Tennis Revue n°3 mar/avr/mai 2013
Tennis Revue n°3 mar/avr/mai 2013
  • Prix facial : 4,90 €

  • Parution : n°3 de mar/avr/mai 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 37,4 Mo

  • Dans ce numéro : quart de finaliste surprise à l'Open d'Australie, le Français Chardy rêve tout haut désormais.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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"LE CÔTÉ GENTIL GARÇON DE TSONGA M’AGACE" DR
CATHERINE On sait que vous êtes passée du tennis à la littérature (« Déclassée - de Roland-Garros au RMI » en 2007 et « Le tour de ma vie » en 2008 aux éditions du Panama, Ndlr). Qu’est-ce qui vous a poussé à changer du tout au tout ? Je suis sortie du circuit très brisée et j’avais envie de raconter un peu mon histoire et en même temps de me réparer. C’est par les mots que je vais pouvoir également me reconstruire. Se reconstruit-on tout le temps ? Ma foi, j’ai l’impression qu’on est sans cesse à vouloir se défendre et ce sera le thème de mon prochain livre puisque je sors fin avril un opus qui s’intitule « Détraquements » (aux éditions Michalon, Ndlr). Un livre provocateur ? Je me permets quelques libertés en effet, c’est ma manière de raconter cette détresse financière, tout le mépris et l’indifférence du système juridique qui est également complice de cette violence employée par des gens plus fort que vous. Aujourd’hui, le combat continue. Je suis toujours en train de me défendre. Vous expliquez dans votre autobiographie que vous avez connu des difficultés financières avec le fisc. Votre situation s’est-elle a- méliorée ? Non, absolument pas. Pour ça, je ne suis pas née dans le bon pays ! Tout a commencé dès 15 ans. Quand vous avez votre propre père qui vous prend pour un pigeon et bien tout démarre mal. Mon métier ne m’a pas protégé. Je suis encore en procès depuis 2007 contre une grande société de crédit. J’ai à faire à de véritables escrocs et malheureusement la justice, là encore, ne fonctionne pas. J’ai eu un mal fou à prouver mon innocence. Aujourd’hui, je ne suis pas du tout ambitieuse, je n’ai absolument aucun avenir, je vis au jour le jour. J’ai 47 ans, je vis toujours chez ma mère, je n’ai qu’elle. Comment en êtes-vous arrivée là ? Ne valaitil pas mieux partir en Suisse comme beaucoup l’ont fait ? Tant que le système sera là pour punir et pas pour être juste, j’encourage tous les joueurs français à partir ! J’aurais pu, mais j’étais déjà en détresse financière. Le système fiscal n’a pas été adapté pour les joueurs de tennis. On joue sans filet ! Avez-vous pensé à vous investir dans le tennis comme entraîneur par exemple ? Peut-être que ça m’aurait motivé d’entraîner, mais honnêtement pas à plein temps. Je pense que j’ai beaucoup de choses à donner et à apporter, mais faut-il encore que la fédération vienne nous chercher ! Je regrette qu’elle ne sélectionne que des exjoueurs ou joueuses qui ont suivi la filière fédérale. Quel regard portez-vous sur le tennis féminin aujourd’hui ? Le tennis féminin perd ses tournois. Aujourd’hui, on trouve plus de 50% des tournois que je jouais à l’époque jumelés à ceux des hommes parce que le tennis féminin va mal ! Que pensez-vous de Marion Bartoli ? Le problème de Marion, c’est malheureusement son père qui est entraîneur, mais des pères en équipe de France on n’en veut pas ! Il fait un travail sans doute remarquable, mais il faut qu’elle comprenne qu’on ne peut pas amener tous les papas en équipe de France ! A un moment donné, il faut savoir séparer les choses. Maintenant, si elle avait le côté patriotique à vouloir absolument jouer pour la France, elle aurait très bien pu se séparer de son cher papa... (depuis cet entretien, Marion Bartoli a accepté de rejouer en Fed Cup, Ndlr). Quelle joueuse aimez-vous regarder ? Il n’y en a pas beaucoup qui trouvent grâce à mes Tennis Revue n°3 - mars-avril-mai 2013 QUE DEVIENNENT-ILS ? TANVIER « Les joueuses se ressemblent toutes aujourd’hui » Personne n’a oublié cette jolie blonde qui faisait penser à Björn Borg version féminine bien sûr, qu'on surnommait d’ailleurs "Borguette". Aujourd'hui reconvertie dans la littérature (elle a aussi joué en 2010 dans le film "Socialisme" de Godard), celle qui a remporté 12 titres sur le circuit WTA, a été championne de France en 82, médaillée de bronze aux J-O de Los Angeles en 84, porte un regard sans concession sur le tennis féminin. yeux car justement elles se ressemblent toutes ! Je ne parle pas sur le plan de la combativité, je peux vous parler dans ces cas-là de Razzano qui a été extraordinaire contre Serena lors du dernier Roland- Garros. Mais est-ce que le jeu à proprement parler m’intéresse ? Non, donc je le regarde à peine ! Y a-t-il quand même une joueuse française capable de créer une bonne surprise cette année ? Je regarde beaucoup de tennis, mais plutôt le tennis masculin. J’aime le côté spectaculaire de Gaël Monfils qui est extraordinaire. Après, il y a Tsonga qui est pas mal, mais son côté gentil garçon m’agace. Il est toujours content quand il perd contre Djokovic ou les autres. Je suis issue d’une génération où on se faisait la gueule quand on se serrait la main ! Il y a beaucoup de joueurs Français qui sont aux anges d’arriver en quarts ou en huitièmes de Grand Chelem, mais ils ne vont pas plus loin parce que bon ça leur fait des vacances... Un Yannick Noah faisait vraiment la gueule quand il perdait. Cette détestation de la défaite n’existe plus aujourd’hui et ça c’est regrettable. Comment expliquer que le tennis féminin n’arrive pas à trouver une numéro 1 mondiale qui dure et que le top 10 change si souvent contrairement au tennis masculin et son fameux big 4 ? Les niveaux se sont rapprochés chez les filles. Elles se ressemblent, elles jouent pareillement donc le niveau se rapproche. Elles cherchent le coup dur dès la première frappe. Il n’y a plus de variations dans le jeu, la volée n’existe plus ! Est-ce la faute des entraineurs ? On part sur du formatage, on prend une copie et on s’y attache. Les filles ne pensent pas à développer un autre système de jeu. Cela vient évidemment dès le départ des entraîneurs. Le tennis féminin se masculinise-t-il ? Le côté féminité me dérange dans le sens où les joueuses ne sont pas des mannequins, mais d’abord des athlètes. Le côté glam, les joueuses qui cherchent absolument à incarner ce côté glamour me fatigue. De plus, les cris hystériques de la majorité des joueuses... C’est rédhibitoire pour moi. Surtout qu’à l’entraînement, elles ne le font plus. Propos recueillis par Raphaël Bodolec 91



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