Tennis Revue n°2 jan/fév 2013
Tennis Revue n°2 jan/fév 2013
  • Prix facial : 5,80 €

  • Parution : n°2 de jan/fév 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 32,8 Mo

  • Dans ce numéro : Djokovic toujours plus fort... le n°1 mondial ne craint plus personne.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 66 - 67  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
66 67
66 SES DÉBUTS L’idée de génie de tonton Toni La légende Nadal a débuté sur un pari un peu fou. Son oncle Toni, en spécialiste de tennis, demanda à son neveu alors à peine âgé de 4 ans, et droitier naturel, d’apprendre à jouer au tennis de la main… gauche. Celui qui allait ensuite devenir son coach pensait à juste titre que Rafael gagnerait ainsi un revers plus puissant car soutenu par un bras droit plus fort et précis. Il n’avait pas tort, mais ne se doutait pas que son apprenti champion allait mettre autant de volonté à maîtriser cette métamorphose contre nature. Alors qu’il hésitait encore entre le football et le tennis, ses nombreux succès chez les jeunes poussèrent l’enfant de Manacor à opter dès 1998 pour la petite balle jaune. Il avait douze ans, et s’apprêtait à remporter les Petits As de Tarbes en 2000. SA FAMILLE Le clan Nadal Plus qu’une famille, les Nadal sont un clan, un assemblage de sportifs de haut niveau qui, dans le sillage de ses oncles, Miguel Angel, ancien joueur de Majorque, du Barça et de la Roja, et Toni, entraîneur de tennis, ne cesse de pousser le petit Rafa vers l’excellence. L’autre Nadal, Sébastien, le père de Rafael, séparé d’Ana Maria Parera, sa maman, pendant quelques mois en 2009, a tout le temps soutenu la carrière de son aîné (Maria Isabel est la sœur cadette) au point de financer entièrement la formation de son fils alors que la fédération espagnole de tennis souhaitait rapatrier, depuis l’île de Majorque, le petite prodige. S’y refusant, les Nadal ont donc assumé de A à Z le suivi sportif et scolaire de Rafa. Et même sa fiancée, « Xiscia » de son vrai nom Maria Francesca Perello, est issue de son île et est proche du clan depuis très longtemps. SES ÉQUIPEMENTIERS Babolat et Nike Prolongement naturel de son bras gauche, sa raquette est évidemment un accessoire essentiel de sa réussite. De marque Babolat AeroPro Drive 2005, Tennis Revue n°2 - janvier-février 2013 maquillée en AeroPro Drive GT 2010 pour les besoins du marketing maison, elle est une des plus larges (645 cm2) tout en étant légère (300 grammes sans les cordes) et peu épaisse (26 mm). Son cordage est de la même marque Babolat RPM Blast qui est, pour les spécialistes, un copolyester monofilament cordé à 24,5 kg pour plus d’effets et de contrôle. Membre du Team Babolat (comme Tsonga ou Roddick), Nadal passe chez Nike pour les tenues, jusqu’au bandana qui s’accorde à la couleur des vêtements, et aux chaussures où figurent son nom et son logo, le fameux taureau récurrent sur tous les accessoires estampillés Nadal. Nike lui a versé ainsi 1,2 million d’euros par an entre 2005 et 2009 et 2 millions par an depuis et jusqu’en 2014. Pour Babolat, qui est son partenaire depuis ses 15 ans, c’est 1 million par an depuis 2007. SA FONDATION « Fundacion Rafa Nadal » pour vous servir… Comme tous les grands champions, autant pour défiscaliser que pour faire œuvre de charité et laisser une trace de son passage sur terre ailleurs qu’à… Roland-Garros, Rafael Nadal a créé sa fondation. Le 13 février 2008, depuis Manacor, sa ville natale, il lance la « Fundacion Rafa Nadal » qui a pour vocation de financer des projets principalement centrés en Espagne ou dans les pays en voie de développement. Coopération avec les pays pauvres, promotion du sport et des valeurs qui s’y rattachent, soutien aux handicapés, immigrants ou exclus de la société, avec l’accent mis sur les enfants et les plus jeunes, la Fundacion Rafa Nadal est présidée par sa mère, Ana Maria. A son actif, la création de la Rafa Nadal Tennis School à Anantapur, en Inde en 2010, ou l’organisation de matches d’exhibition comme le « Match for Africa » à Madrid en décembre 2010 face à Roger Federer… qu’il avait affronté la veille en Suisse au profit de la fondation… du Suisse. SON STAFF Toni, Benito, Carlos, Rafael et les autres… C’est l’ancien joueur professionnel, Carlos Costa, ancien n°10 mondial, qui est son manager et est chargé de bien plus que de négocier tous ses contrats. Aussi discret qu’efficace, il est avec le tonton Toni, le coach officiel qui a façonné Rafa en tant que joueur au moins qu’en tant qu’homme, la personne sans laquelle aucune décision n’est prise. Le staff est également composé de Rafael Maymo, le kiné et ostéopathe, appelé « tintin », de Benito Perez Bardadillo, le responsable de la communication et des médias du joueur.
