Terre Information Magazine n°243 avril 2013
Terre Information Magazine n°243 avril 2013
  • Prix facial : 3 €

  • Parution : n°243 de avril 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Délégation à l'Information et à la Communication de la Défense

  • Format : (230 x 285) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 18,2 Mo

  • Dans ce numéro : opération Serval... la réponse à la menace.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10. DOSSIER Les périodes militaires [Les PM de perfectionnement] L’étape supérieure D’une durée de 19 jours, la PM supérieure (PMS) a pour objectif d’évaluer le potentiel et les capacités du candidat à suivre une formation d’officier ou de sous-officier, et de renforcer les liens entre les jeunes et le monde militaire. Elle doit aussi permettre d’orienter ceux qui souhaitent intégrer ultérieurement une école de formation initiale de l’armée de Terre. Sur le camp de Fontevraud, une fine pellicule de neige recouvre la ferme de Bellevue. Cette grande bâtisse battue par le froid glacial abrite pour quelques jours 71 étudiants en classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) des lycées militaires. « À la rentrée, tous les élèves en classe préparatoire font une PMD. Ensuite, ceux qui veulent tenter le concours de Saint-Cyr effectuent cette PM supérieure afin de conforter leur vocation. Nous détectons les aptitudes au commandement et, en fin de cycle, l’encadrement renseigne une fiche d’appréciations en fonction du comportement du jeune », explique le capitaine David Almanzy, commandant d’unité des premières années en CPGE au Prytanée national militaire. Cette aptitude au commandement résulte d’une observation, tout au long de la formation, du comportement du candidat. L’évaluation juge les stagiaires sur leur sens pédagogique, la tim 243 — dossier — avril 2013 Près de 42 PMS ont été organisées en 2012 pour 1 118 stagiaires, dont 15,5% de filles. La moyenne d’âge des candidats était de 24 ans. cohérence de leur raisonnement, leur engagement physique, leur rusticité, leur attitude envers le groupe et leur esprit d’initiative et d’entraide. Une vision réelle du terrain Cette PMS existe depuis deux ans au lycée militaire de La Flèche. Le colonel Jacques Duffour, chef de corps, justifie sa création  : « Ce stage est adapté à un public d’étudiants en classe préparatoire et s’intègre dans leur cursus scolaire. Il a pour but de leur donner une vision réelle du terrain. Il permet de réfléchir aux fondamentaux du métier de militaire et de définir le rôle du chef. » Après une heure de réflexion par groupe sur l’exercice du commandement, les étudiants se dirigent vers la zone urbaine d’exercice. La mission du jour  : monter à l’assaut du village défendu par du plastron et le libérer. Pierre Vermeersch est en prépa littéraire  : « Je suis volontaire pour cette PM car elle me permet de
Grimage avant une manœuvre tactique. toucher du doigt le métier que je souhaite exercer. Officier ou sous-officier, je vise aujourd’hui le plus haut. » Ancien du 13 e régiment de dragons parachutistes, l’adjudant Tony Derouet commande le plastron qui tiendra le village. Déplacement en tiroir ou en perroquet, les assaillants progressent en mode tactique. « Contact à droite ! », annonce-t-il à son groupe. « On tient la position ! Feu ! » Chargés à blanc et BTB vissés au bout du canon, les Famas détonnent sur ordre de l’adjudant. « Ces étudiants ont un excellent niveau académique et, si ils n’intègrent pas Saint-Cyr, d’autres voies s’offrent à eux pour embrasser une carrière militaire. On arrive à évaluer les profils entre ceux qui sont là exclusivement pour Cyr et d’autres qui souhaitent développer leur esprit militaire. Mais il n’y a pas de pré-sélection ici, c’est le concours d’entrée qui tranchera. » Élève de la Corniche, Charles Barailles est radio et suit le chef du plastron. « Cette PM représente les prémices de l’armée. Elle permet de voir à quoi ça ressemble et d’être au contact de cadres qui ont une expérience opérationnelle riche », estime-t-il. Fin de l’exercice. Grenades et munitions sont épuisées. Alors que l’encadrement vérifie les mesures de sécurité, le colonel Duffour conclut  : « Nos étudiants abordent le b.a.-ba du métier. Sur cet exercice, ils ont compris l’importance de l’appui mutuel. C’est un métier rustique et c’est aussi les pieds dans le froid et l’humidité que l’on arrive le mieux à réfléchir sur ses choix et estimer la force de son engagement militaire. ».11 Quel est l’objectif des PMS et quelle population est concernée ? CNE Charvet  : Nous organisons deux sessions de PMS par an et pouvons accueillir jusqu’à quatre sections simultanément. L’objectif est de permettre aux jeunes de découvrir le monde militaire et de tester leur motivation. Nous recevons prioritairement des candidats au recrutement en tant qu’officier, car nous connaissons parfaitement les attentes en termes de profil. Nous jugeons le potentiel sans discrimination entre les stagiaires et leurs projets initiaux. Certains candidats au recrutement sous-officier se révèlent pouvoir être de bons officiers et inversement. Par exemple, l’an dernier la DRHAT nous a envoyé un stagiaire sergent réserviste pour tester ses capacités à devenir officier. Comment évaluer l’aptitude au commandement d’un jeune candidat ? CNE Charvet  : Du premier au dernier jour, nous faisons une évaluation continue des candidats, en les mettant en situation de commandement, comme nous le faisons avec nos élèves officiers. En situation tactique sur le terrain ou pédagogique autour des séances d’ordre serré, nous évaluons l’aisance des jeunes, leur autorité naturelle ou encore leur raisonnement. Individuellement, nous les menons le plus loin possible pour nous faire une idée de leurs capacités et donner une image objective du potentiel de chacun. L’encadrement est-il adapté ? CNE Charvet  : Pour ces missions nous bénéficions d’un encadrement riche constitué d’un chef de section, de son adjoint et de trois chefs de groupes. Cet effectif permet de répondre avec justesse aux attentes des candidats. Ces cadres viennent de toutes les unités et les chefs de groupe sont souvent de jeunes sous-officiers sortant d’école pour qui la pédagogie est naturelle. Parfois ce sont aussi les officiers élèves du 1er bataillon qui tiennent le rôle de chef de section, ce qui est formateur à double titre et donne une vraie plus-value. Le saviez-vous ? Trois questions… au capitaine YannCharvet, Officier adjoint à l’instruction du 4 e bataillon de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr. Depuis le cycle 2013, la PMS est un préalable à la formation initiale des réservistes de recrutement direct (chef de section et chef de groupe Proterre). Des directives à paraître préciseront le volume des places offertes pour ces populations ainsi que les modalités de mise en œuvre. tim 243 — dossier — avril 2013



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