Terre Information Magazine n°244 mai 2013
Terre Information Magazine n°244 mai 2013
  • Prix facial : 3 €

  • Parution : n°244 de mai 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Délégation à l'Information et à la Communication de la Défense

  • Format : (230 x 285) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 20,1 Mo

  • Dans ce numéro : opération Panthère III... coup de pied dans la fourmilière.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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46..•.1.5'•:..., :.•.:.. ; :.•:... Changer d’affectation est toujours synonyme de stress  : l’ordre de mutation officiel tarde parfois à arriver, la famille presse pour avoir une adresse ou inscrire les enfants dans leur future école. Cette situation anxiogène augmente lorsqu’on est muté en région parisienne. Pourtant des solutions existent. Pour 3 000 demandes annuelles, le BLRIF dispose de 10 655 logements auxquels s’ajoutent 230 logements en attente de livraison. Loin de l’image d’un service qui ronronne 1, ce bureau s’adapte en permanence au mouvement des emprises militaires. « Afin d’éviter que notre parc vieillisse, nous en améliorons constamment la qualité. Notre objectif est de le rendre plus attractif. Depuis quatre ans, toutes les opérations se font autour de Balard pour anticiper les futurs besoins », indique tim 244 — mai 2013 vie des unités Découvrir [Le BLRIF] Recherche maison ou appartement Face à la crise du logement, la mutation en région parisienne devient un véritable parcours du combattant, source d’angoisse et de tension. Le bureau du logement en région Île-de-France (BLRIF) propose des solutions au personnel de la Défense affecté dans la région. Zoom sur ce service clé encore méconnu, mais souvent décrié. Texte  : LTN Eloïse ROSSI• Photo  : CCH Alexandre DUMOUTIER monsieur Dominique Baraille, chef du BLRIF. Depuis peu, plusieurs propositions de logement peuvent être envoyées simultanément aux candidats qui ont ainsi le choix entre quatre offres. Son adjoint, le lieutenant-colonel Didier Aussavy, ajoute  : « Il faut en moyenne un mois entre une inscription et une acceptation de logement. À Paris, aucune structure ne va aussi vite  : il y a en moyenne cinq ans d’attente dans le parc social parisien. Nous restons performants, car nos contraintes sont énormes. » Sont prioritaires pour le BLRIF les familles à faibles revenus, les parents isolés ou ceux exerçant des emplois opérationnels. Afin de ne pas verrouiller le parc, la mobilité est aussi un critère primordial pour les civils et les militaires. Si le besoin en studios est aujourd’hui comblé, les familles nombreuses sont souvent défavorisées car peu de logements sont dimensionnés 1 Désormais, il est possible de recevoir des SMS en cas de proposition de logement et de consulter son dossier sur le site internet du BLRIF. 2 GSBDD de Saint- Germain-en- Laye, Versailles, Villacoublay, Vincennes, Paris- Ecole-militaire, site de Balard et BDD de Montlhéry. pour les accueillir. Parmi les difficultés observées, persiste celle du relogement. Les demandeurs n’ont plus les mêmes exigences qu’à leur arrivée. Ils souhaitent laisser leurs enfants dans les mêmes écoles, ne pas s’éloigner de la nounou et conserver la stabilité familiale qu’ils ont construite en arrivant. Contrairement aux idées reçues, le parc immobilier doit être occupé sans interruption, car tout logement vide doit être rendu au bailleur. « Garder des appartements sous le coude devient alors un non-sens en matière de gestion, affirme le LCL Aussavy. Hors plan annuel de mutation, il nous arrive alors d’attribuer des logements plus grands, pour ne pas perdre le parc. » Au cas par cas Depuis son retour de séjour en 2010, l’adjudant-chef David E. est chargé de clientèle au BLRIF. Il suit les clients et locatifs dont les noms commencent par M ou E. À chaque réception d’un nouveau dossier, il étudie les ressources financières du foyer et la composition de la famille du demandeur. Comme tous les militaires du service, il renonce, le temps de cette mutation, à son uniforme et à son grade. « Au début, c’est perturbant de se présenter au téléphone comme Monsieur E., mais cette consigne se justifie, car elle évite les pressions hiérarchiques que nous pourrions subir. D’autant qu’à notre niveau, nous gérons les dossiers mais n’avons pas la main sur les propositions qui sont envoyées. Les bureaux sont dissociés pour garantir un maximum d’étanchéité et empêcher toute tentation de favoritisme. » Très exposés aux tensions légitimes des candidats, les chargés de clientèle font souvent tampon pour calmer les réactions excessives. « Nous nous faisons finalement plus d’amis que d’ennemis à ce poste. Certains clients m’ont déjà fait appeler à l’accueil pour me remercier », reconnaît cependant
