TLC Mag n°45 fév/mar 2013
TLC Mag n°45 fév/mar 2013
  • Prix facial : 6,20 €

  • Parution : n°45 de fév/mar 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Régi'Arm

  • Format : (224 x 291) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 114 Mo

  • Dans ce numéro : KZJ73, l'étoile de Marrakech.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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DE PIERRE ET DE SABLE TUNISIE QUATRIÈME PARTIE DE CHEBIKA À DOUZ Quatrième opus de notre dossier sur la Tunisie, l'étape Douzl Ksar Ghilane vous conduira des « portes du désert » jusqu'à l'une des plus célèbres palmeraies du sud tunisien. Située à l'orée du grand Erg Oriental, Ksar Ghilane est alimentée par une source d'eau chaude dans laquelle on peut se baigner. Un excellent moment de détente après une étape « spécial sable » sur laquelle le GPS jouera un rôle majeur... Ksar Ghilane Une origine controversée On associe communément le nom de « Ksar Ghilane » au petit fort romain qui se situe à 4 km de la palmeraie. Sachant qu'en arabe « Ksar » signifie « château » ou « fort », il est facile de faire la corrélation entre le nom du site et la fameuse redoute. Certaines sources font état d'une toute autre histoire : il paraitrait qu'autrefois, la palmeraie de Ksar Ghilane n'existait pas. Il n'y avait que du sable, de la poussière, des cailloux et des scorpions esseulés qui trairaient leur ennui au milieu des dunes millénaires, Puis un jour, il y a une cinquantaine d'année, une compagnie pétrolière s'en est venu dans le secteur pour y chercher du pétrole. En fait de pétrole, c'est de l'eau potable qui jaillit du désert, donnant ainsi naissance à tout un écosystème qui deviendrait plus tard l'actuelle palmeraie. Suite à cela, un berger du nom de Ghilane serait venu s'installer là en plein désert pour voir pousser les pierres et élever ses chèvres. Difficile de savoir vraiment où est la vérité. Quoi qu'il en soit, il semblerait quand même qu'il y ait eu de l'eau dans le secteur bien avant le passage des prospecteurs de pétrole. Déjà en 1930, d'anciens textes parlaient d'une source sous le nom d'Oglet el-Hagneuf. En réfléchissant bien, on peut difficilement imaginer une présence humaine sédentaire dans un lieu si reculé s'il n'y a pas d'eau. Il n'empêche que le fort romain est là depuis l'aube des temps. Construit sous le règne de l'empereur Commode en 180 avant J.C., le fortin de Tisavar faisait partie d'une des nombreuses fortifications qui s'éche- lonnaient tout au long du Limes (frontière fortifiée destinée à protéger les colonies romaines des nombreuses tribus « barbares » qui occupaient le désert profond). Ce fort était l'avant dernier situé dans le sud. Le dernier se trouvait en Libye, dans l'oasis de Cydamus qui s'appelle aujourd'hui Ghadames. Bien plus tard, à l'époque du Protectorat, les français avaient reconstruit le fort pour en faire un bagne comme à Tataouine. Par la suite, les mêmes français ont favorisé le développement d'une palmeraie tout autour de la source principale dans le cadre d'un plan permettant aux tribus nomades de trouver des moyens d'autosuffisance alimentaire. Cette politique sera poursuivie longtemps après l'indépendance sous le mandat du président Bourguiba. Ksar Ghilane aujourd'hui Autrefois, Ksar Ghilane était assez difficile d'accès : elle était uniquement reliée par des pistes caillouteuses ou des zones ensablées que seuls pouvaient emprunter les véhicules tout terrain ou les dromadaires. Aujourd'hui, le goudron arrive jusqu'au portes de l'oasis et cette dernière a perdu beaucoup de son authenticité. Elle sert de refuge à une cinquantaine de familles de nomades vivant de l'exploitation du palmier-dattier, de l'élevage des chèvres et des moutons et d'une activité touristique de plus en plus importante. En effet, l'oasis est le point de départ de promenades à dos de dromadaires sur les dunes avoisinantes tout en bénéficiant de la fraîcheur relative de l'oasis et du confort de la baignade dans la source d'eau chaude. Le village est constitué de quelques maisons en dur,
