Terre Information Magazine n°245 juin 2013
Terre Information Magazine n°245 juin 2013
  • Prix facial : 3 €

  • Parution : n°245 de juin 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Délégation à l'Information et à la Communication de la Défense

  • Format : (230 x 285) mm

  • Nombre de pages : 76

  • Taille du fichier PDF : 23,1 Mo

  • Dans ce numéro : dossier sur l'école nationale des sous-officiers d'active.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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04. tim 245 — dossier — juin 2013 DOSSIER l’ensoalll compris, transitent par l’ENSOA, quel que soit leur recrutement. Créée il y a 50 ans, elle est depuis 1998 et la dissolution de l’école nationale technique des sous-officiers d’active (ENTSOA) l’unique école des sous-officiers. C’est la seule école de l’armée de Terre à former la totalité d’un corps. Véritable « maison mère », elle assure la formation initiale de tous les futurs sergents et, depuis 2005, la formation de deuxième niveau également. Quatre bataillons, divisés chacun en deux compagnies de quatre à cinq sections, accueillent en moyenne 5 000 élèves par an. Environ 1 100 stagiaires sont présents chaque jour. Ils ont été recrutés directement à partir du civil, ou dans le corps des militaires du rang pour les « semi-directs » et les « rangs ». La durée de formation est différente pour chacun. Les « directs » suivent une formation initiale de huit mois au cours de laquelle ils apprennent les fondamentaux du métier de soldat. Pour les « semi-directs », qui bénéficient déjà d’une certaine ancienneté et de beaucoup d’expérience, elle est de quatre mois. Les « rangs » enfin suivent ici un stage d’acculturation de quatre jours avant de recevoir leurs galons. Pour entamer une seconde partie de carrière et entretenir les fondamentaux du métier de soldat, les sous-officiers reviennent pendant 15 jours suivre une formation de deuxième niveau (FG2). « Au bout de sept ans, ça me fait plaisir de revenir et de voir que les choses ont évolué  : une nouvelle place d’armes, de nouveaux outils. Nous aussi, on n’a plus le même rôle ; on regarde les jeunes qui sont là, on se souvient du temps passé et on voit aussi l’avenir », témoigne le sergentchef Mickaël Lai Cho Toat, du 1er régiment de chasseurs d’Afrique (1er RCA), en FG2. L’ENSOA n’est pas restée figée dans une pédagogie d’un autre temps, ni prisonnière d’outils démodés ou obsolètes. Au service des forces, elle a évolué avec son temps. Appuyer les forces À Saint-Maixent-l’École, dans les Deux-Sèvres, l’ENSOA est implantée dans le quartier Coiffé. C’est la partie principale, le cœur de l’école, dans lequel on trouve notamment l’état-major, les bâtiments d’instruction mais aussi les logements des élèves. Les pas de tir et les infrastruc- A L’ENSOA est bien plus qu’une école. Dans une école, on transmet un savoir-faire. Ici, on transmet aussi un savoir-être. » GAL Thuet, commandant l’ENSOA. tures sportives (un gymnase, une piscine, quatre parcours d’obstacles et une piste d’audace) sont installés juste derrière, sur « Panier fleuri ». À quelques kilomètres, à Avon et à La Roche Picher, les stagiaires peuvent s’entraîner en terrain libre et au combat en zone urbaine. La résidence du général et le musée du sous-officier, respectivement situés dans les quartiers Largeau et Marchand, complètent l’ensemble des emprises rattachées à l’école. Au total, l’ENSOA, c’est 1 085 hectares. « Nous avons des moyens adaptés à notre mission. Nous avons su évoluer en fonction des besoins de l’armée de Terre en nous appuyant sur les RETEX et du matériel récent. Nous disposons d’un pas de tir moderne. Nous avons également des simulateurs qui permettent de faire travailler nos élèves, explique le général Thuet. Nous avons ce qu’il faut et de bon niveau. » Appuyer les forces, c’est 1 Slogan du cinquantenaire de l’ENSOA.
14 juillet 2011. Défilé des élèves de l’École nationale des sous-officiers d’active (ENSOA) sur les Champs-Élysées. zoom Plaque commémorative à Saint-Maixent. le souci permanent du commandant de l’école, et c’est aussi ce qui a motivé la diversification des missions de l’école. Rompue aux techniques d’enseignement, l’ENSOA assure ainsi, en plus de sa mission principale, des stages d’anglais opérationnel et la formation des futurs formateurs ainsi que celle des « référents instruction ». Enfin, pour les militaires du rang qui ont réussi le concours des officiers d’active des écoles d’armes (OAEA), l’école propose une formation accélérée en juillet. « Pendant quatre semaines, ils viennent ici en immersion. L’objectif, c’est de les aider à franchir la marche », explique le lieutenant-colonel Michel Sueur. « L’ENSOA mène une vraie action au profit de la force, insiste le général. L’armée de Terre peut s’appuyer sur les compétences de l’école pour former des sousofficiers et l’ensemble des cadres en langue et en comportement. » « Je ne suis pas propriétaire de cette école, mais j’y suis très attaché. C’est une école de qualité qui a la capacité à être le creuset de tous les sous-officiers de l’armée de Terre », conclut le général. La section « en instance de rattachement à une promotion » (IRP)  : Depuis 2010, les élèves sous-officiers qui se sont blessés et qui sont dans l’incapacité médicale de suivre la formation pendant plus de deux mois sont rassemblés au sein de la « section IRP ». Jusqu’alors, ils étaient laissés inactifs dans les compagnies le temps de leur convalescence. Cependant, les élèves s’ennuyaient et avaient ensuite trop de mal à rattraper leur retard. Grâce à cette section, directement subordonnée au commandant de la formation, ils peuvent réviser et entretenir leurs acquis. Une fois rétablis et après avis médical et du chef de section, ils sont rattachés à une promotion tout juste incorporée ou qui vient de passer le certificat militaire élémentaire, selon le niveau atteint par l’élève au moment de sa blessure. La création de cette section a permis de limiter le nombre des départs. focus Pour moi, un sous-officier c’est  : « Un technicien certes, mais d’abord un chef. Quelqu’un qui commande avec son cerveau, son cœur et son courage. » GAL Frédéric Thuet, commandant l’ENSOA. « Un meneur d’hommes, capable de commander à son niveau et qui a envie de continuer à apprendre et à progresser. » CBA Christian Haag, commandant le 4 e bataillon de l’ENSOA. « Pour moi, c’est être un chef, c’est beaucoup de fierté, et c’est toujours aller de l’avant. » SCH Mickaël Lai Cho Toat, stagiaires FG2. « Un chef qui commande, à l’écoute, un pilier de l’armée de Terre. » MDL Philippe Huard, secrétaire du corps de l’ENSOA..05 « Au-delà d’être un technicien, c’est avant tout quelqu’un qui va être au contact des hommes, qui va les commander et leur permettre de mener à bien la mission. » LCL Patrick Deschenes, commandant le 1er bataillon de l’ENSOA. « C’est un chef à qui on confie une mission et qui va conduire ses hommes. » CNE Stéphane Jolivot, commandant d’unité de la 1 re compagnie du 1er bataillon. « Un cadre responsable de ses hommes. Un meneur d’hommes. Quelqu’un qui a appris des savoir-faire et des savoir-être. » LCL Christophe Simon, commandant le 2 e bataillon de l’ENSOA. « Une passerelle entre l’officier et les hommes du rang, un cadre au contact des hommes. » MCH Dalila Hamdi, sous-officier presse au SIRPAT. tim 245 — dossier — juin 2013



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