The Red Bulletin n°2018-12 décembre 2018
The Red Bulletin n°2018-12 décembre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2018-12 de décembre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Red Bull Media House GmbH

  • Format : (221 x 295) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 18,5 Mo

  • Dans ce numéro : ridez local !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Depuis l’an dernier, Ysaora partage sa vie affective et sportive avec l’Américain Race Imboden. Installés en Californie, les deux escrimeurs ont confié leur destin sportif à l’exigeant coach Sergei Golubitsky.
100% escrime ! C’est ainsi que l’entraîneur Sergei Golubitsky voit l’investissement d’un champion en fleuret. « S’entraîner avec lui, c’est comme renaître, réapprendre des choses, apprendre l’escrime différement », précise Ysaora Thibus à propos de son coach Sergei Golubitsky. Âgé de 48 ans, il fut médaillé d’argent en fleuret en inviduel aux JO de 1992, champion du monde 1989 par équipe (avec l’URSS), et en individuel en 1997, 1998 et 1999. Apprécié pour son style unique et sa prise de risque, Golubitsky quitte la compétition alors qu’il domine sa discipline. Depuis, il transmet à de nouveaux talents, avec exigence. « Sergei est comme un général, un militaire, explique Ysaora. On doit suivre ses ordres. Pour lui, si tu veux atteindre les plus hauts objectifs, tu dois être concentrée à 100% sur l’escrime, tout doit être lié à l’escrime, ta vie ne doit être dédiée qu’à l’escrime. » Ce que confirme Race Imboden, qui a déjà pratiqué Golubitsky pendant un an quand Ysaora le rejoint en Californie. Elle aussi avait fait le choix de se plier à son expertise et à sa dynamique, alors elle devait s’accrocher. « Pour Sergei, tout est discipline, s’amuse l’Américain. Ce que tu manges, ce que tu bois, comment tu dors. C’est le seul humain que j’ai vu à ce point dédié à un objectif. » Imboden a été bluffé par le souci de précision de son coach. « Sergei porte une attention au moindre détail. Par exemple, il m’a fait prendre conscience du clignement de mes yeux… de penser au clignement de mon œil dans les moments critiques d’un duel. Pas pour tenter de les éviter, mais pour prendre conscience qu’ils pourraient arriver à un instant particulièrement précis. L’instant où je pourrais perdre le combat par leur faute. » ne vous servira pas à grand-chose en boîte de nuit. C’est un vrai sport. Et les escrimeurs ne pratiquent pas que tous les quatre ans aux JO. Mon seul avertissement  : faites attention, l’escrime, c’est super addictif ! » L’addiction pour la lame s’amplifiera chez Ysaora à mesure qu’elle s’améliore et s’engage en compétition en Guadeloupe. Pour elle, le processus est alors « naturel ». Jeune, elle avance avec insouciance. « C’est en prenant de l’âge que j’ai commencé à agir consciemment, à faire des choix. » Le deuxième plus important de sa vie et de sa carrière arrivera à ses 17 ans  : quitter la Guadeloupe pour intégrer le pôle espoirs PACA de l’Équipe de France d’escrime à Aix-en-Provence. « En Guadeloupe, j’obtenais les résultats que je souhaitais, mais j’arrivais à un point où je manquais d’opposition. Alors, je suis partie. Pour grandir », explique-t-elle. Elle quitte donc sa famille et son cadre d’entraînement pour rejoindre la métropole, Aix, où un objectif s’installe dans son esprit, pour ne plus en sortir  : des anneaux, aux cinq couleurs, et la médaille d’or, suprême, qui va avec. Un but olympique qui devient le turbo d’Ysaora, quand le moteur de sa passion semble ne jamais vouloir faire de pause. Un an à peine après son installation en métropole, la suite, déjà, lui fait envie  : intégrer l’équipe de France d’escrime, au sein de l’INSEP, en région parisienne. « Elle fera tout » pour y entrer le plus tôt possible, à 18 ans, pour y « apprendre le haut niveau » et entamer une première « reconstruction ». À l’INSEP, elle monte en puissance dans ce sport de précision, ultra-rapide, où la victoire se joue à une fraction de seconde, avec la touche fatale et finale qui peut faire basculer ces duels qui, s’ils ne les ont pas forcément toujours compris, ont toujours excité les téléspectateurs français. « En escrime, plusieurs aptitudes sont sollicitées, explique Ysaora  : la technique, le mental, la tactique, la rapidité, l’intensité, la cognition, le physique… » Au sein de l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance, Ysaora devient bientôt un élément essentiel, tant en solo (elle devient championne de France et atteint le top 5 mondial) qu’en équipe (médaille d’argent aux championnats du monde cet été). La structure qui l’encadre et l’épaule est sûre, « confortable ». Les entraînements, « S’entraîner avec Sergei, c’est comme réapprendre à marcher. » déplacements et compétitions d’Ysaora sont gérés par un staff. En France ou à l’étranger, l’athlète peut ainsi se concentrer sur l’essentiel  : s’améliorer, obtenir des résultats et puis des titres. Et pour ça, la championne ne débourse rien. En 2013, Ysaora entre sous contrat image avec la police nationale, et en 2015, la société Eventeam commence aussi à la sponsoriser. En parallèle, elle étudie à l’École supérieure de commerce de Paris, et validera un diplôme salué par le prix Bernard Destremau de l’Académie des sciences morales et politiques, qui récompense sa maîtrise équilibrée des études et d’une carrière sportive de haut niveau. Pourtant, dans le cadre sécurisant de l’IN- SEP, une envie d’autre chose, et d’ailleurs, commence à occuper son esprit. En 2016, lors des JO de Rio, Ysaora discute avec l’escrimeur américain Race Imboden, actuel numéro trois mondial de fleuret, qui vient alors d’empocher le bronze par équipe. Une passion plus que sportive les rapproche. Ils se revoient à New York, et s’aiment. Mais Race a décidé de s’installer en Californie pour se rapprocher d’un coach exceptionnel, l’Ukrainien Sergei Golubitsky, quatre fois champion du monde de fleuret avant le nouveau siècle (voir notre encadré ci-contre). Un an plus tard, en septembre 2017, dénuée de sponsoring de la police et d’Eventeam depuis 2016 et l’après Rio, Ysaora rejoindra Race aux USA, déterminée à entamer sa seconde reconstruction sportive. « Ce quotidien avec Ysaora, avec laquelle je partage ma vie et mon sport, c’est quelque chose d’unique, dit Race Imboden à propos de leur aventure californienne. On s’entraîne à fond, mais on s’éclate beaucoup aussi, notre quotidien THE RED BULLETIN 53



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