Terre Information Magazine n°252 mars 2014
Terre Information Magazine n°252 mars 2014
  • Prix facial : 3 €

  • Parution : n°252 de mars 2014

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Délégation à l'Information et à la Communication de la Défense

  • Format : (230 x 285) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 18,1 Mo

  • Dans ce numéro : République centrafricaine... un niveau de sécurité minimal.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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:.iii:i:.i.:* ; i.i:.i.:':.** 28. 5 Force multinationale de l’Afrique centrale. TIM 252 — MARS 2014 ACTUALITÉS En direct Pendant que nous assurons la protection du camp, les démineurs de SANGARIS interviennent pour prévenir tout accident avec les munitions retrouvées. » Colonel Hakizimana, commandant du contingent burundais de la MISCAlll Tony tire quatre rafales de 12,7. Rapidement, tous les véhicules manœuvrent et le dispositif se réarticule. Blanc, Carmin et Vert, trois sections du GTIA Amarante sont à présent sous le feu. Les comptes-rendus s’enchaînent, les armes chauffent  : le canon de 20 mm, la 7,62, la Minimi, etc. Dans les véhicules, les hommes sont concentrés, le cœur battant d’adrénaline. Les ordres sont criés pour être audibles dans le vacarme métallique des détonations, mais tout le monde est attentif, professionnel et agit avec sang-froid. Le contact est engagé depuis une quinzaine de minutes quand Viper, la Gazelle du 1er régiment d’hélicoptères de combat en appui des troupes au sol, renseigne sur la présence d’une nouvelle menace  : un groupe de plus de 100 personnes progresse en direction de RDOT par l’ouest. Il semble vouloir profiter de l’échange de tirs pour attaquer les individus retranchés dans leur caserne. Quelques tirs de sommation suffiront à disperser cette foule. « SANGARIS est une mission particulière en ce sens qu’il n’y pas d’ennemi, mais pas d’ami non plus. L’objectif est de protéger la population et le maître mot de notre intervention est bien l’impartialité, explique le COL Tassel. La situation est très volatile et très complexe. Pas au niveau tactique – on sait faire du contrôle de zone, par exemple – mais pour ce qui concerne l’environnement des soldats. Ils doivent être capables de résister au stress, d’enchaîner les phases de combat intense et de maîtriser l’ensemble des savoir-faire. » Dans une même journée, en effet, une section peut être amenée à patrouiller, fouiller une cache d’armes, réagir face à une prise à partie, revenir au camp et en repartir cinq minutes plus tard pour contenir une manifestation ou venir au secours d’habitants. Autre difficulté majeure, l’opération se déroule en milieu urbain, dans une ville densément peuplée, faite de quartiers inextricables où, en dehors des grands axes, il n’existe pas d’espace ouvert et où sont imbriquées toutes les ethnies et toutes les religions. SANGARIS EN APPUI DE LA MISCA Patrouilles, contrôle de zone, vérification des cantonnements ou opérations de désarmement, dans toutes ces missions, la force SANGARIS intervient en appui de la mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA). Cette dernière, aux ordres de l’Union africaine, a été créée le 19 décembre dernier. Elle est l’héritière des missions africaines de maintien de la paix en RCA (MINURCA, FOMUC, MICOPACS, FOMAC 5) et entend apporter son soutien aux autorités nationales dans le maintien de la sécurité et de l’ordre public. Huit pays contribuent à armer cette force de 6 000 hommes  : le Burundi, la République démocratique du Congo, le Tchad, le Cameroun, le Congo Brazzaville, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Rwanda. Parmi ces 6 000 hommes, environ 600 policiers en unités constituées, composante civile de la MISCA. « Dans le cadre de la coopération avec la force SANGARIS, 10 officiers français sont insérés au sein de l’état-major de la MISCA et deux équipes du détachement de liaison tactique assurent la coordination des patrouilles et des actions communes », explique le colonel Georges, conseiller du géné-
Des bisons de la 2 e compagnie du 126 e régiment d’infanterie assurent la sécurité de la piste de l’aéroport de Bangui M’Poko lors du décollage d’un C17 de l’USAF. ral commandant la force de la MISCA. Le dispositif de contrôle de zone dans Bangui a été calqué sur celui de la MISCA, notamment au niveau du découpage géographique. « Ils ont un système de points fixes et nous assurons, de notre côté, les patrouilles mobiles et la QRF, détaille le COL Tassel. Nous intervenons là où la MISCA ne peut pas aller ou lorsqu’elle n’est pas pleinement opérationnelle. L’idée est d’appuyer sa montée en puissance et son déploiement. » Devant la caserne « De Roux », en cette fin d’aprèsmidi, les VAB des sapeurs du 17 e régiment du génie parachutiste attendent justement le feu vert du colonel Hakizimana, le commandant du contingent burundais de la MISCA, pour entamer une opération de dépollution de la caserne abandonnée par ses occupants. Le contingent burundais ne disposant pas de capacité de déminage, ce sont les forces françaises qui interviennent. « Pendant que nous assurons la protection du camp, les démineurs de SANGARIS interviennent pour prévenir tout accident avec les munitions retrouvées », précise le colonel. Une caisse de munitions de 7,62 françaises, 15 obus de mortier, une caisse de grenades à main, la comptabilité va bon train. Sur le camp, des hangars pleins à craquer d’armement en tous genres donneront du travail à tous pendant plusieurs jours. Même si la situation reste incertaine dans la capitale, elle semble s’être apaisée depuis le 10 février, avec la réouverture de certaines écoles, de marchés et de commerces. La coopération se joue aussi en province. Les compagnies blanc, jaune, vert et carmin, du GTIA Amarante, ont ainsi assuré des opérations de contrôle de zone à M’Baïki, en attendant l’arrivée du contingent gabonais chargé de prendre le relais. Actuellement, c’est un GTIA complet qui est déployé en dehors de Bangui, dans l’ouest du pays, pour favoriser la prise en compte de la situation par la MISCA, conformément au mandat donné à Sangaris. Les quatre heures de secousses infernales, le temps du trajet de piste cabossée qui sépare cette ville du sud-ouest de la capitale, ne laissera certainement pas un souvenir agréable aux passagers du camion GBC ou à ceux des VAB qui, dès leur arrivée, sont déjà prêts à poursuivre la mission. Le changement d’ambiance d’un quartier à l’autre, l’alternance rapide et curieuse des acclamations et de sifflets réprobateurs de la foule au passage des véhicules, sans logique d’appartenance ni uniformité de posture, illustrent en revanche le paradoxe et la difficulté de cet engagement. « Une mission sans ennemi, ni ami, et un environnement volatile et très complexe », résume le COL Tassel.l.29 Des sapeurs du 17 e régiment du génie parachutiste et des soldats burundais de la MISCA (Mission internationale de soutien à la Centrafrique), participent aux opérations de récupération et de comptage des munitions abandonnées. TIM 252 — MARS 2014 I



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