Terre Information Magazine n°248 octobre 2013
Terre Information Magazine n°248 octobre 2013
  • Prix facial : 3 €

  • Parution : n°248 de octobre 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Délégation à l'Information et à la Communication de la Défense

  • Format : (230 x 285) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 19,9 Mo

  • Dans ce numéro : haute surveillance dans la région méditerranéenne.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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40. [Nageurs de combat] L’ÉCOLE DU SILENCE Raid nautique  : infiltration de nuit. TIM 248 — OCTOBRE 2013 VIE DES UNITÉS Se former Fin mai, après cinq mois passés à l’école de plongée de Saint-Mandrier-sur-Mer, près de Toulon, 11 stagiaires terriens et marins sont encore en lice pour le prestigieux certificat de nageur de combat. Il leur reste deux mois d’efforts avant d’obtenir le précieux sésame qui leur permettra de rejoindre entre autres les rangs de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Immersion en eaux sombres. Texte  : CNE Élodie BARNIER Photos  : CCH Alexandre DUMOUTIER, école de plongée de Saint-Mandrier-sur-Mer Lundi de Pentecôte, jour chômé pour certains, 8h. En salle d’instruction, 11 stagiaires terriens du cours des nageurs de combat écoutent attentivement les consignes. Le rythme est donné  : une semaine compte 7 jours, une journée dure 24 heures. Le stage est dense. « Messieurs, votre mission  : dans la nuit du 20 au 21, neutraliser en discrétion et sans signature les objectifs à haute valeur ajoutée », annonce le premier maître (P.M) S.T.Les élèves sont jeunes, 26 ans en moyenne. Ils sont marins ou terriens et viennent d’unités commandos marine ou de différents régiments de l’armée de Terre. Mais ils suivent ensemble, à Saint-Mandrier, la même formation  : celle de nageur de combat. Exigeant, fatigant, ce stage est la promesse d’un sésame ouvrant les portes, pour les uns, du commando Hubert 1, pour les autres, du service Action de la DGSE. RÉPUTATION SURÉVALUÉE L’appellation « Centre parachutiste d’entraînement aux opérations maritimes » (CPEOM) cache, en réalité, un des centres du service Action de la DGSE. Les agents, affectés au CPEOM, sont tous spécialistes des opérations maritimes. Unité clandestine, discrète et mystérieuse, elle est la promesse de missions singulières et d’entraînements hors normes. Pour rejoindre ce « club fermé », la formation est longue et éprouvante. Le cours nageur souffre cependant d’une réputation d’inaccessibilité surévaluée. « Beaucoup de candidats se mettent une barrière et c’est dommage, regrettent les instructeurs. Sans tomber dans l’excès inverse et être surpris que ce soit
Mise à l’eau d’un stagiaire lors d’un exercice de pose d’explosif sous-marin. dur, il faut juste savoir que c’est possible. » En pratique, le taux de sélection est comparable à n’importe quelle unité des forces spéciales. « Il faut mettre le chauffeeau sur marche forcée pendant quelques temps, plaisante le PM R.D., avant d’ajouter plus sérieusement, et, surtout, il faut avoir la volonté d’aller au bout. » « C’est une parenthèse de vie », explique le second maître J.T., un des stagiaires. « C’est un investissement personnel dans la durée, on se coupe de tout, on n’a le temps pour personne. C’est une vie de moine pendant la formation, avec le risque de ne pas terminer, mais ça vaut le coup. » DIFFICULTÉS SURMONTABLES Remettre en question une carrière confortable pour palmer pendant des heures, de jour comme de nuit, et risquer d’être écarté du stage à tout moment, l’offre est à première vue modérément attractive. Pour autant, les difficultés sont surmon- tables et les freins relatifs. « J’ai suivi la voie hiérarchique pour déposer ma candidature. Mon chef de corps m’a reçu et m’a dit qu’il comprenait mon choix. Je pensais que ça coincerait, mais non, il m’a encouragé », témoigne le BCH Q.C. Au-delà des procédures d’accès, l’élimination en cours de stage n’est pas synonyme de défaite. Ceux qui sont écartés durant la formation ne sont pas surpris. La décision est en effet transparente et n’intervient qu’au bout de six avertissements. « Quand ils sont dans le rouge, ils le savent, mais cela ne signifie pas qu’ils sont mauvais, insiste le lieutenant de vaisseau S.L. Ils ne sont pas faits pour ça ou ils se sont blessés pendant le stage. Quoi qu’il en soit, ils ont pris le risque de se remettre en question, et c’est loin d’être facile. » Dans tous les cas, les hommes qui ont fait ce pari en sortiront grandis. C’est un cours qui donne confiance en soi et qui enseigne une nouvelle façon de travailler. « Si on m’avait dit que j’étais 1 Le commando d’action sous-marine Hubert est l’unité de nageurs de combat du Commandement des opérations spéciales (COS). Un stagiaire s’équipe en vue de l’exercice..41 Ce qu’on demande, ce sont des qualités mentales et de la rusticité. » Premier maître B. capable de naviguer pendant quatre heures dans un port, de nuit, sans faire surface, je ne l’aurais pas cru, s’amuse le LTN G. On est bluffé par le niveau auquel les instructeurs nous amènent. Nous réalisons vraiment que nous pouvons repousser nos limites. » AIMER L’EAU Une bonne préparation physique est importante, mais ce n’est pas là que se joue la partie. Tous les stagiaires admis sont passés par le « gabarit d’accès ». Ils possèdent les qualités fondamentales nécessaires pour suivre le cours. Mais ce qui va faire la différence, ce sont le moral et la régularité. « Avec le recul, on s’aperçoit qu’il n’y a pas de profil type  : grand, petit, musclé ou maigre, témoigne le PM M.B. Ce qu’on demande, ce sont des qualités mentales et de la rusticité. Il faut pouvoir enchaîner les activités sans se poser delll TIM 248 — OCTOBRE 2013



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