Tennis Revue n°2 jan/fév 2013
Tennis Revue n°2 jan/fév 2013
  • Prix facial : 5,80 €

  • Parution : n°2 de jan/fév 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 32,8 Mo

  • Dans ce numéro : Djokovic toujours plus fort... le n°1 mondial ne craint plus personne.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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54 L’AUSTRALIEN A LE SERVICE LE PLUS RAPIDE DU MONDE Samuel Groth : « C’est une fierté, mais je préférerais être dans le top 100 » twitter Samuel Groth Samuel Groth est un tennisman australien. A 25 ans, le 210ème joueur mondial n’a pas réussi à percer totalement dans le monde du tennis. Pourtant, il possède le service le plus rapide du monde. En mai dernier, lors d’un tournoi Challenger à Busan en Corée du Sud, il a servi à 263km/h effaçant le record du Croate Ivo Karlovic qui était de 251 km/h lors d’un match de Coupe Davis contre l’Allemagne en mars 2011. Le Challenger de Knoxville était-il votre dernier tournoi en 2012 ? Oui, c’était mon dernier tournoi. Comment vous êtes vous senti durant ce Challenger ? Je me suis senti très bien. Cela a été une longue année après une longue période d’inactivité en 2011, j’ai participé à beaucoup de tournois, une vingtaine au moins. Pour en revenir à Knoxville, je pense que j’y ai réalisé ma meilleure performance par rapport à l’année écoulée (demi-finaliste, Ndlr). Quel est votre objectif pour 2013 ? Pour l’Open d’Australie, il y a un tournoi de préqualification le 10 décembre. Evidemment, c’est ma priorité, car une wild-card reste très difficile à obtenir. L’autre objectif reste évidemment de rejoindre le top 100 et pourquoi pas aller plus haut. « AVOIR UN BON SERVICE, ÇA NE SUFFIT PAS » Vous êtes l’homme qui a battu trois fois en un match l’impressionnant record du service le plus rapide du monde. Comment avez-vous vécu ce moment ? A l’époque, j’essayais juste de gagner mon match, mais je suppose que détenir un record du monde est quelque chose de bien pour moi. Je veux dire que ce record est arrivé comme ça, je ne m’y attendais pas. Cela a engendré un intérêt médiatique partout dans le monde. C’est une bonne chose pour moi, mais honnêtement mon objectif reste l’Open d’Australie et le top 100. Avoir le service le plus rapide, c’est juste une fierté. Malheureusement, vous avez perdu ce match (6-3 6-4 contre le Bélarus Uladzimir Ignatik). Que vous manque-t-il pour rejoindre les meilleurs mondiaux ? J’essaie de jouer mon meilleur tennis tous les Tennis Revue n°2 - janvier-février 2013 jours, en gardant un niveau élevé, mais ce n’est pas facile. Ce qu’il me manque, c’est la régularité, la patience. J’ai du mal à faire durer l’échange. Je suis trop inconstant, mon service et mon revers à une main ne me suffisent pas. Quelle est votre surface favorite ? Je n’ai pas vraiment de surface favorite. Je suis à l’aise sur dur, que ce soit en indoor ou en outdoor, parce que mon jeu s’y prête mieux. Donc les surfaces rapides en général. L’année dernière, vous avez fait une parenthèse dans le footballaustralien. Pourquoi ce choix si particulier ? En fait, j’ai joué au footballaustralien jusqu’à l’âge de 17 ans. Il fallait que je fasse un choix et j’ai continué le tennis. Et puis, l’année dernière, j’ai eu une blessure à l’épaule tôt dans la saison et quelques petits problèmes personnels. Je n’avais plus la foi pour le tennis. J’ai dû rester à Melbourne. Je voulais faire quelque chose que j’avais envie de faire. Tous les sports, sauf du tennis ! Je voulais également faire partie d’une équipe donc pour moi le footballaustralien était un choix évident. Quand vous n’êtes pas dans le top 100, estce que vous gagnez suffisamment d’argent en tant que joueur professionnel ? Non, c’est difficile. On essaye de faire de son mieux semaine après semaine, on essaye d’avoir des sponsors et des équipementiers. Vous savez, une fois que vous