l’adjudant-chef. Isolés pour éviter les tentatives de pression, deux sous-officiers croisent les disponibilités et la typologie des logements avec les revenus des candidats correspondants. Ils envoient près de 8 000 propositions par an. Ce sont les « rapprocheurs ». Pour ne pas proposer de logement à plus d’une heure de transport du lieu de travail, l’environnement global est pris en compte, à l’aide de logiciels comme Google Earth ou le site de la RATP. Du logement social au conventionné, aucun détail n’est laissé au hasard. « Il faut savoir analyser les dossiers. Nous sommes soumis aux exigences du bailleur et à la législation sur le logement social. Les critères d’éligibilité sont très stricts », précise le sergent-chef Thomas D. Quatre personnes d’armées différentes visent les propositions avant envoi. Le cas particulier du très convoité XV e arrondissement de Paris et de ses 350 logements fait l’objet d’un contrôle plus approfondi, lors des attributions. « Quand on arrive de province, la mutation en Île-de- France est vécue comme un choc géographique. La première proposition est souvent mal perçue. La surface des logements est plus petite, notamment dans les programmes neufs. Mais notre prestation reste exceptionnelle, surtout quand on compare avec le civil », ajoute le SCH D. Si le BLRIF est une aide pour le personnel de la Défense muté en Île-de-France, il n’est en aucun cas un droit au logement. Une opération de gestion fine des logements occupés est lancée chaque année, en croisant les informations fournies par les directions des ressources humaines des armées. L’objectif est de faire libérer les lieux en temps utile. À terme, ce service sera destinataire de l’ensemble des ordres de mutation, afin d’avoir une meilleure visibilité des logements qui se libèrent et des familles qui rejoindront la garnison. l WOE Apssi$a 66 calld-WA% Quand on arrive de province, la mutation en Île-de-France est vécue comme un choc géographique. Mais notre prestation reste exceptionnelle, surtout quand on compare avec le civil. » SCH Thomas D., rapprocheur. Les cadres célibataires.47 Créé le 1er janvier 2011, le bureau interarmées de l’hébergement en région Île-de-France (BIHRIF) centralise les demandes d’attribution de chambres pour les officiers, sous-officiers et civils de la Défense. Basé à l’état-major soutien Défense-Paris, situé à Saint-Germain-en-Laye, ce service mutualise les capacités d’hébergement des trois armées, dans sept zones 2. « Notre mission est d’attribuer un hébergement au plus près du lieu d’activité à tous les cadres affectés en Île-de-France qui en font la demande et qui ne sont pas propriétaires ni locataires d’un logement à moins d’une heure trente de leur lieu de travail », précise la capitaine Audrey Debesse, adjointe au chef de bureau. Les candidatures sont priorisées en fonction de l’indice de solde et du quotient familial. Quant à la redevance, elle varie en fonction des prestations liées à l’entretien des locaux. Pour l’année 2013, plus de 5 700 places sont disponibles pour 4 026 hébergés. « Nous avons largement de quoi héberger tout le monde. Certaines zones sont toutefois plus demandées que d’autres pour des questions de délais de transport. Mais 94% de nos hébergés sont à moins d’une heure de leur lieu de travail. Les célibataires, géographiques ou non, subissent souvent les mutations parisiennes, mais il faut les rassurer  : tous auront une chambre, mais pas forcément située au plus près de leur affectation », poursuit la CNE Debesse. Paris intramuros est la zone qui offre le plus de postes d’affectation. Ses 785 lits sont donc logiquement les plus convoités. Pour anticiper l’essor de Balard, la tour F, nouvellement acquise à proximité du site, offre déjà 300 lits supplémentaires depuis avril 2012. tim 244 — mai 2013



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