The Red Bulletin n°2018-12 décembre 2018
The Red Bulletin n°2018-12 décembre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2018-12 de décembre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Red Bull Media House GmbH

  • Format : (221 x 295) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 18,5 Mo

  • Dans ce numéro : ridez local !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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the red bulletin  : Quelle est la meilleure attitude pour attirer l’attention lors d’une épreuve de sélection permettant d’intégrer la WWE ? triple h  : Ce qui est le plus important pour nous, puisque la WWE est un sport-spectacle, c’est d’avoir de la personnalité, d’avoir quelque chose qui attire l’attention. Ce n’est pas comme dans les autres sports, ici on recherche certaines caractéristiques. Plutôt que d’être très compétitifs, on demande aux athlètes de savoir travailler en équipe, de s’entraider. Comment déterminez-vous si quelqu’un a ce charisme ou cette capacité à travailler en équipe ? Quelle épreuve vous dit si cette personne a de l’avenir ? Lorsqu’ils arrivent aux épreuves de sélection, plusieurs candidats sont éliminés au fil des jours. Vu la durée des épreuves physiques, la fatigue se fait sentir et c’est là qu’on voit la véritable personnalité de chacun. On recherche des personnes ayant une personnalité forte et qui se soucient des autres. Qui font preuve d’enthousiasme. Nous découvrons leur véritable personnalité au fil du processus, lequel peut durer trois ou quatre jours, pas sur une épreuve en particulier. On examine tous les aspects pendant le temps qu’ils passent avec nous. On observe comment ils sont quand ils sont fatigués, quand ils arrivent face à un groupe de personnes inconnues, comment ils gèrent la situation avec les personnes qui sont à leurs côtés. On veut voir l’énergie et la ferveur qu’ils dégagent. C’est notre façon de les tester. Quelle est la manière la plus « facile » ou idéale pour devenir une star du catch ? Faut-il être un athlète ou un acteur avant de rejoindre la WWE ? Il n’y pas de caractéristique particulière à avoir. Il faut avoir du talent, c’est vrai. Le fait d’être un athlète aide à un certain niveau, en raison de l’exigence de la WWE, mais nous avons eu des personnes qui n’avaient jamais fait un sport athlétique. Il y a de nombreux facteurs en jeu, comme le fait de venir d’un sport professionnel, d’être acteur ou actrice, ou d’appartenir au monde du divertissement. Cela varie dans chaque cas. Il n’y a jamais un seul chemin, l’important c’est de rester toujours actif. Comment l’histoire créée derrière un personnage ou catcheur de l’entreprise WWE voit-elle le jour ? Ça dépend du talent. Certains sont déjà des personnages dans leur propre vie. John Cena est de ceux-là. Certains aspects sont liés à eux, d’autres viennent de nous. t Tout repose sur le fait que s’ils ne s’identifient pas eux-mêmes au personnage, s’ils ne l’intériorisent pas, ça ne servira à rien. Nous prenons parfois des aspects de leurs propres vies et nous les exacerbons. Il doit y avoir quelque chose de personnel dans le personnage. Est-ce qu’il y a une épreuve au cours de la sélection où les athlètes ont plus de difficultés ? Ça dépend de chaque individu. Certains sont très athlétiques. Quand ils montent sur le ring, ils possèdent une très bonne condition physique, mais dès qu’ils se retrouvent à devoir parler en public dans une salle bondée, beaucoup s’effondrent. Ils doivent parler en articulant, faire comprendre l’idée qu’ils veulent transmettre et maintenir l’intérêt du public, et ça, face à la foule, c’est difficile pour la plupart d’entre eux. Le fait de se retrouver devant 20 000 personnes ou devant les caméras est une situation que beaucoup n’arrivent pas à surmonter. Les apprentis catcheurs s’entraînent aussi à parler en public, n’est-ce pas ? Bien sûr. On ne s’attend pas à ce que, dès le premier jour, ils parlent devant des milliers de personnes sans entraînement. L’autre jour, une catcheuse imposante racontait que, lors de sa première journée « On veut voir l’énergie et la ferveur que les catcheurs dégagent. C’est notre façon de les tester. » 74 THE RED BULLETIN
