The Red Bulletin n°2012-05 mai
The Red Bulletin n°2012-05 mai
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2012-05 de mai

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Red Bull Media House GmbH

  • Format : (202 x 276) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 17,2 Mo

  • Dans ce numéro : Captain America est de retour... entretien exclusif avec Peter Fonda, l'un des derniers monstres sacrés d'Hollywood.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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80 4.2 La saga des combinaisons inspirées des tenues de plongée sous-marine, les premières combinaisons spatiales ont été fabriquées dans les années 30. La Seconde Guerre mondiale a accéléré leur développement, avant la rivalité jusqu’à la fin des années 70 entre américains et Soviétiques pour la conquête spatiale. La pionnière et américaine David Clark Company reste à la pointe de leur élaboration. VerS 1960 De fabrication soviétique, cette tenue pressurisée et confectionnée pour chien est utilisée au tout début des programmes de voyages dans l’espace. Des tuyaux fournissent la pression d’air intérieure. Une technique mise au point dans les années 40 par Jim Henry, docteur à l’université de Californie du Sud. Sur le même modèle, la David Clark Company a élaboré des tenues pour les pilotes de X-1 (avion expérimental à moteur fusée). En 1960, en pleine guerre froide, l’Union Soviétique récupère la technologie après avoir abattu l’avion espion U-2 piloté par Francis Gary. 1965 Ed White porte une combinaison Gemini G4C lors de la première sortie extravéhiculaire américaine. On distingue le revêtement TMG (un tissu thermique micrométéoride) qui isole et protège des rayons cosmiques. Lors de leur vol record de 14 jours à bord de Gemini VII, Frank Borman et Jim Lovell ont porté une version améliorée de la G4C. LeS aNNéeS 1950 BF Goodrich, General Electric, US Rubber, Arrowhead, ILC ou encore David Clark... Toutes ces entreprises s’intéressent à la fabrication de combinaisons spatiales. Ce prototype, d’origine inconnue, est typique de l’époque. À parTir De 1977 Conçues pour les sorties dans l’espace, les tenues de la société américaine Hamilton Standard ressemblent à des armures. Ce type de combinaison permet de sécuriser les manœuvres techniques dans l’espace et d’emporter le paquetage de survie et de contrôle. Bien utile dans certains cas. VerS 1959 L’US Air Force, seule décisionnaire des tenues pressurisées (c’est toujours le cas) acte le retour de cette combinaison inspirée d’un modèle de BF Goodrich. Mais une fermeture en U, comme sur les tenues des pilotes de X-15, remplace l’habituelle fermeture éclair verticale. Ce modèle est similaire à celui réalisé par David Clark pour l’US Navy. 1965 Cette combinaison a été portée lors du vol expérimental du X-15, l’avion-fusée américain qui a atteint Mach 6,2 (7 274 km/h). C’est la première à faible épaisseur et entièrement composée de Link Net (matériau conçu par David Clark). Depuis, elle a démontré sa fiabilité. Certaines pièces de la combinaison pressurisée de Felix Baumgartner sont en Link Net. DepUiS 1973 Taillée sur mesure, la combinaison russe Sokol est utilisée à bord des missions de la Station Spatiale Internationale. Au contraire des tenues multi-fonctions de David Clark demandées par la NASA, elle protège d’une dépressurisation de la cabine. DepUiS 1975 Celle-ci rem- place la première tenue des pilotes de l’avion espion US, le Lockheed SR-71 Blackbird. La NASA l’utilise pour les essais de vols supersoniques. Une combinaison de bord est aussi réalisée, les micros et émetteurs incorporés éliminent le bruit de la respiration durant les communications. 1961 Portée par Alan Shepard (premier astronaute américain), cette combinaison spatiale Mercury s’inspire du modèle Mark IV pensé par BF Goodrich pour l’US Navy. DèS 1961 Les combinaisons des missions Apollo et leur casque bombé en polycarbonate (ici portée par Owen Garriott, à bord de Skylab, première station spatiale américaine), sont toujours utilisées par la Station Spatiale Internationale pour ses sorties extravéhiculaires. VerS 1955 Cette toute première combinaison Apollo est l’œuvre de l’Américain International Latex Corporation (ILC). Élaboré par Air-Lock Inc., société fondée par David Clark aujourd’hui dans le giron de la David Clark Company, le casque en polycarbonate est équipé d’un système de communication. À parTir De 1960 Les scientifiques planchent, depuis plus d’un demi-siècle, sur des combinaisons plus légères et utilisables sur d’autres planètes. L’idéal : enfiler la tenue à la sortie de l’engin spatial et la retirer facilement dans un sas tout en minimisant le risque de contamination. Actuellement, de nombreux projets sont à l’étude à la NASA.
