The Red Bulletin n°2013-06 juin
The Red Bulletin n°2013-06 juin
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2013-06 de juin

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Red Bull Media House GmbH

  • Format : (202 x 276) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 16,1 Mo

  • Dans ce numéro : Valery Rozov raconte son saut de l'Everest.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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encore de ce match : « C’était une bête de court féroce qui se battait sur chaque balle avec une détermination et un acharnement extrêmes. » Plus expérimentée, Haider-Maurer, 18 ans, se détache d’entrée (3-0). Au changement de côté, Azarenka, en larmes, lance un cri de colère. Elle ne lui cède plus qu’un seul jeu pour conclure sèchement (6-4, 6-0). Sam Sumyk, son entraîneur depuis trois ans, est un homme placide. Lorsqu’on lui demande si Azarenka doit ses bons résultats actuels à son revers exceptionnel, le Français secoue la tête de gauche à droite avant d’ajouter : « C’est son professionnalisme qui fait la différence. Elle est prête à tout sacrifier pour atteindre le but qu’elle s’est fixé. » Lors du dernier Open d’Australie, le niveau sonore du cri d’Azarenka a été mesuré à plus de 100 décibels à chaque frappe de balle. Le seuil de la douleur auditive se situe à 120 décibels. Certains réclament donc que ses cris soient bannis du tennis féminin. Une requête qui cible principalement le tandem Azarenka- Sharapova. « Ce n’est pas fair-play, glisse la Polonaise Agnieszka Radwańska, n°4 mondiale. Cela gâche notre sport. » Azarenka s’en défend. Sans crier : « Cela fait partie de mon jeu. » En ce début d’avril, la jeune Biélorusse n’est pas censée se trouver à Minsk où l’hiver n’a toujours pas relâché son étreinte. Mais plutôt à Miami, où se joue l’officieux 5 e tournoi du Grand Chelem, voire dans l’Arizona. Depuis ses 15 ans, elle vit chez la famille de Nikolai Khabibouline, le gardien de but russe de la franchise NHL – Ligue nationale de hockey nord-américaine – des Oilers Clan. Sasha Skrypko, un ami d’enfance : « Devenir la n°1 mondiale est inscrit dans les gènes de Vika. Je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui désirait une chose avec autant de force » (ci-dessus). Sam Sumyk, mentor d’Azarenka (en bas). « Une lionne qui chasse tue par nécessité. Mais lorsqu’elle retrouve ses lionceaux, elle redevient une mère tendre. Il en va de même dans la vie » d’Edmonton qui finance son entraînement aux États-Unis. Ou encore à Monte- Carlo où elle loue un appartement. Mais Azarenka préfère rentrer chez elle, à Minsk, pour soigner sa cheville droite, douloureuse depuis le tournoi d’Indian Wells, en mars dernier. Pour elle, convalescence rime avec famille mais aussi avec camp d’entraînement. Certes, sa cheville doit être épargnée, mais il reste des parties valides de son corps à faire souffrir. Autant s’en occuper malgré cette satanée douleur au pied... Pendant qu’Azarenka s’adonne à une séance de yoga dans une salle de gym du Centre national de tennis biélorusse, le coach Sam Sumyk, l’agent Meilen Tu, le physiothérapeute Per Bastholt et le préparateur physique Mike Guevara sirotent tranquillement un café et quelques jus de fruits frais. Le contraste est saisissant entre ce staff international de haut niveau au service de la star multimillionnaire – deux Américains, un Danois, un Français – et l’atmosphère du lieu. S’y mélangent tout un fatras hétéroclite : des néons verts, des sols usés, un plafond à caissons miteux, ou encore des photos en noir et blanc des pionniers du tennis soviétique, jaunies par le temps. Malgré tout, le Centre national de tennis de Minsk goûte à quelques retouches. Les courts sont refaits et les fenêtres gagnent en isolation pour décourager le rude givre d’hiver. En revanche, les vestiaires, les couloirs et les salles de gym restent identiques, tels que Victoria Azarenka les a découverts à l’âge de 7 ans, en y pénétrant pour la première fois, à l’occasion du premier jour de travail de sa mère. Il s’agit d’un emploi de réceptionniste de 8 heures à 22 heures dans une loge de verre. Ce jour-là, Alla met une raquette dans les mains de sa fille. L’a-t-elle gardée ? « Non, quand 74 the red bulletin
Vide. Une séance de yoga plutôt réparatrice (ci-dessus). Victoria Azarenka est une héroïne nationale en Biélorussie. Son portrait s’affiche partout (à gauche). Terre méconnue La Biélorussie peine à révéler ses charmes au visiteur étranger. Coincée entre la Pologne, la Russie, l’Ukraine et les pays baltes, le pays natal d’Azarenka compte près de 10 millions d’habitants. Le gouvernement s’apparente à une dictature. Alexandre Loukachenko, le président de cette petite république, va fêter ses vingt ans au pouvoir. Les casquettes surdimensionnées que portent les militaires de Minsk peuvent prêter à rire. À croire que le seul but de leur démarche solennelle est d’éviter que cet encombrant couvre-chef ne s’échappe de leur tête. à différents carrefours de la capitale, des affiches barrées d’un gros trait rouge montrent un homme au lit en train de fumer une cigarette. Elles rappellent que s’endormir clope au bec en état d’ébriété, sport national en Biélorussie, est la cause de nombreux décès. Ici, on croit à un fatalisme post-soviétique. Et on parle avec ardeur du peuple, de ses traditions et de sa culture. the red bulletin 75



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