TGV Magazine n°157 septembre 2013
TGV Magazine n°157 septembre 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°157 de septembre 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Textuel La Mine

  • Format : (197 x 260) mm

  • Nombre de pages : 108

  • Taille du fichier PDF : 32,4 Mo

  • Dans ce numéro : Antoine de Caunes... retour aux sources.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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PORTRAIT AGNES OBEL CHANT MAGNÉTIQUE En 2010, un premier album acoustique d'une grande pureté avait propulsé Agnes Obel en icône pop. On attendait la suite, la voici avec Aventine, nouveau et brillant projet de cette jeune chanteuse danoise. ssise dans le patio de cet hôtel du IX'arrondissement, elle feuillette A'exemplaire de TGV magazine que l'on vient de lui montrer et s'arrête sur l'interview de une : « Ah ! Vanessa Paradis... Elle chante toujours ? Je me souviens, j'aimais bien son album avec Lenny Kraviiz, je l'écoutais tout le temps quand j'étais ado. » Première nouvelle, ceux qui s'imaginaient Agnes Obel un poil austère peuvent revoir leur copie. Certes, la Danoise trentenaire exilée à Berlin ne fait pas dans l'exubérance. Plutôt une fille discrète, voire un peu timide. Le succès considérable et inattendu de son premier album, Philarmonics, l'a-t-il changée ? Pas tant que ça. « Je travaille toujours autant, et c'est d'abord au piano que je compose, avant même de songer à poser ma voix, des paroles, des arrangements. En revanche, je crois que de voir l'effet produit par ma musique sur les gens lors des concerts, la dynamique du groupe qui m'accompagne surscène, tout ça me rend plus forte. Ce qui a changé, c'est ça : je me sens l'envie et la capacité de donner plus de puissance, plus TGV magazine 50 d'envergure à ma musique. » Pari réussi à l'écoute d'Aventine, qui passe élégamment le cap si périlleux du second album en prolongeant les pistes du premier, mais en s'essayant à d'autres formats, d'autres structures de chansons. Certaines ont été écrites avant même Philarmonics, mais des titres comme The Curse ou Run Cried the Crawling montrent clairement les nouvelles ambitions de la chanteuse. Pas une révolution, mais une inflexion passionnante qui dénote une vraie personnalité. ENJOY THE SILENCE En conversant avec Agnes Obel, on réalise que, sous des abords réservés, la jeune femme est une artiste affirmée, avec une vision assez forte du périmètre de sa musique. Un violoncelle accompagne toujours une partie de ses chansons, mais pour autant les comparaisons avec la musique classique, qui ont abondé à la sortie de Philarmonics, lui font un peu froncer les sourcils. Ses « pop songs » pourraient-elles alors s'habiller de textures électroniques plutôt qu'acoustiques ? Elle n'aime pas trop l'idée, expliquant son peu d'intérêt pour la musique électronique. Avant de se raviser : « Si vous entendez par là plutôt des arrangements, des effets, alors oui, pourquoi pas ? Après tout, c'est ce que je fais avec le son de mon piano, l'utilisation d'une pédale... » La quête d'une certaine perfection est donc ce qui guide la chanteuse danoise. Une recherche et un travail qui viennent puiser dans l'émotion et une perception des choses, du monde, que les mots ne semblent pas en mesure de toujours exprimer. Un des titres du nouvel album s'intitule justement Words are Dead. Les mots sont-ils inutiles, surtout lorsqu'on est musicien ? « Je ne sais pas, mais ce qui est sûr, c'est qu'ils ne suffisent pas à tout transcrire. Ou parfois il y en a trop pour parler d'une même chose. » On imagine volontiers Agnes Obel solitaire, composant dans une forme de recueillement ses superbes mélodies. Pas si sûr. Dans les interviews, l'évocation de son boyfriend
est récurrente. Premier à écouter ses démos, à les commenter, il occupe une place importante dans le processus d'écriture de la chanteuse. « C'est un artiste qui touche à différentes choses, musicien aussi, mais assez éloigné de moi dans ses références. Échangeravec lui m'aide beaucoup à avancer, à faire grandir ma musique. » SOURIRE AMUSÉ Si elle a réussi à construire ce début de carrière remarquable, Agnes Obel le doit aussi à son exil. Quitter Copenhague pour Berlin, où elle réside toujours, lui a permis de se dégager de l'agitation un peu stérile (pour elle) de la scène musicale danoise, où elle évoluait dans des groupes locaux. La fameuse « coolitude » berlinoise, qui fait tant fantasmer les hipsters parisiens, semble un vrai terreau créatif pour elle. « La vie, ici, est réellement plus paisible, plus facile. Le fait que la ville ne soit pas uniquement centrée sur l'argent change tout. En tant qu'artiste, ou tout simplement qu'individu, tu n'as pas la même "obligation de résultats", on ne te juge pas en fonction de ce que tu gagnes ou pas. Ça, plus le côté très verdoyant de Berlin en font une ville où je me sens à l'aise pour m'exprimer » Presque l'heure de se quitter, mais elle revient un instant sur une question posée en début d'interview à propos d'Erik Satie, influence qu'elle revendique. On lui demandait si elle portait aussi en elle l'excentricité du célèbre compositeur d'Arcueil. Elle esquisse un sourire amusé. « J'aime surtout ses silences, son épure. Mais vous avez raison, c'est un personnage fascinant, imprévisible, sa vie a dû être incroyable ! » Excentrique, Agnes Obel ? Pour l'instant, elle confesse que non, mais tout laisse à penser que la chanteuse n'a pas fini de se révéler... Agnes Obel, Aventine (Pias). TEXTE : SYLVAIN FANET PHOTO : FRANK EIDEL TGV magazine SA CARRIÈRE EN 5 DATES 1980. Naissance à Gentofte (Danemark). 1997. Intègre son premier groupe de rock. 2010. Philharmonies. 2011. Remporte cinq prix aux Danish Music Awards, dont meilleur album, meilleure interprète féminine et meilleure auteurcompositrice. SciencesPo. Executive masters Formations diplômantes pour cadres et dirigeants > Trajectoires Dirigeants > Ressources humaines > Communication > Finance d'entreprise et marchés de capitaux > Management des médias et du numérique > Management des politiques publiques > Gestion et politiques de handicap > Sociologie d'entreprise et stratégie de changement > Gestion et politiques de santé > Politiques gérontologiques et gestion des EHPAD > Dirigeant associatif Applied Labour Economics for Development > Potentiel Afrique Réunions d'information jeudis 12 septembre ou 17 octobre Inscription obligatoire sur www.sciencespo.fr/formation-continue jr il l'il VI MI MD mat L il



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