PHOTOS : PICTUREDESK.COM (2), GETTY IMAGES (7), CORBIS (3), FRANÇOIS PORTMANN/RED BULL CONTENT POOL, GIAN PAUL LOZZA éDiTioN LimiTée Chez David Clark, les combinaisons spatiales sont fabriquées à la main. pour celle de Baumgartner, il faut compter un mois de travail. Mais Baumgartner et Thompson savent défendre leur projet. La collaboration est scellée. Les décideurs de la DCCI ont été séduits. En collaboration avec les équipes de Red Bull Stratos, ils vont développer un prototype d’une génération nouvelle de combinaisons pleinement pressurisées et plus sûres. Un dîner au Brookline Country Club scelle l’accord. Le port du pantalon de costume est ici de rigueur. Comme d’habitude, Baumgartner est vêtu d’un jean délavé. Thompson vient à sa rescousse et lui en prête un. Leur tour de taille sont éloignés. Baumgartner nage dans le pantalon. Il en rit encore : « Je ressemblais à un vendeur de voitures bulgare. » « Baumgartner a effectué le premier essai de combinaison avec un modèle identique à celui des pilotes d’avions de reconnaissance », précise Mike Todd, ingénieur en charge de la logistique de Red Bull Stratos. Il est responsable de chaque détail de la combinaison et de son fonctionnement en coordination avec le reste du matériel de l’opération. À lui aussi d’aider l’ancien parachutiste de l’armée autrichienne à conserver son énergie avant le saut et de vérifier le bon fonctionnement de l’ensemble des composants techniques. Baumgartner a déjà expérimenté ce genre de tenue notamment lors de sa traversée de la Manche en vol plané de Douvres à Calais avec une aile en carbone sur le dos. Cependant, sa combinaison pour la mission Red Bull Stratos présente davantage d’inconvénients : liberté de mouvements et champ de vision restreints. La claustrophobie n’est pas loin, comme la contrainte pour respirer. « C’est toujours compliqué d’inspirer, reconnaît Baumgartner. Comme si vous courriez à toute Le temps s’est arrêté. Les machines font le même bruit depuis des décennies. vitesse en mettant un ciré sur la bouche. Bien sûr, vous avez assez d’air mais vous avez toujours l’impression d’en manquer. » Joe Kittinger, qui a rejoint le projet en tant que consultant et mentor de l’Autrichien de 41 ans, ne doute pas de l’union entre Baumgartner et sa combinaison : « Felix doit passer le plus de temps possible à la porter, elle doit devenir comme une deuxième peau. » (Baumgartner a encore besoin d’une assistance psychologique pour l’enfiler. Voir The Red Bulletin n°4, février 2012). 5Le mois prochain : entraîner le corps et l’esprit pour être au top niveau avant d’atteindre la stratosphère. et aussi : une histoire de science-fiction. ACTION Retour à la visite des lieux. Le même assistant de la DCCI nous mène à l’endroit où douze ouvrières spécialisées bouclent la confection de combinaisons. Là aussi, la tradition est privilégiée. Le temps s’est arrêté, ici les machines font le même bruit depuis un mitan de siècle. Peu importe, la méthode a su faire ses preuves. Les couturières tressent une maille entre la couche interne, étanche à l’air, et celle exposée à l’air atmosphérique. Cette technique, ersatz du macramé pour au final une cotte de maille de samouraï, prévient tout gonflage interne anormal. Le fondateur de la société, David M. Clark, a participé au développement de ces machines, capables de tisser, rang par rang, d’improbables toiles d’araignées. Les matériaux d’une combinaison spatiale, tels des tissus respirants et ignifugés ont des propriétés technologiques d’avant-garde. Mais ils sont manœuvrés et découpés sur des tables en bois usagées. Méthodes d’un autre temps. Le personnel est virtuose du ciseau, du mètre de couture, du crayon de tailleur… Toujours, l’ensemble des pièces est assemblé sur des machines à coudre mécaniques et les coutures vérifiées plusieurs fois point par point. Tout est annoté. La confection d’une combinaison exige un mois de travail. Et si une coupure de courant survient, le travail ne s’arrête pas : les ouvrières allument les bougies et les Singer continuent de cliqueter. Tout savoir sur la mission en cliquant sur www.redbullstratos.com ou en téléchargeant l’appli gratuite de The red Bulletin en français sur votre ipad ÊTre eN Forme eT Le reSTer même si l’apesanteur lui facilite la tâche, le saut de Felix Baumgartner depuis la stratosphère exige, bien entendu, une excellente condition physique. 81



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