offertes aux habitants par le gouvernement tunisien. Comme il n'y a pas de réseau électrique, chaque maison dispose d'une plaque photovoltaïque pour l'éclairage. Ksar Ghilane pendant la Seconde Guerre Mondiale À un kilomètre à l'est est érigée une stèle, la « colonne Leclerc », qui témoigne du passage de son armée en 1943 lors de la bataille de Ksar Ghilane. Elle porte l'inscription suivante : « Ici, du 23 février au 10 mars 1943, le Général Leclerc et la ForceL, venus du Tchad, ont soutenu victorieusement l'assaut des forces ennemies, leur infligeant des pertes sévères. ». Cette stèle fait référence à une bataille qui a opposé les alliés aux troupes de l'Afrika Korps. La bataille de Ksar Ghilane est l'un des nombreux épisodes oubliés de la campagne de Tunisie. Le 10 mars 1943, les blindés allemands des 15e et 21e panzer divisions se lancent à l'assaut du secteur de Ksar Ghilane défendu par les troupes françaises du Général Leclerc. Malgré l'appui aérien d'une compagnie de stukas (bombardiers en piqué) et le pilonnement incessant des tubes de 88 assisté d'une kyrielle de blindés, les allemands n'arriveront pas à écraser les français. Ces derniers vont résister vaillamment et vont même remporter une étonnante victoire défensive en fixant leurs ennemis de telle sorte qu'ils ne peuvent pas intervenir sur la concentration de troupes néo-zélandaises qui s'apprêtent à attaquer la ligne Mareth. Si la redoute romaine n'a pas vraiment été endommagée par les bombes allemandes, la palmeraie par contre a été rasée en grande partie. Avec le temps, la nature a repris ses droits, mais pendant longtemps les gens du pays se sont retrouvés sans ressources et au bord de la famine... Le tigre de Ksar Ghilane En décembre 1942, la première compagnie de la 501e Schwere Panzer Abteilung fut envoyée en Afrique, plus spécialement en Tunisie, où la situation de l'armée allemande était désespérée. Les Tigres se firent remarquer par leur puissance de feu, la résistance de leur blindage, et l'efficience de leurs équipages. Néanmoins, ils n'évitèrent pas la reddition des armées de Rommel. Le Tigre fut pourtant un excellent combattant. Ses points forts tenaient à son blindage, épais et très résistant (même s'il ne déviait pas les coups), et son canon de 88, capable d'anéantir un char ennemi à 1500m. Le blindage à 90° du Tigre fut vite compensé par une trouvaille des tankistes allemands : ils utilisaient des irrégularités du terrain (bosses ou crevasses) pour pencher leur véhicule, de façon à avoir un blindage incliné lors de l'impact des obus ennemis. Le Tigre avait une très grande incidence sur le moral des soldats, alliés ou allemands : les Allemands se sentaient en sécurité en compagnie d'un Tiger, alors que les Alliés le redoutaient plus que tout, et finirent par voir des Tiger à la place de n'importe quel char allemand ! Pour éviter de démoraliser les troupes, le Général Montgomery empêcha la publication de certains rapports où le Tigre apparaissait comme trop victorieux. Il faut dire que sa démarche peut être compréhensible : certains de ces mastodontes arrivaient à détruire parfois plus de 15 chars ennemis avant de rentre au bercail, sans dommage mais les soutes vides ! Les Alliés occidentaux étaient en effet très désavantagés face aux Tigres, car ils ne disposaient pas de chars lourds capables de leur faire face, et leurs Sherman (fer de lance de l'arme blindée anglaise et US), étaient bien trop faiblement armés pour le combattre. Lorsqu'un groupe de Sherman rencontrait un Tigre, il devait normalement appeler un chasseur de chars (M 10, M7) et se replier en attendant. Cependant cette tactique était trop coûteuse en temps, et les chasseurs de chars n'étaient pas toujours disponibles. Les tankistes américains décidèrent alors d'attaquer les Tiger par groupes de 5 Sherman : Deux d'entre eux pilonnent l'adversaire pendant que les trois autres s'en approchent pour lui tirer dans les flancs ou dans l'arrière. Cette technique se révéla assez efficace, mais dans l'armée courait une rumeur que sur 5 Sherman engagés pour détruire un Tigre, seul un revenait à la base... TLC Mag 45



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