The Red Bulletin n°2019-12 décembre
The Red Bulletin n°2019-12 décembre
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-12 de décembre

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Red Bull Media House GmbH

  • Format : (221 x 295) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 20,3 Mo

  • Dans ce numéro : red bull illume, le concours photo plus puissant que votre imagination.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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« On ne peut pas comparer MsDossary, le meilleur joueur de FIFA au monde, à Lionel Messi, admet Matt Huxley, ancien joueur professionnel de Counter-Strike et manager esport de Gfinity, aujourd’hui chargé de cours au Digital Institute de l’Université du Staffordshire à Londres. L’un utilise une manette, l’autre donne des coups de pied dans le ballon. L’avantage des championnats de course, c’est qu’ils simulent le comportement d’un pilote professionnel. » C’est pourquoi une grande partie des pilotes du monde virtuel s’adonnent aussi au karting. Même si Blakeley a dû abandonner cette discipline en raison de l’escalade incontrôlable de ses coûts, il attribue son succès dans l’esport à son expérience sur piste. « Cela m’a indéniablement aidé », dit-il, évoquant deux de ses avantages par rapport à ceux qui n’ont pas l’expérience du terrain, et ne connaissent ni les engins de course en général ni la façon de conduire sur piste humide. « Le lien entre les courses sim et la réalité est incontestable. D’ailleurs, c’est bien simple  : toutes les écuries de F1 utilisent des simulateurs. » Le succès chevillé Isaac Price avait quinze ans quand il a subi son accident. Coureur de kart de niveau national, le Britannique passait ses vacances d’été à parcourir le pays pour participer à des compétitions. Puis, un jour, au cours d’un tour d’essai, la colonne de direction de son kart s’est brisée, l’accélérateur s’est bloqué et Isaac s’est retrouvé catapulté contre un mur. « Il m’a fallu dix à quinze minutes pour me dépêtrer, parce que ma cheville s’était enroulée sur le ressort du frein, se souvient-il. J’ai été transporté à l’hôpital en hélico et ils ont mis quelques heures à me remettre sur pied. » Pendant sa convalescence (cheville cassée), Price a occupé son temps libre en participant à des courses en ligne sur le jeu Live for Speed sur PC. C’était il y a dix ans, et après avoir participé à des compétitions de haut niveau en simulation de sport automobile iRacing et remporté le championnat du monde virtuel de GT en 2017, Price est passé à temps complet, subsistant grâce à un emploi dans la saisie de données et aux gains qu’il pouvait tirer de ses victoires en ligne. La F1 Esports Pro Series a été lancée la même année  : un moment décisif pour Price. Après avoir atteint la finale de la compétition World’s Fastest Gamer de « Toutes les écuries de F1 utilisent un simulateur. » Pour l’Écossais Lucas Blakeley, 18 ans, la F1 Esports Pro Series a transformé un passe-temps après l’école en une véritable carrière. McLaren en 2017, puis une participation manquée au Pro Draft l’année suivante, Price a participé à d’autres épreuves pour Williams Esports, et s’est mérité une place dans la formation F1 Esports. « J’ai montré ce que je pouvais faire et je m’inscrivais dans la dynamique qu’ils avaient déjà, de sorte que c’était tout à fait logique, dit-il après avoir été sélectionné. En tant qu’équipe, je pense que nous pouvons être confiants, nous avons le potentiel pour réussir. » Une amitié rapide Floris Wijers, des Pays-Bas, n’a aucune expérience dans le sport automobile, mais il a commencé à jouer aux jeux de course dès l’âge de quatre ans. Wijers a acheté son premier volant en 2017 et, comme Blakeley, il n’est pas parvenu à être repêché par une équipe de F1 Esports l’année suivante, mais les deux sont rapidement devenus amis et ont passé les douze mois suivants à courir ensemble en guise de préparation pour le Pro Draft qui a eu lieu en juillet 2018. Parvenant à un équilibre entre l’esport et l’université ainsi qu’un stage dans la diffusion de contenus vidéo, Wijers, vingt 64 THE RED BULLETIN