CRAIG AMBROSIO, MIKE MARQUES ci Les femmes occupent une place importante dans l’industrie de ce sport-spectacle. devant un micro, elle s’était mise à pleurer. Pour elle, ça a été un moment très émouvant. Aujourd’hui, c’est l’une de nos principales promotrices. Maintenant, elle le fait très naturellement et avec beaucoup de facilité. C’est quelque chose qui peut s’apprendre. Il faut se sentir à l’aise. Pour ce qui est des scénarios, que doit intégrer l’histoire de chaque personnage de la WWE ? Quand on travaille à la WWE, on est vraiment au cœur d’une fabrique d’histoires. Qu’est-ce que ça veut dire ? Nous sommes un show de télévision, avec des protagonistes et des antagonistes. Les histoires peuvent varier énormément ; il y a parfois des conflits mais il y a tant de scénarios possibles que nous cherchons ceux qui fonctionnent dans l’ambiance d’un ring. C’est là qu’on se rend compte s’ils marchent bien ou pas. Dans votre cas, quelles compétences apprises en tant que catcheur vous ont aidé à être homme d’affaires ? L’une des choses les plus intéressantes quand on parle avec ceux qui ont réussi après être passés par la WWE, comme The Rock, c’est que ce qu’on enseigne ici est la première leçon du « divertissement réussi ». C’est un processus d’apprentissage. Si nos catcheurs vont sur les plateaux des chaînes de télé de sport comme ESPN ou Fox Sports, ils sont à l’aise devant les caméras ; ils se souviennent de tout leur scénario, ils sont très tactiques lorsqu’ils parlent. Ils apprennent à diriger et à faire le spectacle face à la caméra. Quant à moi, ça m’a aussi servi pour créer Avec Triple H, le biz se gère au bord du ring. des personnages et être derrière les caméras. Quand j’ai naturellement rejoint le segment business de la WWE, j’avais vingt ans de carrière comme catcheur et j’ai appris tout cela jour après jour. Il y a un processus d’apprentissage pour faire de la télé ou même des films. De plus, c’est un domaine dans lequel la pression est très forte. Et ce n’est pas par hasard si nous enseignons tout cela au Performance Center d’Orlando (Floride). Parlez-nous de #BestForBusiness, hashtag que vous poussez sur Twitter. C’est ma façon d’appréhender les affaires. On se met à la place du public et ainsi, on ne peut pas se tromper. Qu’est-ce que les gens voudraient voir ? Comment je peux le leur fournir ? C’est l’univers WWE. Nous cherchons à impliquer les fans, qu’ils participent, fassent des suggestions et diffusent des contenus. C’est le genre de choses que nous recherchons. C’est là qu’apparaît la trame narrative. Ce sont les fans qui la contrôlent. Et ils le savent, notamment quand ils partagent ce qui leur plaît le plus. En tant que fans de cette discipline, ils participent beaucoup plus que dans d’autres sports. On écrit les histoires en fonction de ce que les fans veulent voir. On peut l’entendre aussi bien dans l’arène que sur les réseaux sociaux. C’est ça, best for business. Combien d’athlètes viennent s’inscrire au Performance Center ? Est-ce que n’importe qui peut y entrer s’il le souhaite, comme dans un club sportif ou quelque chose de ce style ? Nous avons près d’une centaine d’athlètes à tout moment. L’inscription se fait en ligne et les gens viennent de partout  : de Chine, d’Inde, du Mexique, d’Angleterre, du monde entier. Lorsqu’ils postulent, nous cherchons le talent qui nous intéresse. Nous continuerons probablement à ouvrir d’autres Performance Centers, peut-être en Europe ou au Royaume-Uni. L’objectif est de reproduire ce modèle au Moyen-Orient pour lancer une marque làbas. La même chose en Amérique Latine  : vous savez à quel point les fans de la WWE sont des passionnés, là-bas. Ils voient des catcheurs de chez eux réussir et cela est uniquement dû à leur talent. Nous faisons tout notre possible pour aider justement à faire éclore tous ces talents dans d’autres régions du monde. Nous voulons découvrir les perles du catch dans le monde entier. C’est le combat que l’on mène dans notre business  : l’excellence. Instagram  : @tripleh THE RED BULLETIN 75



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