Terre Information Magazine n°242 mars 2013
Terre Information Magazine n°242 mars 2013
  • Prix facial : 3 €

  • Parution : n°242 de mars 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Délégation à l'Information et à la Communication de la Défense

  • Format : (230 x 285) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 16 Mo

  • Dans ce numéro : en direct du centre national d'entraînement commando... l'école unique des savoir-faire commandos.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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% S:iiSiii iiSY•..•.:.•:e 36. tim 242 — mars 2013 vie des unités Innover -• [Navalisation du NH90] dans l’air marin C’est à partir du Dixmude, un bâtiment de la Marine nationale, qu’a été conduite début décembre la campagne de navalisation du NH90. Pendant 15 jours, le groupement aéromobilité de la section technique de l’armée de Terre (GAMSTAT) a testé les aptitudes en mer du Caïman, le nouvel hélicoptère de notre armée. Texte  : CNE Élodie BARNIER• Photos  : ADC Gilles GESQUIèRE 1 Place de stationnement d’aéronef sur le pont d’envol. 2 Commande de puissance permettant de faire monter ou descendre la machine. Sur le BPC Dixmude, le personnel du GAMSTAT s’affaire autour d’un hélicoptère Caïman après appontage. Le bâtiment est « route 310 », vent à midi pour 35 nœuds. Sur quel spot 1 voulez-vous apponter ? », interroge le lieutenant de vaisseau Cindy Chambon, responsable du pont d’envol. Depuis la passerelle aviation du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Dixmude, elle aperçoit le Caïman en approche. « Demande autorisation d’atterrir spot 4, pilote à droite », lui répond le lieutenantcolonel Frédéric Tortel, aux commandes de l’appareil. La permission obtenue, le pilote collationne et précise  : « Vert appontage spot 4, décalé babord, pilote à droite. » La machine encore au-dessus des flots est tout près. À vue, guidé par le directeur de pont d’envol, le pilote mène son approche pour arriver légèrement au-dessus du pont, « travers le spot », c’est-à-dire à côté du bateau, à hauteur de son point d’appontage. Gilet jaune fluo et casque antibruit assorti, le « chien jaune », comme on les appelle, l’attend. Bras écartés, mains en l’air, il fait signe au pilote
de s’avancer. Les pales semblent frôler la tour de contrôle. L’opération est délicate. En stationnaire audessus de l’emplacement, le pilote réduit prudemment la puissance. Il surveille le roulis et le tangage du bateau tout en baissant le pas collectif 2. Les freins serrés, il se pose entre deux vagues. C’est le premier appontage de la journée, le premier d’une longue série pour ce Caïman du GAMSTAT en pleine campagne de navalisation. Tester les limites « Avant leur mise en service opérationnel, les matériels passent par une phase d’expérimentation technicoopérationnelle, explique le colonel Martial Langlois, chef de corps du GAMSTAT. L’objectif est d’éprouver les systèmes d’armes et de soutien Ci-dessus  : NH90 en campagne de navalisation. Visite des 50 heures sur un Caïman dans le hangar hélicos du BPC. dans toutes les conditions d’emploi que l’armée de Terre est susceptible de rencontrer en opération, d’en définir les limites d’utilisation et les procédures de façon générale. » Températures extrêmes, capacité d’emport maximale, mise en œuvre de jour et de nuit, l’environnement opérationnel complet de l’appareil est alors évalué. Comme tous les hélicoptères de nouvelle génération, le NH90 doit pouvoir opérer à partir de la mer. L’opération HARMATTAN, conduite en Libye en 2011, a plus que jamais démontré cette nécessité. La Marine nationale s’est d’ores et déjà équipée du NH90. La version terrestre, un peu différente, est quant à elle éprouvée pour la première fois. Depuis la passerelle d’aviation, une partie de l’équipe de marque du GAMSTAT et des techniciens d’Eurocopter, observent les réactions du Caïman et partagent ses observations. La navalisation est un exercice interarmées, puisque terriens et marins travaillent en étroite collaboration, mais c’est aussi un exercice conjoint avec la direction générale de l’armement et les concepteurs. Aux mains des mécaniciens Si Américains et Britanniques savent opérer à partir de la mer, les nations qui disposent de cette capacité sont MM.37 Décoller et apponter, c’est la partie visible, mais la mise en œuvre de la maintenance à partir des bateaux est tout aussi essentielle et complexe. » GAL Olivier de la Motte. peu nombreuses. Celles aptes à conduire des opérations mais aussi à assurer la maintenance de leur appareil sur un bateau le sont encore moins. Sur le pont d’envol, chargé de gueuses de fonte pour tester sa capacité d’emport maximale, le Caïman s’apprête à décoller. Rotor tournant, entre un Tigre et un Cougar, il attend son tour. Appontage monomoteur (en cas de panne d’un des deux), à puissance limitée ou en simulant la dégradation du pilote automatique, les pilotes enchaînent les scénarios avant de rendre l’appareil aux mécaniciens. « Décoller et apponter, c’est la partie visible, mais la mise en œuvre de la maintenance à partir des bateaux est tout aussi essentielle et complexe, insiste le général Olivier de la Motte, commandant l’aviation légère de l’armée de Terre (ALAT). L’exemple de l’engagement anglais pendant HARMATTAN est significatif. Ils étaient capables de mener des opérations de combat à partir de bateaux, mais ne pouvaient pas assurer les opérations de maintenance et donc tenir dans la durée. » Au terme de ces 15 jours de campagne, la plupart des capacités de mise en œuvre du Caïman à partir de la mer auront été testées. Le concours du centre d’expérimentation pratique de l’aéronautique navale aura enfin permis la qualification « appontage » des deux pilotes du GAMSTAT. À leur tour ils pourront former et qualifier les futurs pilotes terriens du NH90. l tim 242 — mars 2013



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