ans, consacre entre quatre et huit heures par jour à la simulation de course chez lui, à Soest, près d’Utrecht. « Je n’ai pas besoin de beaucoup de sommeil, alors je m’entraîne jusqu’à minuit ou une heure du matin », dit-il. Après avoir bien assuré dans les épreuves de qualifications, battant le premier choix au repêchage, David « Tonzilla » Tonizza, dans sa ronde de qualification, Wijers a été repêché par Haas. Au début de la saison, Blakeley et lui seront rivaux et non pas coéquipiers. Conduire, un jour Le jour des Pro Series 1, Blakeley ne se trouve pas là où vous l’attendez. Chaque épreuve se compose de trois courses et il n’a été retenu pour aucune d’entre elles par son équipe. « On me l’a dit il y a quelques jours, révèle-t-il en regardant ses coéquipiers s’entraîner depuis les fauteuils de cinéma du Gfinity Arena. Évidemment, en tant que pilote, c’est un coup dur  : si tu n’es pas déçu à l’idée de ne pas courir, c’est que tu ne le fais pas bien. Mais j’accepte la décision, et je sais que je conduirai un jour. J’aurai ma chance. » Chez Williams Esports, Price reçoit le feu vert pour les deux premières courses, mais son coéquipier, le Finlandais Tino Naukkarinen, 19 ans, prendra la relève pour l’épreuve retransmise ce soir-là  : treize tours du circuit urbain de Bakou. Cela permet à Naukkarinen de se concentrer sur un seul circuit. Price n’arrive qu’en 17 e position sur le circuit de Bahreïn et 14 e en Chine, attribuant son Vue en plongée sur les pilotes virtuels dans leur cockpit, en chaussettes. Max Verstappen ne se laisserait pas surprendre dans pareille tenue. Pierre Gasly, pilote de F1 dans la vraie vie, participe ce jour-là à la course virtuelle. manque de points à une mauvaise performance lors des qualifications, un manque de confiance en son simulateur et à la malchance – mais il ne se sent pas loin derrière. « Il y a des pilotes qui ne sont pas présents parce qu’ils n’ont pas été meilleurs que les autres pilotes de leur équipe, donc en ce sens, c’est un exploit, explique-t-il. La saison dernière, je participais à des championnats en ligne et j’étais en compétition avec les gars qui gagnent des courses ici, donc il n’y a aucune raison que je ne puisse pas gagner à mon tour. » Contrairement à Price et à Blakeley, Wijers participe aux trois courses de la Pro Series 1. Mais après de solides performances à Bahreïn et en Chine, où il a respectivement terminé neuvième et septième, le Néerlandais déçoit à Bakou. Alors que Naukkarinen et Frederik Rasmussen de Red Bull Racing tentent d’empêcher l’Italien Tonzilla de remporter sa troisième course de la journée, Wijers lutte pour se familiariser avec ses pneus medium et se bat en queue du peloton avec le coéquipier de Blakeley chez SportPesa Racing Point, Daniele Haddad. C’est au sixième tour que Wijers juge mal le virage 15, sa collision avec le mur l’obligeant à faire un arrêt imprévu au stand qui lui coûte cher  : il finit finalement 18e. Une fin décevante pour le pilote hollandais de la Pro Series 1. « J’étais satisfait de mes résultats antérieurs, mais j’aurais pu terminer sixième, voire cinquième en Chine, dit-il. Espérons que c’est la seule mauvaise course que nous aurons. » À Bakou, Rasmussen s’empare du drapeau à damier pour Red Bull Racing, avec Naukkarinen à trois secondes derrière lui. La Ferrari de Tonizza croise la ligne d’arrivée au coude à coude avec Álvaro Carretón de Williams Esports, avant de se voir attribuer la troisième place après que le pilote espagnol a reçu une pénalité de cinq secondes pour excès de vitesse dans le couloir de changement. Le rêve… de la réalité À neuf courses de la fin, dont la grande finale du 4 décembre, Blakeley, Price et Wijers auront tous de nombreuses occasions d’oublier leur déception (sans oublier la première édition chinoise de la F1 Esports Pro Series qui aura lieu l’année prochaine). Pour certains de ces pilotes, il s’agit peut-être du premier pas vers une carrière dans le sport automobile. Trois membres de l’alignement actuel – Brendon Leigh, Enzo Bonito de McLaren Shadow et Cem Bölükbaşi de Toro Rosso – se sont vu remettre les clés de véritables voitures de course à la suite de leurs exploits esport. L’actuel pilote de Formule 1 de Toro Rosso, Pierre Gasly, qui participe à la course virtuelle ce jour-là, admet qu’il joue à des jeux de F1 entre les courses pour se mettre au rythme du circuit suivant inscrit au calendrier. « L’un de mes amis, JannMardenborough, qui a participé au programme Gran Turismo (GT Academy) avec Nissan, a participé au Mans, raconte le Français. Il est manifestement possible de passer du jeu à la réalité, mais il faut beaucoup d’entraînement pour maîtriser la conduite d’une véritable voiture. » Passer du virtuel au monde réel des courses auto, cela reste un rêve concret pour nombre de pilotes. « Les courses sim sont fantastiques, ne vous méprenez pas, dit Blakeley. Mais si la possibilité de passer du sport à la réalité s’offrait à moi, je n’hésiterais pas une seconde. » La finale de la F1 Esports Pro Series le 4 décembre en direct sur Facebook, YouTube et Twitch ; f1esports.com THE RED BULLETIN 65



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