The Red Bulletin n°2019-06 juin 2019
The Red Bulletin n°2019-06 juin 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-06 de juin 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Red Bull Media House GmbH

  • Format : (221 x 295) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 19,1 Mo

  • Dans ce numéro : Diablo, le danseur venu d'ailleurs.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Le coup d’envoi de la 30 e saison de Dyckman aura lieu en juin. d’elles, certains soirs, un conducteur du métro de la ligne 1 qui passe au-dessus du terrain s’attardait à la station Dyckman Street pour pouvoir mater le match en cours, puis repartait dans la nuit après un coup d’avertisseur, comme une dédicace aux joueurs. On ne sait jamais qui viendra. C’est la première chose à savoir au sujet des matches à Dyckman. En 2011, quand le milliardaire Mark Cuban, propriétaire des Mavericks de Dallas, vient en spectateur (ce qui n’a pas manqué de provoquer des remous dans la foule), personne ne prend la peine de prévenir Sharon Bond, la vice-présidente marketing de Dyckman. Pareil pour l’apparition du boxeur Floyd Mayweather l’été dernier. Idem avec les mégastars comme Kevin Durant, qui a participé à un match en 2011 et est revenu en spectateur en 2016 et en 2018. « On ne sait jamais qui va venir, insiste Bond. Il faut juste être là. Nous étions viraux avant que le mot « viral » n’existe. » La deuxième chose, c’est que personne autour de Dyckman ne se soucie de savoir quel VIP pourrait se présenter un soir de match. Ils iront au parc de toute façon. « Ceux qui rendent cela réellement, concrètement possible, ce sont les membres de la communauté, développe Bond. Ils viennent tous les jours, ils apportent leur énergie, c’est comme un ciment qui nous tient. Les joueurs de NBA et les rappeurs se réunissent ici à cause de cette énergie. » Lorsqu’il passe dans le coin, la saison terminée, Stevens est ravi de constater que personne n’a vandalisé le terrain, les gradins ni les lumières comme dans les années 80. Pour les enfants qui grandissent dans le quartier aujourd’hui, ce serait comme souiller les murs de leur propre chambre. « Si vous vivez à Washington Heights ou à Inwood, c’est un tournoi auquel vous aspirez, explique Garcia. Les enfants du coin ne rêvent pas de devenir assez bons pour jouer en NBA, ils rêvent de devenir assez bons pour jouer à Dyckman. » Et pour ceux qui ne possèdent pas les compétences de l’élite, il existe d’autres points d’entrée. Chaque été, quelque 125 jeunes obtiennent un emploi d’été rémunéré auprès de la ligue en collaboration avec un programme municipal. D’autres jeunes s’impliquent de différentes façons, certains en participant au programme d’entraînement tout au long de l’année. Tout cela est l’une des réalisations dont Stevens est le plus fier en tant que directeur exécutif des opérations de Dyckman Basketball. « L’inspiration que nous procurent les visages de ces enfants, sachant qu’ils n’ont nulle part où aller – ils sont là tous les étés – est inestimable », souligne-t-il. 62 THE RED BULLETIN
Ce qui est remarquable quand on s’y intéresse, c’est le nombre de personnes impliquées à Dyckman. Les familles du quartier dont les enfants participent aux matches travaillent aussi à subvenir à leurs propres besoins en vendant des saucisses, des chiche-kebabs et des boissons sur des stands tout autour du terrain. Côté spectateurs, les habitués ont des sièges assignés de facto, de sorte que les nouveaux arrivants qui tentent de s’y incruster se font refouler vers l’arrière. Lors des plus grosses soirées, la foule déborde sur le terrain... Si vous visitez le Monsignor Kett Playgound à l’heure du déjeuner n’importe quel jour de l’été, vous n’y verrez rien de plus que des paniers et des sièges vides, quelques enfants et un ballon. L’endroit semble plus propre et plus pimpant que la plupart des autres terrains de jeu municipaux, mais sinon c’est exactement comme à l’époque où Kenny Kevin Durant, qui a joué un match à Dyckman en 2011, y a fait une visite surprise l’été dernier. « Les gosses d’ici ne rêvent pas de devenir assez bons pour jouer en NBA. Ils rêvent de devenir assez bons pour jouer à Dyckman. » Stevens, Omar Booth et Michael Jenkins se retrouvaient pour s’affronter sur ces mètres carrés qui allaient devenir la place forte du basket new-yorkais. Vers 16 heures, à Dyckman, l’atmosphère change. On lance les préparatifs et soudainement, il y a de l’électricité dans l’air. « Vous détournez votre attention, dit Bond, et tout cela se produit en quelques secondes. » À 18 heures, alors que la chaleur poisseuse perd un peu de sa vigueur et que les ombres s’allongent, les 1 600 places assises se remplissent, la plupart par des gens du quartier. Un DJ pousse la musique et les speakers prennent leurs micros. Les équipes se rassemblent pour un entre-deux sur le terrain central ; la soirée est lancée. Cette transformation est surprenante, sauf pour quiconque a vécu autour de Dyckman et la voit se reproduire systématiquement à chaque fin de journée, l’été, depuis trente ans. Ceux qui ont assisté au tout premier tournoi organisé à la hâte ont encore du mal à assimiler le fait que Dyckman soit maintenant devenu « The » Dyckman. Sauf que, au fond, ce qui se passe maintenant au Monsignor Kett Playground est exactement comme lorsque les trois amis ont débuté  : le même terrain, la même communauté et le même jeu, mis en valeur dans toute sa grâce et sa force, sa férocité et sa beauté. Pour Stevens, qui est toujours un bon ami de Booth et de Jenkins, et qui entraîne maintenant les fils des joueurs de playground qu’il a entraînés quand il était plus jeune, Dyckman reflète la vie elle-même. Vous pouvez gagner en âge et devenir plus sage, mais vous n’avez pas besoin de grandir totalement, parce que vous avez toujours le jeu. « Beaucoup de choses se sont passées depuis, articule Stevens dans un rire léger. Je ne réalise même pas que cela fait trente ans, parce que j’ai l’impression que c’était encore hier. » L’édition 2019 du tournoi de Dyckman se tiendra à New York et aura lieu sept jours sur sept, pendant dix semaines, de juin à août. dyckmanbasketball.com THE RED BULLETIN 63



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