SES SPONSORS Multimillionnaire depuis ses 18 ans Ils sont évidemment nombreux et lui assurent, en plus de ses primes en tournoi, plus de 10 millions d’euros par an depuis sa première victoire en Grand Chelem en 2005. Outre Nike et Babolat, ses partenaires techniques qui lui assurent 3 millions d’euros par an, il est sous contrat avec la marque française de haute couture, Lanvin, pour 80 000 euros par an, et pour 700 000 euros supplémentaires avec Kia Motors ou ColaCoa. Sans se disperser, l’entreprise Nadal est évidemment prospère et permet de doubler largement, notamment grâce aux 400 000 euros de Royalties récupérés sur ses droits à l’image, les 45 millions de gains qu’il a accumulés depuis le début de sa carrière et qui en font, juste derrière Federer (55 millions), le deuxième joueur le plus riche de l’histoire. SES PASSIONS Basket, football, golf, pêche… Patriote et fier de représenter son pays aux quatre coins de la planète, Nadal est un supporteur a- charné du Real Madrid et du FC Majorque, autre club de Liga où joua l’un de ses oncles. Il en fut longtemps actionnaire et membre du comité directeur avant de se retirer en 2011 pour divergences de vue. Proche de Pau Gasol, la star espagnole des Lakers de Los Angeles qui l’a remplacé comme porte-drapeau des J-O de Londres, il ne manque aucun de ses matches de NBA à la télé et l’invite souvent dans les loges comme lors du dernier Roland-Garros à l’issue duquel le taureau de Manacor fondit en larmes dans les bras du géant de LA. Fan de golf et de pêche, deux passions qu’il assouvit lorsqu’il rentre chez lui, à Majorque, entre deux tournois, on voit également souvent Nadal sur des skis nautiques ou des jet skis, au cinéma où il a- mène volontiers sa chérie, Xisca. SES RÉSEAUX Le suivre à la trace… Son absence des courts pour blessure pendant plus de deux mois aura au moins permis à l’Espagnol d’alimenter ses réseaux sociaux, comptes Twitter et Facebook, et d’informer ses fans de sa situation autant que de ses activités au jour le jour. Ainsi, le 13 novembre dernier postait-il sur Facebook une photo prise de sa maison de Majorque, vue imprenable sur la baie face à un océan déchaîné avec ce commentaire écrit en anglais et en espagnol : « Jour de tempête à la maison. » Et d’y aller sur Twitter de ses félicitations à Ferrer pour sa victoire à Bercy : Il a pensé tout arrêter… Sujet tabou et info que redoutent toute l’Espagne autant que ses nombreux supporteurs, la fin de la carrière de Nadal a bien été évoquée dans son environnement. S’il continue, c’est à certaines conditions et en ménageant sa monture. Depuis qu’il a fait irruption sur la planète tennis, jamais il ne s’était absenté aussi longtemps. Sa dernière apparition sur les courts remonte au 28 juin dernier lorsqu’il s’est fait renvoyer dans les cordes au 2 ème tour de Wimbledon par le Tchèque Lukas Rosol qui depuis a du mal à s’en remettre... Le 28 novembre, cela faisait donc quatre mois que le circuit fonctionnait sans sa pile électrique. Entre temps, Nadal aura manqué les J-O, l’US Open, le Masters et la Coupe Davis où l’Espagne s’est qualifiée pour la finale, finale qu’elle a perdue 3-2 face à la République tchèque. Souffrant d’une rupture partielle du tendon rotulien au niveau de l’attache rotulienne, et d’une inflammation de la graisse de Hoffa au genou gauche, le Taureau de Manacor a décidé, avec son staff, de ne réapparaître sur les courts que lorsqu’il serait complètement guéri. D’abord programmée en septembre, sa reprise a été repoussée à la fin de l’année avec l’espoir bien réel de pouvoir se présenter à l’Australian Open pour le premier Grand Chelem de la saison. « Je reviendrai quand je n’aurai plus mal et que je pourrai jouer avec toutes les garanties » déclarait-il à ses fans sur Facebook en octobre. Un mois après, sa blessure avait évolué positivement, mais sans lui permettre de revenir à 100% de ses moyens physiques sans lesquels Nadal n’est pas Nadal. On peut donc parier dans le meilleur des cas d’un retour en janvier 2013 pour une coupure qui aura duré six mois, mais qui n’aura pas eu trop de conséquences sur son classement puisqu’il a tout de même réussi à conserver sa place dans le big four. Encore faudra-t-il pour y rester en 2013 qu’il retrouve rapidement son meilleur Tennis Revue n°2 - janvier-février 2013 « Heureux de ta grande victoire qui signifie que tu mérites une grande carrière » ou à Djokovic pour sa victoire au