Terre Information Magazine n°242 mars 2013
Terre Information Magazine n°242 mars 2013
  • Prix facial : 3 €

  • Parution : n°242 de mars 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Délégation à l'Information et à la Communication de la Défense

  • Format : (230 x 285) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 16 Mo

  • Dans ce numéro : en direct du centre national d'entraînement commando... l'école unique des savoir-faire commandos.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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42. [Secouriste] tim 242 — mars 2013 vie des unités Exercer Le CCH Sida prodigue les premiers soins lors d’un exercice d’évacuation de blessé. La vie des autres En plus de son métier principal en compagnie, un militaire du rang peut exercer la fonction de brancardier secouriste, puis devenir auxiliaire sanitaire. L’obtention de ces qualifications est valorisante, comme en témoignent le caporal-chef Alain Givaudan, du régiment de marche du Tchad, et le caporal-chef Anderson Sida, du 2 e régiment d’infanterie de marine. Texte  : CNE Céline BRUNETAUD• Photos  : CCH Alexandre DUMOUTIER Je suis chef d’équipe, en mesure d’être chef de groupe et pilote VBCI si besoin, mais je suis aussi brancardier secouriste au sein de ma section », explique le caporal-chef Givaudan, en manœuvre avec ses collègues du régiment de marche du Tchad sur le camp de Mourmelon. « Je voulais rendre service à mes camarades. Comme j’ai mon diplôme de premier secours en équipe de niveau 1 et 2, je me suis porté volontaire pour devenir brancardier secouriste », ajoute-t-il. Son chef de section, le lieutenant Clément Martel, s’empresse de compléter  : « Avoir un brancardier secouriste au sein d’une section est une plusvalue indéniable. Il a tous les savoir-faire nécessaires pour intervenir en cas de blessures superficielles, voire plus graves. » Le brancardier secouriste est en mesure de pratiquer, en urgence, les gestes de premiers secours. « Sous le feu, je connais mon métier de chef d’équipe. Comme brancardier secouriste, je sais aussi comment extraire un blessé, prodiguer les premiers soins, perfuser, reconnaître une zone pour le poser de l’hélicoptère lors d’une évacuation sanitaire… », précise le CCH Givaudan. Le brancardier secouriste rend compte de la situation à l’échelon technique santé qui lui est immédiatement supérieur via le « 9 line MEDEVAC » 1. Il connaît et sait utiliser les matériels d’immobilisation pour une atteinte traumatique. Il peut assurer le transport d’une victime avec les moyens de dotation réglementaires. « Parfois, il faut utiliser les moyens du bord, comme un Famas en guise d’atèle pour une jambe cassée », ajoute-til. Pour en arriver là, il a obtenu son certificat pratique de brancardier secouriste (CP BS). Il a passé le niveau 1 de sauvetage au combat au centre d’instruction santé de
l’armée de Terre (CISAT) de Metz. Tous les six mois, le CCH Givaudan effectue un recyclage au sein de la cellule secourisme de son régiment. Indispensables à la manœuvre Tout comme le CCH Givaudan, le CCH Sida, du 2 e régiment d’infanterie de marine, voulait être plus qu’un combattant. Il était tireur ERYX 2. Après un séjour au Sénégal en 2009, il a souhaité se spécialiser dans le domaine médical. Il a suivi la formation de quatre semaines au CISAT pour obtenir le CP BS. « J’ai ensuite été projeté avec le régiment en Afghanistan. Là-bas, j’ai soigné des camarades victimes d’entorses, mais j’ai également été confronté à des blessures de guerre. » À son retour d’OPEX, il souhaitait évoluer encore. Le CCH Sida a alors passé un certificat technique élémentaire auxiliaire sanitaire spécialisé au régiment médical 1 Message en neuf points de demande d’évacuation. 2 Missile antichars Le CCH Givaudan, brancardier secouriste du RMT, au cours d’un exercice. Nous sommes considérés comme des pions indispensables à la manœuvre. S’il arrive quelque chose, nos camarades savent qu’ils peuvent rapidement être pris en charge. » CCH Sida. de la Valbonne. Il est à présent auxiliaire sanitaire (AUX SAN) en compagnie de combat. « Mon boulot consiste à suivre le personnel de la compagnie, à savoir par exemple si tous sont à jour de visite systématique annuelle. Lorsque je le peux, je passe du temps à l’infirmerie pour parfaire mes connaissances. Je suis aussi une personne de confiance dans la compagnie. Mes camarades viennent facilement vers moi lorsqu’ils ont un souci médical. Si le problème est grave, j’en parle au médecin qui les recevra. Je suis le lien entre la compagnie et le cabinet médical. » Avec l’Afghanistan, le regard des.43 Légende. unités combattantes a changé sur le métier. « Auparavant, nous étions mis à l’écart du dispositif au sein d’un groupement tactique interarmes. On ne savait pas quoi faire de nous. Maintenant, nous sommes considérés comme des pions indispensables à la manœuvre. S’il arrive quelque chose, nos camarades savent qu’ils peuvent rapidement être pris en charge », confie avec fierté le CCH Sida. En outre, ces qualifications ouvrent des portes pour une reconversion dans le civil. « Après l’armée, j’envisage de devenir ambulancier ou brancardier dans les hôpitaux », avoue le CCH Givaudan. l tim 242 — mars 2013



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