio est victime d'une attaque. Le 22 septembre 1968, il célèbre la messe solennelle du cinquantenaire de ses stigmates. Le soir même il reçoit l'extrême onction et s'éteint quelques heures plus tard, à 2h30 le matin du 23 septembre 1968. Postérité et béatification Vingt millions de personnes ont assisté aux messes de Padre Pio. On lui prête des guérisons miraculeuses de paralysies, tuberculoses, fractures, broncho-pneumonies, méningites, cécités et cancers, dont il attribue toujours humblement l'action à Jésus ou Marie. Par ailleurs, de nombreuses personnes déclarent s'être converties à la suite d'une rencontre avec lui. Il a fait l'objet de deux investigations officielles conduites par les autorités du Saint-Siège dès le 20 mars 1983. Ces dernières conclurent à l'authenticité de certains miracles en 1990, après avoir rassemblé 73 témoignages en 104 volumes. Suite à l'avis favorable donné le 13 juin 1997 par la Congrégation pour la cause des saints, le Padre Pio est déclaré bienheureux le 2 mai 1999 au Vatican, en présence de plus de 200000 personnes par le pape Jean-Paul II. Le 16 juin 2002, ce dernier le canonise sous le nom de sanctus Pius de Pietrelcina tout en ouvrant une procédure de reconnaissance officielle par l'Église en s'appuyant sur des escarres détachés de ses stigmates lorsqu'il était toujours en vie. Sa tombe est ainsi devenue un haut lieu de pèlerinage. Le 3 mars 2008, pour le 40e anniversaire de sa mort, le Vatican a fait procéder à l'exhumation du corps du Padre Pio. Celui-ci a été déclaré en bon état de conservation générale, ses mains étant notamment dans un excellent état de conservation. A l'heure actuelle, des scientifiques travaillent à sa reconstruction post-mortem. A noter, au passage, que ses stigmates ont mystérieusement disparu... TLC Mag 46



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