The Red Bulletin n°2019-04 avril 2019
The Red Bulletin n°2019-04 avril 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-04 de avril 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Red Bull Media House GmbH

  • Format : (221 x 295) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 20,4 Mo

  • Dans ce numéro : dans la Cage Academy.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 74 - 75  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
74 75
« La plus belle des expéditions, c’est celle qui se passe en notre for intérieur. » Sarah Marquis  : quelques chiffres C’est le premier pas qui compte. 70 C’est l’amplitude des températures (de − 35 °C à + 35 °C) que Sarah a dû affronter lors de son expédition de 3 ans entre la Sibérie et l’Australie, en passant par le désert de Gobi et la jungle du Laos. 40 000 C’est le nombre de kilomètres qu’elle a parcourus à pied, soit la circonférence de notre planète. À partir de ce chiffre, Sarah a cessé de compter les bornes qu’elle accumulait. 2 000 Le nombre de km que supportent ses paires de chaussures en moyenne. 510 jours en situation de survie dans l’Outback australien (2002- 2003), à chercher elle-même sa nourriture et son eau. 9 heures de marche par jour en moyenne, avec un sac de 30 kg sur le dos (et selon les expéditions, une charrette de 17 kilos). En 2015, lors de la traversée en solo des Kimberley, en Australie. qu’êtres humains. C’est quelque chose de supérieur et donc automatiquement, il y a un respect de la vie qui s’installe, de la vie dans la nature, de la vie entre les êtres humains, de la vie dans ce que nous consommons – c’est pour cela d’ailleurs que je suis devenue végane. Et j’ai ce devoir, cette mission de vie, de parler de ce respect, de planter des graines, à travers mes livres, mes conférences. En quoi la connexion avec l’univers peut-elle être un remède contre la solitude ? C’est intéressant comme question, parce qu’avec le fait d’être seule dans la nature aussi longtemps et de passer plusieurs mois sans voir personne, il m’arrive parfois, lorsque je reviens à la civilisation, d’avoir mal à la gorge parce que je n’ai pas utilisé mes cordes vocales pendant deux ou trois mois. Comme je suis longtemps dans la nature, je dois souvent lâcher prise. Je me compare à un petit glaçon qui fond au soleil  : je perds mon identité et je deviens nature. Je sens tout ce qui se passe autour de moi, je sens le vent, les arbres, j’ai une sensibilité extrême qui fait que je peux m’identifier à toute cellule vivante. Donc il y a comme une prise de conscience complète qui se passe au fond de moi. À chaque retour d’expédition, j’ai grandi. Et j’ai appris quelque chose de plus, à chaque fois. Il y a une évolution, et c’est pour cela qu’en partant ainsi toute seule, au bout d’un moment, je remarque que je ne suis pas seule. Mon être a fondu pour fusionner avec tout ce qui m’entoure, donc il n’y a jamais un sentiment de solitude. Et quand, par ce petit pont, je reviens dans la société, j’ai beaucoup plus d’empathie pour les gens. Beaucoup plus de compréhension. Et de détachement. Cette connexion subtile que j’ai avec l’univers m’aide à comprendre aussi beaucoup mieux les Humains. La marche en solo est-elle le meilleur moyen d’apprendre à se connaître ? Complètement. Parce que la plus belle des expéditions, c’est celle qui se joue à l’intérieur. Quand je pars, je brave les éléments, les obstacles, mais ce ne sont là qu’un écho sur mon intérieur. Si j’arrive à réaliser tout cela, c’est parce que je sors de ma zone de confort et que j’ai compris qu’en étant positive seulement à 99%, ça m’affecte. C’est donc à travers ces expéditions que j’ai compris les outils que j’avais pour affronter la vie en général et pour me connaître, surtout. Connaître nos outils intérieurs et réaliser l’ampleur de notre force intérieure. Tout le monde en est capable, alors ? Nous sommes tous des chercheurs, des explorateurs ! Mais nous, là, tous seuls dans nos cocons, nous n’allons nulle part parce que, justement, on se rend malades, stressés. Parce qu’au fond de nous, on a tous un animal sauvage qui demande à courir tout nu dans une plaine, à sentir le vent, à respirer l’air pur. On a cette part animale en nous. On a cet instinct, qui a été au fil des siècles, avec la société, les religions, la rigueur sociale, complètement étouffé. Pour résumer  : comprendre sa vie intérieure et sa relation avec la nature est essentiel à l’espèce humaine. Parce que cela va déterminer sa survie, sa prise de conscience, et entraîner un respect plus grand pour la vie et pour l’Autre, pour l’univers et pour tout ce qui nous entoure. Et ça, c’est la seule façon de s’en sortir. J’ai réveillé le tigre, de Sarah Marquis. Un récit initiatique sur son expédition dans la région la plus sauvage de l’île de Tasmanie. Parution  : avril 2019 chez Michel Lafon. sarahmarquis.ch 74 THE RED BULLETIN
« Dans ces expéditions, j’ai réalisé l’ampleur de notre force intérieure. » Durant son dernier périple, Sarah Marquis a dû marcher trois jours dans la jungle la plus dense avec 35 kg sur le dos… et une épaule fracturée.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 1The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 2-3The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 4-5The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 6-7The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 8-9The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 10-11The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 12-13The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 14-15The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 16-17The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 18-19The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 20-21The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 22-23The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 24-25The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 26-27The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 28-29The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 30-31The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 32-33The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 34-35The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 36-37The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 38-39The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 40-41The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 42-43The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 44-45The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 46-47The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 48-49The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 50-51The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 52-53The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 54-55The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 56-57The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 58-59The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 60-61The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 62-63The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 64-65The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 66-67The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 68-69The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 70-71The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 72-73The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 74-75The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 76-77The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 78-79The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 80-81The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 82-83The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 84-85The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 86-87The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 88-89The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 90-91The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 92-93The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 94-95The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 96-97The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 98-99The Red Bulletin numéro 2019-04 avril 2019 Page 100