Tennis Revue n°3 mar/avr/mai 2013
Tennis Revue n°3 mar/avr/mai 2013
  • Prix facial : 4,90 €

  • Parution : n°3 de mar/avr/mai 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 37,4 Mo

  • Dans ce numéro : quart de finaliste surprise à l'Open d'Australie, le Français Chardy rêve tout haut désormais.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Les tennismen sont trop souvent catalogués comme des chanceux, qui gagnent très bien leur vie en faisant leur passion, voyagent autour du monde et donc ils ne seraient pas à plaindre. La réalité est parfois tout autre et parfois la lassitude s’installe. Ce n’est pas du jour au lendemain que l’on devient champion de tennis. Et c’est souvent plus de 20 ans de sa vie qu’il faut donner pour réussir là où d’autres échouent car ils n’ont pas le mental pour accepter tous les sacrifices que cela engendre. Souvent mis sur le court par les parents à quatre ou cinq ans, arriver vers 20-25 ans, l’envie de jouer se fait moins forte c’est certain et c’est alors le moment où s’installe une certaine lassitude. Pris dans Entre le genou de Nadal, le poignet de Del Potro, le dos de Federer, les physiques des meilleurs joueurs mondiaux ont été mis à rude épreuve ces dernières années. Genoux, é- paules, déchirures, tous les joueurs, et pas seulement les meilleurs mondiaux, sont logés à la même enseigne, connaissent leur lot de blessures plus ou moins graves. Victime d’une mononucléose il y a deux ans maintenant, Robin Sodelring a vu sa trajectoire brisée en plein vol : « Je n’ai plus joué depuis juillet 2011. Le plus problématique et difficile à vivre, c’est que ma santé est fluctuante avec des rechutes où je me suis vraiment senti très mal. Je vais bien au quotidien, mais parfois j’ai ces baisses. Je me sens bien, alors je recommence à m’entraîner et je me dis que dans deux mois ça y est je vais pouvoir revenir. Et puis là j’en fais un peu trop et je le paye. Mais au fil des mois, je sens que je vais mieux quand même. Je sens que j’ai moins de baisses. Le corps des sportifs de haut niveau est soumis à de tels rythmes qu’il arrive un moment où il dit stop. » Si La lassitude, l'autre danger des pros un tourbillon avec ses premières victoires puis encore des victoires qui en appellent d’autres, le joueur ne prend pas immédiatement conscience qu’il se met en danger : « C’est vrai qu’on commence tôt et notre vie est très rapidement centrée sur le tennis. Il faut avoir un bon entourage pour arriver à couper de temps en temps. Sinon, si on reste dedans et on ne trouve jamais l’occasion de s’arrêter. Moi, normalement, en fin de saison j’ai plutôt une lassitude. L’année dernière, ça n’a pas été le cas car j’ai fait un changement d’entraîneur, j’avais décidé de repartir sur quelque chose de plus nouveau » explique Gilles Simon. Après des années à arpenter les courts, les joueurs sont las de la pression permanente, las du rythme infernal des tournois qui s’enchaînent, d’être en déplacement tous les ans, toutes les semaines. C’est dur pour le mental et le physique et ce n’est pas une surprise que les carrières soient de plus en plus courtes. Afin de remédier à ce problème et à d’autres, une réforme du calendrier est d’ailleurs à l’étude. Une réforme soutenue ardemment par les meilleurs joueurs mondiaux, ceux qui ont forcément le plus de poids. 54 Tennis Revue n°3 - mars-avril-mai 2013 V.P. Le Suédois Soderling ne sait toujours pas quand il pourra reprendre. le Suédois a dû mettre provisoirement sa carrière entre parenthèses, d’autres ont été plus chanceux car ils peuvent continuer de jouer malgré les douleurs : « Dans mon cas, ce n’était pas possible de continuer car j’étais trop affaibli. Quand c’est une blessure, parfois, on peut passer sur la douleur. C’est différent » explique encore Söderling. Cela a été le cas de Roger Federer qui au début du mois de janvier 2012 souffrait d’un problème musculaire au dos. Il a été gêné toute la saison, mais malgré le fait de ne pas être à 100%, le MARDY FISH, LE COURAGEUX Le printemps 2012 aura joué un sale tour à Mardy Fish. Alors qu’il était dans le top 10, l’Américain s’est retrouvé confronté à des problèmes de santé assez graves. Le joueur de 30 ans, a, en effet, été victime d’arythmie cardiaque et à partir du mois de mars il s’est retrouvé diminué. Prenant son courage à deux mains et malgré la douleur, l’Américain a tenu à poursuivre sa saison et il n’a mis un terme à celle-ci qu’au mois d’octobre. Même s’il a déclaré forfait pour l’Open d’Australie, il ne stoppe pas pour autant sa carrière, continuant à jouer malgré la maladie. Opéré en mai, il a repris l’entraînement en décembre après quelques vacances et a repris le chemin des courts en février. Boosté par de bonnes nouvelles sur sa santé qui s’améliorerait, il veut profiter de sa présence sur les courts pour oublier la maladie. Tandis que pour d’autres cela peut être un frein, pour lui, c’est le meilleur des remèdes. V.P.
