The Red Bulletin n°2012-06 juin
The Red Bulletin n°2012-06 juin
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2012-06 de juin

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Red Bull Media House GmbH

  • Format : (202 x 276) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 15,3 Mo

  • Dans ce numéro : Nikola Karabatic jette un pavé dans la mare avant les JO.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 30 - 31  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
30 31
Ci-dessus. La journée d’un étudiant en Keirin débute à 6 h 30 pour se terminer à 20 heures. Extinction des feux ? 22 heures tapantes. L’ennui est le principal souci. Les dortoirs sont confortables, tenus et partagés par quatre coureurs de même âge. Télévision et livres sont disponibles mais téléphones portables et Internet sont bannis. Seul un appel hebdomadaire à la famille depuis une cabine téléphonique est autorisé. Un régime strict. Cette coupure avec l’extérieur oblige les étudiants à s’endurcir. Pendant les compétitions, ils doivent rester confinés au dortoir, hors de toute influence 30 extérieure. L’intégrité est le mantra du coureur de Keirin professionnel. Photo de droite. Un coureur s’entraîne dur et s’astreint à une hygiène de vie impeccable. Sa carrière peut se prolonger jusqu’aux premières années de la quarantaine. Sir Chris Hoy : « Pour ceux qui sont toujours dans le circuit à 50 ans, le Keirin se compare à un passetemps avec un salaire en prime. » L’école de Keirin dispense un entraînement de base. Lorsqu’ils volent de leurs propres ailes, les coureurs maintiennent leur niveau avec le soutien d’un coach.
action Sir Chris Hoy est le champion olympique d’un sport qui reste une énigme pour une large majorité du public. La seule discipline où même les passionnés de vélo ont du mal à suivre. Aux JO, c’est une moto qui joue au lièvre sur quelques tours. Une fois la vitesse de croisière atteinte, elle disparaît et laisse les participants en découdre. Le phénomène d’aspiration provoqué par le lièvre réduit jusqu’à 20% l’effort nécessaire au maintien de la vitesse. Mettez-vous dans la roue du vélo, juste devant vous, enclenchez votre sprint avec précision et vous quittez la zone d’absorption en débordant et laissant le meneur disparaître dans votre sillage. Si vous avez ménagé vos efforts mieux que vos concurrents, le sprint final en sera facilité. Là, dans le timing, réside le grand secret du Keirin. Le Japon est sa patrie. Mais pas de jet de sel, ni de rituel shintoïste contrairement aux rituels pratiqués dans le sumo et le judo. Il s’agit de course cycliste et de paris. Car ici, tous sont au service des parieurs. Rien à voir avec les disciplines cyclistes, établies et sponsorisées, telles que nous les connaissons en Europe. Au Japon, le Keirin représente un business énorme : 60 millions de tickets vendus chaque année pour une recette de 800 milliards de yen (soit 7,5 milliards d’euros). C’est aussi un sport récent, créé en 1948 pour lever les fonds nécessaires à la reconstruction des quartiers détruits pendant la Seconde Guerre mondiale et promouvoir l’industrie du cyclisme nippon, grâce à la Nihon Jitensha Shinkokai (NJS). Nombre d’entreprises implantées dans le secteur du vélo ont pour seul débouché le Keirin. Elles pénètrent par la suite le marché mondial et peuvent devenir les leaders, par exemple, dans la fabrication de composants de haute qualité. Rares sont les coureurs nippons qui tentent l’aventure internationale. Pas assez habitués à la tactique ou pas assez bons, tout simplement. Les vraies raisons sont plus pragmatiques : justifier une non participation aux courses nationales par une expérience internationale est irrecevable au Japon. La scène mondiale ne peut se mesurer au circuit national pour un coureur de Keirin nippon. Pour lui, aucun doute, mieux vaut s’aligner à la maison, s’assurer une bonne place au classement et de juteux revenus. Ici, les riches coureurs de Keirin sont nombreux. Dès lors, pourquoi tenter l’étranger et prendre part à des courses aux prix dérisoires ? Un professionnalisme ambiant, de bonnes conditions d’entraînement et une formation reconnue sont d’autres raisons de rester au Japon. Passer du temps à l’étranger et risquer une blessure sont autant de mauvais signaux envoyés aux fans et à un public qui paient. Malgré sa présence aux Jeux Olympiques, le Keirin reste un monde à part. Un monde qui vit de ses propres traditions et pas seulement des paris, comme l’avait noté Chris Hoy, lors de son escapade locale en 2005 : « Ce sont les mêmes dortoirs, le même décor et la même routine qu’à nos débuts. Tout est comme au premier jour et la tradition est omniprésente. Peut-être est-ce simplement un reflet de la culture japonaise. » 31



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 1The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 2-3The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 4-5The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 6-7The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 8-9The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 10-11The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 12-13The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 14-15The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 16-17The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 18-19The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 20-21The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 22-23The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 24-25The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 26-27The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 28-29The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 30-31The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 32-33The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 34-35The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 36-37The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 38-39The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 40-41The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 42-43The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 44-45The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 46-47The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 48-49The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 50-51The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 52-53The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 54-55The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 56-57The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 58-59The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 60-61The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 62-63The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 64-65The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 66-67The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 68-69The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 70-71The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 72-73The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 74-75The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 76-77The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 78-79The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 80-81The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 82-83The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 84-85The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 86-87The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 88-89The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 90-91The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 92-93The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 94-95The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 96-97The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 98-99The Red Bulletin numéro 2012-06 juin Page 100