The Red Bulletin n°2020-03 mars
The Red Bulletin n°2020-03 mars
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-03 de mars

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Red Bull Media House GmbH

  • Format : (223 x 296) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 18,3 Mo

  • Dans ce numéro : Franck Gastambide, validé par les pilliers du game, il lance la première série consacrée au rap français.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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VICTOR DAVIET Un bon rider est un rider vivant Fort de cette devise, le champion de snowboard veut sensibiliser pros et amateurs sur les imprévus de la montagne. Le b.a.-ba, tout bon snowboardeur qui pratique le hors-piste le connaît  : rider 20% en deçà de ses capacités, toujours écouter sa peur et suivre son intuition. Mais sait-il comment bien réagir face à une avalanche ? C’est de ce constat tiré de sa propre expérience qu’est partie l’initiative de Victor Daviet, 29 ans. Avec la création des Safety Shred Days à la station d’Arêches-Beaufort (Savoie) début janvier, il propose une formation à la prévention et au secours en montagne adaptée à une cible jeune de freeriders à un prix abordable (un forfait formation et nourriture pour 35  € par jour). Il veut faire de ce rassemblement un incontournable annuel pour bien commencer la saison et montrer le bon exemple. the red bulletin  : Faire du freeride en soi, c’est déjà courir des risques… victor daviet  : Justement, comme on est responsables de ce mouvement hors-piste, on se doit de proposer une formation. Je me disais qu’il allait y avoir des accidents autour de moi. Les athlètes, les médias ou les marques communiquent tellement sur le hors-piste, les belles images, la poudreuse… Depuis quelques années, mon souci c’est donc de dire  : « On fait du hors-piste, mais on le fait avec du bon matos, et on est formé pour utiliser ce matériel. » Quel a été le déclic de cet événement ? J’ai survécu à deux avalanches. La première, c’etait en Alaska, j’avais 24 ans. On était en tournage, je réalisais un rêve… L’Alaska, c’est la Mecque des freeriders. À ma première descente, j’entendais la neige se fissurer. On n’était pas loin de la catastrophe. J’ai passé plusieurs fois la tête sous la neige, par chance, quand l’avalanche s’est arrêtée, je n’avais de la neige « que » jusqu’aux épaules. Je pouvais respirer. Rebelotte en 2016, en Alaska toujours. Elle était moins grosse cette fois, mais aussi traumatisante. Et une troisième fois, c’est un pote qui a été pris dans une avalanche. Quand on l’a retrouvé au bout de cinq minutes, avec hélico et tout, il était violet. C’est là que je me suis dit  : « Il y en a assez des avalanches, je veux que tout le monde soit formé. » Tout le monde, aussi bien les équipes de tournage que les riders, pros et amateurs… Exactement. Le caméraman ou le pratiquant urbain qui va faire du snowboard deux semaines par an. J’ai surtout pensé à mes amis qui ne sont pas pros, et qui pratiquent le hors-piste tous les week-ends  : soit ils n’ont pas le bon matériel, soit ils ne savent pas s’en servir. La formation aux secours en montagne, ce n’est pas à faire une seule fois dans sa vie, mais une fois par an, pour progresser et se remémorer les bons gestes et acquérir de nouvelles connaissances pour sauver un ami. Le bon matériel, c’est quoi ? Un DVA, détecteur de victimes en avalanche, une pelle, une sonde, le tout dans un sac à dos airbag. Quels sont les réflexes à avoir ? C’est ce qu’on apprend pendant la partie théorique. Avant de sortir en hors-piste, il faut  : avoir le bon matos, être formé, et se renseigner sur les conditions d’enneigement et de vent avec l’appli bulletin risque et avalanche de Météo France ; et aussi connaître son itinéraire et le groupe avec lequel on part. Une sortie en hors-piste, ça se prépare ! On teste son matériel. Et une fois dehors, il faut lire le terrain, détecter les signaux positifs ou négatifs  : l’état de la neige, la force du vent, etc. Des exemples d’erreurs à ne pas faire après une avalanche, au moment des recherches ? Quand on a un avalanché sous la neige, il faut veiller à mettre son détecteur en mode « recherche ». Ainsi, seul l’avalanché aura son détecteur en mode « émission ». D’où l’intérêt d’être formé, pour apprendre ça. Car quand tu sais que quelqu’un est sous la neige, potentiellement mort, émotionnellement, c’est dur, tu ne sais pas comment tu peux réagir. Il faut être préparé, avoir des automatismes  : « Je prends le lead. Toi, tu vas appeler les secours, le 112 ; tu connais notre position (en hors-piste, il est impératif de connaître sa position exacte, point GPS ou carte) ; on va organiser les secours  : on se met en rang, on cherche, on sonde de telle manière… » Lors de vos deux « mauvaises » expériences, qu’est-ce qui aurait pu être évité ? C’était des shootings pro, on devait rapporter des images. On n’a pas fait assez attention aux signaux négatifs. On aurait dû attendre un peu avant de se lancer dans cette pente, car la couche de neige fraîche qui venait de se déposer n’était pas encore consolidée au manteau neigeux de base. Ce qui fait que c’est toute la couche de surface qui est partie. Et qui avait été apportée sur cette face par le vent. Diriez-vous que la montagne est dangereuse ? La montagne est imprévisible. Elle cache des risques. Il faut savoir la décrypter. victordaviet.com 16 THE RED BULLETIN JULIEN PERLY CHRISTINE VITEL
« Tout le monde doit être responsable de sa pratique, avoir le bon matériel, et être formé. » THE RED BULLETIN 17



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