Suisse a réalisé une superbe saison, redevenant numéro 1 mondial. Il a prouvé qu’à 31 ans, il n’était pas fini comme certains l’ont pensé un peu trop prématurément. Martin Del Potro, blessé au poignet, continue lui aussi à jouer. Mais cette blessure qui s’est déclenchée en 2010 et dont il s’est fait opérer la même année le gêne régulièrement. Il en a, notamment, de nouveau souffert à la fin de l’année 2012 en demi-finale de la Coupe Davis face à la République tchèque. Une blessure qui requiert des soins et de la patience tout comme les genoux de Rafael Nadal qui ont forcé le joueur espagnol à mettre un terme prématuré à sa saison en plein milieu d’année 2012 et rater ainsi les Jeux Olympiques de Londres, Wimbledon, l’US Open ou le Masters en fin de saison. L’ancien numéro un mondial a également dû déclarer forfait pour le premier Grand Chelem de la saison en Australie. Les plus folles rumeurs ont De Tatiana Golovin à Mario Ancic, de nombreux tennismen dont certains avaient des carrières qui s’annonçaient prometteuses, ont dû arrêter suite à des blessures ou des douleurs qui n’étaient tout simplement plus supportables. NADAL VA REPRENDRE, SODERLING S’INTERROGE couru à son sujet, certains observateurs n’hésitant pas à affirmer qu’il allait devoir mettre un terme à sa carrière. A 26 ans seulement. Finalement, après huit mois d’absence, Nadal a été autorisé Leur corps leur a mis un carton rouge et aujourd’hui ils se retrouvent en marge du court. Ils, ce sont ces nombreux joueurs ou joueuses qui n’ont pas choisi la fin de leur carrière, c’est le physique qui leur a imposé. Alors que Robin Soderling ne s’est toujours pas résolu à remiser sa raquette dans le placard, un autre joueur de tennis, victime d’une mononucléose comme le Suédois a lui franchi le pas. A vrai dire, il n’avait pas trop le choix. Après trois ans d’incertitude et de tentative de se débarrasser d’une forme grave de mononucléose, le Croate Mario Ancic (en photo) a décidé, à 26 ans, de mettre un terme à sa carrière en 2010. Le Croate avait atteint la 7ème place mondiale en 2006 et semblait promis à un Tennis Revue n°3 - mars-avril-mai 2013 par les médecins à revenir sur les courts en février. Vainqueur de Nadal et Federer par le passé et ancien membre du top 5 mondial, capable de battre n’importe quel joueur sur le circuit, Robin Soderling regarde ses différents retours sur le circuit avec envie. Mais s’il est toujours sur la touche, il ne désespère pas de revenir un jour et montre ainsi le même caractère de combattant qu’il avait sur le court : « Je sens que j’ai encore au moins cinq ans de tennis en moi. Malgré mes rechutes, je vais essayer de revenir. Je vais voir comment la situation évolue et je ne me voile pas la face non plus. Je n’exclus pas l’idée que ce ne sera peut-être pas possible de revenir sur le circuit. » Forcément, plus les mois passent, plus un retour du Suédois sur les courts et a un très bon niveau devient hypothétique. n Valérie Pratdessus Ils ont arrêté à cause de leur corps avenir prometteur, mais à partir de 2007, plus rien n’a été comme avant. Il a commencé à se plaindre de douleurs qui ne l’ont plus quitté. Comme Soderling, il a tout fait pour pouvoir rejouer, mais c’était devenu impossible. Le Français Arnaud Di Pasquale est arrivé à la même conclusion lorsque l’accumulation des blessures et une hernie discale, en 2003, l’ont conduit à arrêter sa carrière. Régis Brunet et DÉCHIRURE DES LIGAMENTS POUR MARY PIERCE, DOULEURS AU DOS POUR TATIANA GOLOVIN Pascal Portes ont, eux, été victimes de blessures bien connues et que redoutent tous les tennismen, le tennis elbow et la pubalgie. Ils ne s’en sont jamais remis et après des mois de lutte et des allersretours entre l’infirmerie et les courts, ils ont dit stop. Vainqueur à Roland-Garros, Marie Pierce n’a jamais pu vraiment reprendre sa carrière après sa déchirure des ligaments tout comme Sarah Pitkowski après sa blessure à l’épaule ou Tatiana Golovin et ses douleurs au dos. On le voit, la France a payé un lourd tribut aux blessures et avec l’accélération des rythmes de matches et les cadences infernales du calendrier, la liste ne devrait pas s’arrêter là malheureusement. Il ne serait pas étonnant qu’elle s’allonge dans les années à venir. V.P. 55



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