Terre Information Magazine n°245 juin 2013
Terre Information Magazine n°245 juin 2013
  • Prix facial : 3 €

  • Parution : n°245 de juin 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Délégation à l'Information et à la Communication de la Défense

  • Format : (230 x 285) mm

  • Nombre de pages : 76

  • Taille du fichier PDF : 23,1 Mo

  • Dans ce numéro : dossier sur l'école nationale des sous-officiers d'active.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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08. tim 245 — dossier — juin 2013 DOSSIER l’ensoa [La formation générale de deuxième niveau (FG2)] Retour aux sources Considérée comme la maison mère des sous-officiers, l’ENSOA assure depuis 2005 la formation initiale de tous les sous-officiers (hors Légion et BSPP) de l’armée de Terre. Elle les accueille également tout au long de leur carrière, leur assurant un langage commun nécessaire à l’exercice de leur métier et à la conduite de leur mission. Ici on forme des hommes qui ont vocation à être des techniciens mais aussi des chefs, annonce le général Frédéric Thuet, commandant l’ENSOA. Un sous-officier à la française, c’est à la fois un spécialiste et un meneur d’hommes. On lui demande d’avoir un cerveau, du cœur et du courage. » Les engagements actuels confirment cette spécificité. On ne peut plus dire qu’il y a des spécialistes et des gens « au contact ». Un mécanicien engagé en opération extérieure qui part dépanner un véhicule doit savoir réagir, rendre compte, commander sa manœuvre et mettre en œuvre les fondamentaux du métier de soldat. Tous ces savoir-faire, il les aura appris pendant sa formation initiale et entretenus lors de sa formation de deuxième niveau. Socle commun La formation des sous-officiers est divisée en deux parties. La première est validée par l’obtention du certificat militaire de premier niveau, le CM1, à l’issue de la formation générale initiale. Pour entamer une seconde partie de carrière et aspirer à passer du statut de contractuel à « de carrière », les sous-officiers doivent obtenir le brevet supérieur de technicien de l’armée de Terre (BSTAT). Pour cela, une fois qu’ils ont réussi les épreuves d’accès au second niveau (EA2), ils doivent suivre une formation générale et une Quelle que soit la spécialité, c’est important que tout le monde passe par ici car ça donne un langage commun. » CNE Estelle Péquin. 5 Combat Proterre. Élève sous-officier du 2 e bataillon en exercice de restitution finale à Avon. autre de spécialité, toutes les deux de deuxième niveau (FG2 et FS2). Le cumuldes deux notes est pris en compte pour l’attribution du BSTAT. Si la formation de spécialité est dispensée au sein des écoles d’armes, la formation générale est, quant à elle, centralisée à l’ENSOA depuis 2005. « Organisée sur 15 jours à Saint-Maixent, elle alterne les cours de formation tactique 5 et les enseignements techniques d’exercice de l’autorité, de gestion des ressources humaines ou de droit des conflits armés », explique le capitaine Estelle Péquin, commandant d’unité. Ce stage donne à tous les mêmes bases, un socle commun qui leur permet de remplir les missions de l’armée de Terre. 18 cadres gèrent en moyenne 1 400 stagiaires par an, répartis en promotion de 100 à 150 élèves. « Quelle que soit leur spécialité, l’instruction est uniforme. C’est important que tout le monde passe par ici car ça donne un langage commun », ajoute le capitaine. « Si chacun faisait la FG2 dans son régiment il y aurait sûrement des différences, alors que là, c’est le même son de cloche pour tout le monde, et puis revenir quelques années après, c’est vraiment sympa. L’ENSOA, c’est la maison mère. Tout le monde en plaisante, mais on y est très attaché, c’est ici qu’on a gagné notre grade de sergent », confirme le sergent-chef Mickaël Lai Cho Toat, du 1er RCA, sur le point de terminer sa FG2.
[Le recrutement rang] Soldats émérites Tous les ans, des militaires du rang sont admis dans le corps des sous-officiers via le recrutement rang. Pendant quatre jours, ils suivent une formation d’acculturation au sein de l’ENSOA. Le MDL Philippe Huard, sélectionné cette année, a accepté de revenir sur cette expérience. avec fierté mais beaucoup de pudeur que le maréchaldes-logis Philippe Huard raconte son passage du corps C’est des militaires du rang à celui des sous-officiers. Engagé en 1998 à l’état-major du commandement de la force logistique terrestre à Montlhéry, il est muté en 2009, au moment de la dissolution de l’organisme, à l’ENSOA. À 30 ans, quelques opérations extérieures à son actif, il décide alors de donner un nouveau souffle à sa carrière et de tenter le recrutement « rang » pour devenir sous-officier. « Je me suis engagé à 17 ans ½. Je n’avais pas de diplôme, mais je suis rigoureux et exigeant. Je voulais progresser, évoluer encore et rattraper ce que n’avais pas fait plus jeune, explique-t-il. Je n’ai.09 pas raccroché le recrutement « semi-direct », mais je ne voulais pas renoncer. Je m’étais ouvert toutes les portes, j’avais validé tous mes stages, et même obtenu une validation des acquis de l’expérience (VAE), alors je me suis lancé. » Reconnaître l’expérience Le recrutement « rang » permet aux militaires du rang de rejoindre le corps des sous-officiers après plusieurs années de carrière. « Il est ouvert, sans condition d’examen, aux engagés qui totalisent au moins 14 ans d’ancienneté. C’est l’expression la plus pure de la reconnaissance de notre institution. Il n’y a pas d’examen, c’est un système de mérite et de validation des acquis », explique le général Frédéric Thuet, commandant l’ENSOA. Les dossiers des candidats sont envoyés après avis de leur chef de corps, puis sélectionnés par une commission de la direction des ressources humaines de l’armée de Terre (DRHAT). « Quand on m’a appris la nouvelle, il a fallu qu’on me le répète plusieurs fois, raconte le MDL Huart dans un sourire. J’étais super content et fier aussi d’avoir été sélectionné parmi les meilleurs. Ensuite, tout est allé très vite ». Le stage d’acculturation organisé à l’ENSOA pour permettre aux militaires du rang de s’adapter à leurs futures responsabilités, dure cinq jours. « C’est rapide, mais adapté à notre expérience. On était une centaine. On a eu des cours de pédagogie, des séances d’information et j’ai été très agréablement surpris par la sérénité de cette compagnie, témoigne le MDL. Jusqu’au dernier moment, je n’ai pas trop réalisé. La remise de galons, je n’osais pas y penser. Le jour de la cérémonie, j’avais une boule dans le ventre et envie de rire tellement j’étais nerveux. J’ai été très fier d’appartenir au corps des EVAT, et aujourd’hui, je suis très fier d’être sous-officier. » Je voulais progresser, évoluer encore et rattraper ce que je n’avais pas fait plus jeune. » MDL Philippe Huard. tim 245 — dossier — juin 2013



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