Terre Information Magazine n°252 mars 2014
Terre Information Magazine n°252 mars 2014
  • Prix facial : 3 €

  • Parution : n°252 de mars 2014

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Délégation à l'Information et à la Communication de la Défense

  • Format : (230 x 285) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 18,1 Mo

  • Dans ce numéro : République centrafricaine... un niveau de sécurité minimal.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 70 - 71  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
70 71
10. [Le 2 e RD] UNE VISION INTERNATIONALE Le 2 e régiment de dragons (2 e RD) est depuis 2005 la seule unité de l’armée de Terre entièrement spécialisée dans la lutte contre le NRBC. À l’occasion de l’intégration du régiment dans le système d’alerte de l’OTAN, rencontre avec son chef de corps, le colonel Marc Caudrillier, lors de l’exercice STEADFAST JAZZ en Pologne fin 2013. Avec le régiment médical, le 2 e RD est le seul régiment à disposer d’une haute expertise NRBC. De quels moyens spécifiques dispose-t-il, qui pourraient être utilisés pour la protection du territoire national ? Colonel Marc Caudrillier  : Nous agissons en renfort de la sécurité civile au cas où elle viendrait à manquer de moyens. Nous disposons de certains savoir-faire spécifiques, comme la capacité à ouvrir un axe grâce à une rampe qui se situe devant le camion de décontamination. Seul le 2 e RD possède ce genre de matériel unique, comme la nacelle permettant de décontaminer des engins blindés de grande hauteur ou une façade, par exemple. Quelle place occupe aujourd’hui la lutte contre le NRBC dans l’armée de Terre ? COL M.C.  : Le NRBC est au cœur des préoccupations de l’armée de Terre. Il s’inscrit pleinement dans la démarche de préparation opérationnelle et d’appui au combat. Mais nous devons aussi être capables d’utiliser nos moyens au profit de la défense du territoire et en renfort de la sécurité civile et de la brigade de sapeurspompiers de Paris (BSPP). Que signifie pour le 2 e RD la prise d’alerte de l’OTAN en 2014 ? COL M.C.  : Cette prise d’alerte, la Nato Response Force (NRF), signifie que dans l’éventualité d’un conflit de niveau otanien, nous entrerons en premier sur un théâtre d’opération. Elle concerne toutes les composantes habituelles  : terre, air, marine et forces spéciales. Mais il y a en plus une composante NRBC, propre à l’OTAN. Une Task Force spécifique est donc armée principalement TIM 252 — DOSSIER — MARS 2014 DOSSIER LE NRBC Le NRBC s’inscrit pleinement dans la démarche de préparation opérationnelle et d’appui au combat. » COL Marc Caudrillier. 1 Les équipes de reconnaissance et d’évaluation (ERE) sont destinées à intervenir sur tout événement NRBC à caractère accidentel ou terroriste, afin de renseigner les autorités sur les risques et les menaces. Elles peuvent reconnaître et délimiter une zone dangereuse, effectuer des prélèvements en vue de leur analyse, réaliser des restaurations d’urgence (colmatage de fuite) ou procéder au confinement de produits dangereux. par le bataillon NRBC provenant essentiellement du 2 e RD, mais aussi d’unités de décontamination des blessés du régiment médical, au sein d'un de nos escadrons. Une équipe d’évaluation opérationnelle (Joint Assessment Team) travaille aussi directement auprès du commandement interarmées. Comment s’est déroulée la préparation opérationnelle pour cette prise d’alerte ? COL M.C.  : L’exercice STEADFAST JAZZ qui s’est joué en Pologne a marqué la certification du bataillon NRBC et la fin d’une préparation qui a duré un an. Celle-ci a commencé début 2013 avec une phase nationale, durant laquelle nous avons mené des exercices de plus en plus importants jusqu’à certifier le poste de commandement français. Nous nous sommes appuyés sur les exercices habituels  : l’évaluation ANTARES du régiment et l’exercice FORTEL qu’a organisé l’armée de Terre en mars 2013. Au second semestre, nous sommes passés dans une phase multinationale, où les exercices ont été organisés à plus haut niveau. Comme la France arme simultanément la composante terrestre et la composante NRBC de la NRF, les deux ont joué simultanément. Le NRBC a profité des exercices de la composante terrestre pour vivre sa propre certification. Nous avons construit peu à peu un bataillon multinational, composé de Français, de Tchèques, de Polonais, de Hongrois, de Slovaques, de Roumains et d’Allemands. Quel intérêt y a-t-il, pour l’escadron déployé, de s’entraîner en multinational ? COL M.C.  : Avant tout, cela améliore la culture militaire internationale, puisque mes dra-
Exercice STEADFAST JAZZ 2013 sur le camp de Drawsko, en Pologne. Un militaire du 2 e RD oriente des soldats ukrainiens à l'entrée du centre de reconditionnement du personnel (CERPE). gons appuient des unités étrangères. Je leur demande d’aller vers les autres pour les découvrir, de comprendre comment ils fonctionnent afin de progresser eux-mêmes, c’est essentiel. Dans la NRF, le 2 e RD appuie une composante terrestre globale, donc le niveau d’exigence est élevé. Il n’est pas toujours facile de trouver un exercice qui permette de déployer le poste de commandement du régiment. Un exercice comme STEADFAST JAZZ est une occasion rêvée pour déployer un PC entier, qui plus est multinational, avec des officiers insérés. C’est d’une grande richesse et de vrais progrès sont réalisés à chaque fois. TIM  : Avez-vous l’occasion de vivre d’autres échanges avec des homologues d’armées étrangères ? COL M.C.  : Nous travaillons très souvent, à plus petite échelle, avec des unités étrangères. Par exemple, nous allons faire travailler un peloton français avec une section slovaque, au maximum deux escadrons. Nous participons tous les ans à un exercice international nommé PRECISE RESPONSE au Canada, qui est une vraie compétition entre équipes de reconnaissance et d’évaluation 1. Nous sommes également présents dans des exercices en Slovaquie, car il existe là-bas un centre permettant de s’entraîner en « toxiques réels ». À chacune de ces rencontres, il y a une motivation extraordinaire de chacun pour représenter au mieux sa nation et son régiment. l FOCUS Prise en charge d'un blessé contaminé..11 LE NRBC AU RMED Le régiment médical de La Valbonne est l’autre unité de l’armée de Terre disposant de spécialistes NRBC  : deux compagnies de décontamination NRBC, représentant plus de 6% de ses effectifs. Lorsqu’un plan de décontamination est élaboré par le NRBC, un dispositif santé est intégré pour dépolluer puis traiter les blessés. Les deux compagnies NRBC du RMED disposent de matériels, comme les unités médicales de décontamination des armées (UMDA), pouvant traiter entre 6 et 8 blessés par heure. TIM 252 — DOSSIER — MARS 2014



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 1Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 2-3Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 4-5Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 6-7Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 8-9Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 10-11Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 12-13Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 14-15Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 16-17Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 18-19Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 20-21Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 22-23Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 24-25Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 26-27Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 28-29Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 30-31Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 32-33Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 34-35Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 36-37Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 38-39Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 40-41Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 42-43Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 44-45Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 46-47Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 48-49Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 50-51Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 52-53Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 54-55Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 56-57Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 58-59Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 60-61Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 62-63Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 64-65Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 66-67Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 68-69Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 70-71Terre Information Magazine numéro 252 mars 2014 Page 72