The Red Bulletin n°2020-01 janvier
The Red Bulletin n°2020-01 janvier
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-01 de janvier

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Red Bull Media House GmbH

  • Format : (221 x 295) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 21,7 Mo

  • Dans ce numéro : Ben Lecompte a nagé 555 km dans un océan de plastique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Mathieu Rochet sur le tournage de Hell Train à New York en 2015 (en haut). Sur le tournage de Lost in Traplanta avec Kody Kim, une Oldsmobile Cutlass, et Masta Ace qui joue le Rap God (en bas à gauche). Avec Dr. Dax, légende américaine du graffiti et membre du crew de OutKast, la Dungeon Family (en bas à droite). 60 THE RED BULLETIN
En mode nouvelle vague Série la plus vue à l’international dans l’histoire d’Arte, New York Minute transforme l’essai de Gasface du papier à l’écran. Le programme suit des personnalités de chaque borough et transcrit leur rapport à la ville, de l’artiste Futura 2000 au rappeur Joell Ortiz en passant par les enfants-soldats de Sierra Leone recrutés par des gangs. Sans technique mais avec beaucoup d’idées et de contacts, ils réussissent leur pari. « On nous a filé les clés d’un camion à 200 000 balles et on a tourné ça en mode nouvelle vague, sans aucune supervision, à cinq dans un van. Comme c’était le début d’un truc, on avait les mêmes chances que les autres. » Dans la foulée, ils produisent la version 52 minutes pour la télé. Jamais là où on les attend, ils tournent ensuite Lookin4Galt en partenariat avec Dailymotion, un documentaire sur le musicien canadien Galt MacDermot, auteur de la comédie musicale Hair et musicien autant samplé par le rap que James Brown. Le duo, toujours en mode commando, met en scène une fausse quête qui constitue le récit ; l’expérience se révèle fructueuse. Sorti en 2013, le film est accompagné de deux séries pour le promouvoir, Think Big et All That Jazz. Toujours plus loin dans la fiction, le duo signe une ultime fois pour Arte un format court nommé Hell Train, et diffusé en 2015. Cette adaptation de L’Enfer de Dante dans le gangsta rap new-yorkais malmène encore une fois le genre, pour son bien. On y évolue parmi des figures maléfiques (Azie Faison, roi de la coke dans les 80’s, ou Chaz Williams, ex-braqueur et imprésario de 50 Cent) dans une atmosphère oppressante et irréaliste. Boulot le plus abouti du duo, Mathieu et Nicolas partiront pourtant chacun de leur côté après cette dernière aventure. Lost in Traplanta Sur sa dernière prod pour Arte, Mathieu s’est à nouveau servi de ses obsessions (la reformation d’OutKast, groupe qui a révélé Atlanta) et a imaginé une chasse au « La trap, en termes de sonorité tu ne peux pas faire mieux, c’est la fin du chemin. » Larry (Kody Kim) vient de se faire larguer et tente d’oublier son chagrin dans les rues d’Atlanta. duo au sein de la nouvelle capitale du rap. Pour jouer « le Français à Atlanta », il a choisi un Belge, Kody Kim, humoriste déjà réputé dans son pays dont le rôle semblait taillé pour lui. Mais ce n’était pas gagné. « J’ai mis un an à le trouver, au début je ne voulais pas faire de casting, j’allais juste voir des trucs de stand-up. Je cherchais quelqu’un de marrant, physiquement, quelqu’un qui savait bien parler anglais et qui savait écouter les autres aussi. Puis j’ai découvert Kody dans l’émission Le Grand Cactus, il imitait JCVD, Depardieu, KarlLagerfeld avec un aplombincroyable. Je suis alors allé à Bruxelles pour le rencontrer. Avant ça, j’ai même casté Monsieur Fraize. On a tellement rigolé que je n’arrivais plus à le filmer. Et puis à un moment, je me suis dit qu’on allait se faire tuer si on continuait avec lui. » Dans ces dix épisodes de huit minutes, vous ne verrez pas les rappeurs Gucci Mane et Future exhiber leurs bijoux, mais vous pénétrerez dans les dessous de leur monde ; avec DJ Toomp, producteur du premier album du genre (Trap Muzik de T.I.), Debra Antney (manager et mère de Waka Flocka Flame), les danseuses de Magic City ou encore John Roberts (batteur de Janet Jackson). Kody zone, joue de hasard en hasard, passe de l’armurerie au barbier, du strip club à l’université, et rencontre sur sa route toute une galaxie de personnages qui ont façonné cette ville, musicalement et spirituellement. Pour ceux qui se posent la question  : oui, la série a été écrite avant que ne sorte la saison 1 d’Atlanta de Donald Glover. Ce qui n’empêche pas les deux de partager la même légèreté et spontanéité rafraîchissantes. Tourné en deux semaines, la mini-série a été une fois de plus l’occasion pour Mathieu de partager des moments uniques (l’hospitalité du sud est à mille lieues du stress new-yorkais) et de voir la trap d’un tout autre œil. N’en déplaise aux puristes, sa série en est le meilleur avocat. « En termes de sonorité tu ne peux pas faire mieux, c’est la fin du chemin. C’est marrant, ce qui fait que le rap d’Atlanta marche très bien, c’est ce qui a fait que le rap a très bien marché au début et a plu à beaucoup de gens, avec Planet Rock d’Afrika Bambaataa par exemple. C’est pratiquement la forme la plus pure de rap. » Conçu pour durer Lost in Traplanta, qui devait clore un chapitre pour l’ancien Gasface, se présente comme un nouveau tremplin pour lui – la série (à voir sur arte.tv) a déjà remporté quatre prix dans des festivals (à Munich encore dernièrement). Il pense déjà à des suites, à Los Angeles ou en Jamaïque. Mais surtout, il continue de jongler avec différents supports. En effet, cela ne surprendra personne, Mathieu Rochet vient de finir l’écriture de son premier longmétrage de fiction, Jacques Martien, l’homme le plus dangereux du monde. L’histoire ? Un prof d’auto-école lyonnais est accusé d’avoir tué un prix Nobel et doit retrouver le vrai assassin pour empêcher la première guerre mondiale d’éclater. L’intention est claire  : redonner ses lettres de noblesse à la comédie qui réfléchit. Quoi d’autre ? Une sitcom sur un rappeur has-been qui se fait virer de son label alors qu’il est en vacances, et se retrouve placardisé à l’étage des community managers à son retour. Ses influences puisent autant dans l’absurde d’un Boots Riley (Sorry to Bother You), la satire de la série 30 Rock ou les sitcoms des années 80 comme Cheers et Taxi. Et ce n’est pas fini. Pour se remettre d’un documentaire sur David Ginola qui n’a jamais pu voir le jour (dans lequel il analysait le destin du joueur devenu la bête noire du foot français), Mathieu a signé Un Prophète en survet, un portrait de la France des 90’s par le prisme du basket, via la star du streetball Moustapha Sonko. Comme La Cliqua, le fameux groupe de rap parisien de la même époque, Mathieu Rochet est conçu pour durer. THE RED BULLETIN 61



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