The Red Bulletin n°2012-03 mars
The Red Bulletin n°2012-03 mars
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2012-03 de mars

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Red Bull Media House GmbH

  • Format : (202 x 276) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 13 Mo

  • Dans ce numéro : Charlotte forever... scéance photo et interview à couper le souffle !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Action Q Le seul moyen d’avoir une visibilité à 180° est de garder la tête constamment relevée.uand on pose la question dans le monde très pointu de la voile, personne n’a idée de la ville où se déroulent les Mondiaux de Ice Sailing, sorte de chars à voile sur lacs gelés. Ça vous plante une discipline. Impossible de savoir donc avant plusieurs minutes de recherche. L’endroit a, en fait, changé à plusieurs reprises. « Ce sport est très dépendant de la météo. Nous cherchons des conditions optimales de vent et de glace jusqu’au dernier moment », explique Jörg Bohn, organisateur du mondial. Président de la fédération allemande de Ice Sailing, Bohn survole souvent les zones probables à bord d’un Cessna afin de repérer le meilleur emplacement. Cette année, l’exercice s’avère particulièrement difficile. Le lac de Müritz en Allemagne n’est pas gelé et celui de Hapsalu en Estonie, censé être le plan B, est couvert de neige. Il reste la Pologne ou la Suède. Pendant ce temps, 185 pilotes de 18 pays rongent leur frein en attendant le « Go » officiel. L’option polonaise tombe à l’eau en raison d’un hiver trop rude. Les compétiteurs convergent des quatre coins de l’Europe vers la Suède afin de rallier la petite ville d’Örebro. « En Pologne, il faisait trop froid. Lancés à plus de 100 km/h par -22°, les plus résistants n’auraient pas échappé aux engelures », précise-t-il. À Bohn entendeur. On se demande tout de même ce qui motive ces aventuriers des temps modernes, curieux de se lancer à l’assaut de lacs gelés. La question est loin d’être injustifiée. Tout juste allongé sur son embarcation réglée au gramme près, le pilote n’a pas froid aux yeux. Températures
Dans le décor majestueux du lac Hjälmaren, 44 barreurs patientent par -15° sous les ordres du starter. « c’est un sport pour les passIonnés… » négatives, déplacement à quelques centimètres au-dessus de la glace, vitesses de plus de 130 km/h, pas de harnais de sécurité, pas de freins. Tout un programme. D’autant qu’à cette vitesse-là, le moindre accident peut être fatal. « Cela procure un plaisir ultime, avoue Niklas Müller-Hartburg. Quand tu voles seul au-dessus de la glace dans un silence de cathédrale, tu entres dans un état de plénitude. C’est aussi un combat contre soi-même, la nature et les concurrents. De plus, il ne fait pas si froid, l’adrénaline tempère. » Devenu un des meilleurs mondiaux, Müller-Hartburg est responsable de projets dans le privé. Il est pilote sur glace depuis 26 ans et fait partie des 185 inscrits à la Coupe du monde. Ces derniers sont installés dans une petite baie du lac d’Hjälmaren près d’Örebro. Tous s’affairent autour des camping-cars, des voitures et des remorques contenant le matériel, les mâts sont hissés, les patins fixés et les voiles déployées. Des randonneurs se perdent parfois dans ce dédale, désorientés par la présence de tant de voiles dans le paysage enneigé. « Dans notre sport, il n’y a ni spectateurs, ni sponsors et ni chèque pour le vainqueur. Et c’est bien ainsi. Ça reste une histoire entre passionnés et idéalistes, les individus en quête de célébrité sont ici bannis. » Müller-Hartburg aime mettre les points sur les « i ». Les compétiteurs sont issus de catégories socioprofessionnelles très diverses. Conducteurs de chantiers et entrepreneurs se côtoient. Ainsi, Christian Seegers est un avocat hambourgeois de renom, Pierre Bachelin, un médecin suisse orthopédique respecté, et Jeffrey Kent, un constructeur de mâts américain. Le doyen est âgé de 79 ans, le plus jeune a 17 ans. Les participants se livrent une farouche bataille pendant une semaine. Cette compétition est divisée en trois épreuves différentes. Selon le règlement, seuls les 12 premiers de chaque catégorie peuvent se qualifier pour le tour suivant. À ce petit jeu, les Polonais, traditionnellement puissants, les jeunes et forts Estoniens et les dangereux Suédois, qui jouent à domicile, sont les favoris logiques. En ligne de mire, une place dans la flotte d’or, sorte de Ligue des Champions de Ice Sailing. Avant d’en arriver là, 38 barreurs sont au départ, dont le polonais septuple Champion du monde Karol Jabłoński et l’Américain Ron Sherry, véritable icône de la discipline en dépit de deux « petits » titres mondiaux. Tous misent ici sur un duel serré entre les deux hommes. « Pour gagner, il faut trouver le bon équilibre entre mât, bordages, voile et patins, précise Jabłoński. Si un de ces quatre éléments foire, c’est foutu ! » La course se fait sur des chars à voile monoplace de classe DN. Long de 3,65m, l’engin est habillé d’une voile de 5,57 m². Une alliance de trois patins (un de direction situé à l’avant et deux latéraux) crée cette machine de vitesse. « À 100 km/h, il est tout juste possible de maintenir le cap, avoue Lukasz Zakrzewski, numéro deux mondial. Tout mouvement de conduite brusque risque de produire un effet involontaire où le char se mettrait à tourner sur lui-même. Ce qui peut dangereusement projeter le barreur hors de sa monture. » Les trois patins jouent un rôle primordial. 73



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