Terre Information Magazine n°246 jui/aoû 2013
Terre Information Magazine n°246 jui/aoû 2013
  • Prix facial : 3 €

  • Parution : n°246 de jui/aoû 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Délégation à l'Information et à la Communication de la Défense

  • Format : (230 x 285) mm

  • Nombre de pages : 76

  • Taille du fichier PDF : 19,9 Mo

  • Dans ce numéro : l'European union training mission Mali... un gage de stabilité.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 28 - 29  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
28 29
28. tim 246 — juillet-août 2013 actualités En direct Au début, les gens sont hébétés par la violence physique et émotionnelle du choc. L’urgence est vitale. Puis la vie reprend et les problèmes sécuritaires surviennent. Les émeutes sont des réactions de survie d’une population en détresse. » LCL Yver, CDC du DTA 33 e RIMa.lll sonne parmi les réfugiés. Le jeu d’acteur s’interrompt pour l’adjudant Stéphane Gras- Goavec. Ce chef de section du 1er régiment de spahis est en mission courte durée au DTA 33. Avec sa compagnie, il est le plastron pour animer l’exercice et change de rôle selon le scénario. À l’autre bout du fil, le commissaire du PC avant négocie avec le propriétaire terrien qui héberge le camp gaulois. L’adjudant, qui campe ce rôle, accuse les militaires de pollution au gasoil sur l’une de ses parcelles. Il réclame une expertise et un dédommagement financier. Le ton monte entre les deux hommes qui s’engagent dans une lutte d’intérêts.'.[,•- -,, Parasites Le capitaine Christophe Larue appartient à la direction de l’exercice. Observateur inséré au PC avant, il anime aussi discrètement le plastron. En distillant quelques conseils aux petits groupes qui viennent régulièrement réclamer des vivres aux portes du camp, il fait monter la pression d’un cran. « Par l’injection d’incidents, concrets ou non, il faut en permanence créer un bruit autour de la mission principale de sécurisation et d’assistance. Le scénario est piloté rênes courtes. En situation réelle, de nombreux éléments parasiteraient la mission principale. Il faut pouvoir parer n’importe quelle éventualité et rester réactif », insiste-t-il. Les convois de ravitaillement sont ainsi régulièrement perturbés. La population tente de faire main basse sur la cargaison des ONG. Les distributions d’eau doivent être organisées sous haute surveillance pour éviter les débordements. D’autres incidents sont joués  : le préfet, venu visiter les installations dédiées aux réfugiés, a besoin d’une escorte pour faciliter ses déplacements face à une population en détresse ; des check points sont positionnés sur les axes stratégiques de circulation pour canaliser les mouvements ; le service d’infrastructure de la Défense est sollicité pour reconnaître les ponts et les bâtiments avant l’arrivée des experts séismes. La situation générale mobilise le service de santé des armées. Suite à des accidents de la circulation en P4 ou lors du montage du camp de réfugiés, des victimes sont désignées afin de jouer la prise en charge médicale du premier échelon, jusqu’à l’évacuation sanitaire en Casa vers la Martinique. De l’assistance au contrôle de foule Les militaires déployés pour l’exercice sont épuisés et agissent simultanément sur tous les fronts. Après les lourdes pluies tropicales, le soleil se fait mordant sur les peaux déshydratées. Six jours après le séisme, les esprits s’échauffent. L’assistance à la population peut aussi, lors de catastrophes naturelles, prendre une tournure inattendue lorsque le désarroi laisse place à la colère. La population éprouvée manque de tout et la situation se détériore. Les mesures de sécurité sont renforcées pour parer les incivilités des réfugiés. Des mouvements de protestation se font entendre à proximité du camp militaire, qui doit éviter les débordements. Le plastron joue alors une population révoltée et les soldats appliquent les techniques de gestion du mouvement de foule pour repousser les tentatives d’agression. Le lieutenant-colonel Bruno Yver est chef de corps du DTA 33. Projeté en GuadeloupeL,,
Face à une population en colère, la sécurité doit être renforcée. suite au séisme, il commande le PC avant. Fort de son expérience en Haïti en 2010, il a déjà été confronté aux réactions de la population face à une catastrophe naturelle de cette ampleur. « Au début, les gens sont hébétés par la violence physique et émotionnelle du choc. L’urgence est vitale. Puis la vie reprend et les problèmes sécuritaires surviennent, témoigne-t-il. Nous travaillons les deux phases. Le scénario est très réaliste. Il faut pouvoir coordonner les besoins pour y répondre, tout en contenant l’insatisfaction générale. Les émeutes sont des réactions de survie d’une population en détresse. Il faut faire preuve d’intelligence de situation. » Si la Guadeloupe reste dans l’esprit collectif une destination idyllique pour un