Masters « Nous avons vu une bonne finale ». Il avait 3,3 millions de followers sur Twitter et 11,3 millions de fans sur Facebook fin novembre où son dernier envoi le montrait en train de transpirer dans une salle de gym avec cette légende : « Encore un jour à s’entraîner dur… » n Tom Boissy niveau. En Australie, il aura déjà pas mal de points à défendre n’étant battu qu’en finale par Djokovic. Son plus sérieux concurrent, David Ferrer, étant parvenu en quarts de finale, il ne devra pas faire moins bien que son coéquipier de Coupe Davis pour espérer maintenir son rang. Mais, désormais, le classement ATP ne semble plus être sa préoccupation principale. Conscient qu’il a déjà beaucoup demandé à son corps et qu’il doit désormais le ménager pour aller plus loin, il se prépare à changer d’approche, d’appréhender différemment la programmation de ses saisons : « Ma priorité est de prolonger ma carrière et d’être compétitif dans les tournois qui m’intéressent vraiment. Si cela veut dire que je baisse au classement, tant pis. » Et de conclure, énigmatique : « Je ne me retire pas du tennis. Je n’espère pas en tout cas. Je reviendrai quand j’irai. » La perspective de mettre prématurément un terme à sa carrière, à 26 ans, a donc bien été évoquée. Et à en croire certains spécialistes du genou, l’Espagnol restera, quoi qu’il arrive, sous la menace permanente d’une rechute qui pourrait, cette fois, s’avérer fatale. n T.B. 67



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 1Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 2-3Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 4-5Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 6-7Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 8-9Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 10-11Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 12-13Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 14-15Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 16-17Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 18-19Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 20-21Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 22-23Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 24-25Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 26-27Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 28-29Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 30-31Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 32-33Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 34-35Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 36-37Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 38-39Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 40-41Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 42-43Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 44-45Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 46-47Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 48-49Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 50-51Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 52-53Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 54-55Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 56-57Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 58-59Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 60-61Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 62-63Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 64-65Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 66-67Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 68-69Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 70-71Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 72-73Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 74-75Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 76-77Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 78-79Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 80-81Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 82-83Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 84-85Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 86-87Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 88-89Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 90-91Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 92-93Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 94-95Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 96-97Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 98-99Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 100