The Red Bulletin n°2012-01 janvier
The Red Bulletin n°2012-01 janvier
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2012-01 de janvier

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Red Bull Media House GmbH

  • Format : (202 x 276) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 12,5 Mo

  • Dans ce numéro : entretien avec Loeb qui brise la glace.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Charles : « Après 520 jours sans lumière naturelle, je ne suis pas claustro. » HÉROS CHARLES 1 ER Six hommes – dont un français – ont passé 520 jours dans quatre modules de 550 m³. Revenu sur Terre le 4 novembre, Romain Charles garde la tête dans les étoiles. Romain Charles Né le 12 juillet 1979 à Laval (Mayenne) Cursus universitaire Diplômé en 2004 de l’Institut français de mécanique avancée Parcours pro Ingénieur dans le secteur automobile chez Mannet Hummell (Laval) en 2004 puis Sotira (Saint-Malo) de 2005 à 2010. A rejoint l’ESA (Agence Spatiale Européenne) en 2010 Loisirs Lecture, cinéma, plongée sous marine, natation, course à pied THE RED BULLETIN : Comment vous sentez-vous depuis votre « retour » sur Terre ? ROMAIN CHARLES : Pendant nos 520 jours, nous nous sommes habitués à vivre avec des ressources limitées. La redécouverte de la foule, de la nourriture fraîche, du froid de l’hiver s’est faite brutalement mais sans dommages. Sort-on indemne de cette expérience ? Toutes les expériences que nous vivons nous marquent d’une façon ou d’une autre. Cette mission n’est pas différente. Elle m’a marqué à vie. Vivre enfermé 17 mois ça vous change ! J’ai demandé aux membres de ma famille si j’étais différent. La réponse m’a rassuré, je n’ai pas changé ! À part ma pâleur... 520 jours passés dans un module sans lumière naturelle, il y a de quoi devenir claustrophobe ? Je ne le suis pas devenu. En fait, nous avions quelques expériences psychologiques qui suivaient une possible évolution de notre claustrophobie mais à aucun moment je ne me suis senti oppressé. Chaque « marsonaute » avait aussi pour objectif d’apprendre la langue d’un collègue... Un de mes objectifs pendant cette mission était d’améliorer mon niveau de russe et, même si je ne suis pas encore bilingue, je me débrouille La planète Mars excite l’imagination des hommes. beaucoup mieux. Je continue depuis que nous sommes dehors. Vous n'avez jamais eu envie de tout larguer ? Il suffisait juste de pousser la porte... Je me suis souvent posé cette question puisque des expériences psychologiques s’intéressaient à ce point en particulier. Mes motivations étaient toujours intactes et ma réponse évidente : je veux rester jusqu’à la fin de l’isolation. À votre sortie, vous avez parlé de « routine » en évoquant le rythme des journées... Certains moments de la journée étaient très « routiniers » – comme le réveil par exemple – mais j’ai tout fait pour ne pas m’ennuyer. J’avais emmené de nombreux livres pour avoir toujours quelque chose à faire lorsque le travail était fini. Ce précieux conseil – de rester occupé – m’avait été donné par un ancien collègue sous-marinier. Il vous a fallu du temps pour ne plus vous sentir sur Terre ? Lorsque je suis entré dans les modules, je me suis aussitôt dit : « Pour les 520 jours à venir, voici mon monde. » Je n’avais pas l’impression d’être dans l’espace : nous avions toujours l’apesanteur. Vous mangiez quoi pendant 520 jours ? On avait des menus stricts. Pas question d’en laisser dans son assiette. À l’aller c’était des plats de cuisine allemande, bon… pas évident. Au retour de la cuisine russe. Assez répétitif. On s’est quand même autorisé un extra pour le réveillon. Dans le cadre d’une expérience, on a fait pousser des plantes en serre alors, au retour, on a pu consommer des tomates et des poivrons. De la fraîcheur. Super ! Ça faisait du bien, on en redemandait. TEXTE : ETIENNE BONAMY. PHOTOS : STEPHANE CORVAJA/ESA (3), REX FEATURES (1)
Un des modules de la mission. Mars 500 : trois russes, un chinois, un italien et un français. Et du vin ? Ah oui, on avait du vin ! En poudre ! Vous imaginez ? À boire chaud ou froid. Vous croyez qu’il pouvait y avoir de l’alcool dedans ? C’était dégueulasse. Au programme quotidien, il y avait 8 h de repos et 8 h de loisirs. Vous en profitiez comment ? J’occupais une partie de mon temps libre à répondre aux messages de mes proches. Nous nous retrouvions aussi pour regarder un film ou jouer à un jeu vidéo. Quel trajet vous a paru le plus long ? Celui vers Mars ou le retour sur terre ? Le retour sur Terre était difficile. C’est l’absence de nouveauté qui a été le plus pesant. Nous connaissions déjà par cœur les expériences que nous devions effectuer, le choix de la nourriture allait en diminuant et la découverte de Mars était passée. Aviez-vous accès à l’actualité ? Oui, nous recevions très régulièrement les infos. Que faites-vous depuis votre retour en France ? J’ai passé un mois complet à Moscou pour la Post- Flight Data Collection. Le but était d’étudier la réadaptation de nos corps au monde normal. Depuis, je travaille avec l’Agence Spatiale Européenne pour présenter cette expérience Mars 500 et en tirer les leçons pour les futurs vols. Quels conseils donneriez-vous à l'équipage qui partira peut-être pour Mars dans 20 ou 30 ans ? Rester occupé et garder un rythme « jour-nuit » régulier. J’aurai aussi une multitude de petites recommandations à partager avec eux. Vous vous dites toujours que ça vaut le coup de tout plaquer pour passer 500 jours dans l’espace ? La réussite de la mission vaut ce sacrifice. Avez-vous toujours envie d’être spationaute ? Oui, j’ai envie de franchir ce cap. www.esa.int BULLEVARD VITE FAIT, BIEN FAIT Sportifs vainqueurs et parcours victorieux aux quatre coins de la planète. Un week-end sous le signe de Lindsey Vonn. L’Américaine a remporté haut la main le Super G et les deux descentes de Lake Louise (CA). Elle n’a pas de rivale. Ryan Sandes remporte l’U ltram ara th on du N é pa l (250 km) en 25 h 15 min et 25 secondes soit une avance de 30 min sur son dauphin... Sébastien Ogier (à droite) et Tom Kristensen lors de la course des Champions de Düsseldorf le 4 décembre dernier. Le Français, tout sourire, est désormais chez VW. Le Snowboarder anglais de 18 ans Jamie Nicholls vole la vedette à ses adversaires aux Burton Rail Days de Tokyo. 19



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