séjour sous les tropiques, le risque sismique n’en n’est pas moins présent. Entre les Caraïbes et l’Amérique, la vitesse de convergence des plaques tectoniques est de deux centimètres par an et plus de 500 séismes sont enregistrés annuellement. « La vulnérabilité des habitations précaires et le contexte d’urbanisation sur l’arc antillais justifient pleinement la nécessité de cet exercice. Une exigence constante pour apporter notre concours aux secours et à la population sinistrée, comme nous l’ont prouvé les événements tragiques en Haïti », soutient le contre-amiral Georges Bosselut, commandant les forces armées aux Antilles. l focus Le RSMA en renfort Pour intervenir suite aux cyclones ou aux tsunamis, le régiment du service militaire adapté (RSMA) de Guadeloupe propose une filière de formation spécifique. Le module « sauvetage-déblaiement » forme à la reconnaissance de zones sinistrées et la recherche de victimes, avec le soutien d’une équipe cynophile et en appui des équipes de secours du département. Suite à un tremblement de terre ou à un effondrement d’immeubles, les volontaires du SMA fouillent les décombres pour retrouver les rescapés, sous les gravats. Mais dans le cadre du plan ORSEC, le RSMA ne doit pas seulement participer à l’organisation des secours, il est aussi en mesure d’effectuer des travaux publics pour remettre en état les infrastructures. À ce titre, la filière « conducteurs d’engins voirie et réseaux divers » du RSMA de Martinique est déployée en renfort, en Guadeloupe. Sa mission  : élargir une piste d’accès à un site touristique. « Nous travaillons au profit de l’office national des forêts (ONF), dans le cadre de l’exercice CARAÏBE. Il n’y a pas de lien direct avec le tremblement de terre, mais le terrassement suite à un glissement de terrain entre dans nos compétences. Il était aussi important pour nous de tester nos capacités de déploiement sur un chantier »,.29 souligne le capitaine Benoît Colombier, officier adjoint de la compagnie de formation professionnelle. Tractopelle et camionbenne rejoignent alors par BATRAL les minipelles et compacteurs de Guadeloupe. En dehors du cadre tactique de l’exercice, le RSMA a saisi l’occasion de mettre en application sa formation sur un chantier concret. À quelques mètres, enfoncée dans la forêt tropicale, la filière bois s’est aussi mobilisée. Elle s’active sur la confection d’une passerelle de 350 mètres de long et 3,5 mètres de haut. Ce projet permettra de faire découvrir le milieu tropical aux personnes à mobilité réduite. Chantier de terrassement conduit par le RSMA Guadeloupe. tim 246 — juillet-août 2013



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 1Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 2-3Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 4-5Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 6-7Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 8-9Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 10-11Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 12-13Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 14-15Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 16-17Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 18-19Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 20-21Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 22-23Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 24-25Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 26-27Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 28-29Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 30-31Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 32-33Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 34-35Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 36-37Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 38-39Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 40-41Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 42-43Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 44-45Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 46-47Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 48-49Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 50-51Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 52-53Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 54-55Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 56-57Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 58-59Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 60-61Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 62-63Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 64-65Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 66-67Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 68-69Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 70-71Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 72-73Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 74-75Terre Information Magazine numéro 246 jui/aoû 2013 Page 76