êtes dans les 100 premiers, c’est difficile d’y rester. Et ce n’est pas juste moi, ce sont tous les gars qui ne sont pas dans les 100 premiers mondiaux. Chercher des sponsors, être loin de sa famille, jouer des matches couperets pour récolter l’argent du tournoi, c’est notre quotidien. Le service est votre arme principale. Avezvous déjà été comparé à votre compatriote Mark Philippoussis ? Oui, on me l’a déjà dit quand j’étais plus jeune. Mark était un grand champion, il m’a fait rêver quand j’étais enfant. Je n’ai pas encore son talent ni son niveau, mais c’est un exemple pour tous les joueurs australiens. Propos recueillis par Louis Tapia
Elu nouveau venu de l’année, le Slovaque Martin Klizan, vainqueur du tournoi de St-Petersbourg, est passé en un an de la 117ème place mondiale à la 30ème. ros (en 2009, Ndlr). Mais c’était exceptionnel malheureusement. Quand j’ai fait cette performance, j’ai été choyé comme jamais. Quand on n’est pas dans les 100 meilleurs mondiaux, on doit s’occuper de tout et se débrouiller. D’autant plus que ces dernières années, je me suis rarement qualifié pour les tableaux finaux des tournois, j’ai souvent échoué dans les qualifications. Or, pour avoir droit aux avantages que les tennismen ont sur les tournois, il faut être dans le tableau final. Quand j’ai plongé au classement, mon objectif était de revenir dans les 150 premiers. Cela permet de disputer des tournois plus intéressants où les frais sont parfois pris en charge. C’est déjà ça. » Après avoir échoué, notamment, aux qualifications des tournois français de Marseille et de Montpellier, Josselin Ouanna a, ainsi, dû attendre le mois d’avril 2012 pour passer le cap lors de qualifications pour la première fois depuis un an et demi. Tennis Revue n°2 - janvier-février 2013 « EN CHALLENGER, SI TU NE VAS PAS EN DEMI-FINALE, TU NE GAGNES PAS D’ARGENT. AVEC LES FRAIS DE DÉPLACEMENT, DE LOGEMENT, LE SALAIRE DE L'ENTRAÎNEUR, C'EST TRÈS COMPLIQUÉ DE S'EN SORTIR » C’était au tournoi de Belgrade, le joueur français est parvenu à intégrer le tableau final de l’épreuve serbe. Il s’agissait de son premier tournoi sur le grand circuit depuis… Bercy 2010. Bercy, un des tournois en salle les plus importants de la saison et qui est donc une cible privilégiée pour les joueurs qui se trouvent au-delà du top 100 et pour les Français bien sûr car audelà du fait de jouer à domicile, les conditions des deux jours de qualifications d’un tournoi de ce standing sont haut de gamme : « Jouer les qualifications à Bercy c’était assez exceptionnel. Il y avait la famille qui était présente. C’était vraiment super. Après, le niveau du tableau est super élevé et il faut forcément évoluer à un très haut niveau dans les qualifications pour intégrer le tableau final d’un tel tournoi. Mais il y a beaucoup de choses qui changent quand on arrive dans les qualifications de ce genre de tournoi. Les hôtels sont mieux, les voitures aussi, le restaurant. On est un peu dans un autre monde par rapport aux autres tournois de qualification » explique celui qui réside à Coppet en Suisse avant d’ajouter : « C’est dans l’intérêt des joueurs de viser les qualifications des tournois du Grand Chelem ou des Masters 1000 car on peut gagner beaucoup plus d’argent que dans les Challengers et l’environnement et les conditions de vie sont juste incroyables. Sur le circuit Challenger, si tu ne vas pas au moins en demifinale, tu ne gagnes pas d’argent. Avec les frais de déplacement, de logement, le salaire de l’entraîneur, c’est très compliqué de s’en sortir. » Et de tenter d’exister dans l’ombre d’un univers où les dollars se comptent en millions. Le quotidien de ces joueurs de l’ombre se limite souvent à enchaîner aux quatre coins du monde les anonymes circuits satellites comme fin novembre pour Ouanna à Tyumen en Sibérie où, en cas de victoire dans ce Challenger, le Français aurait gagné son billet pour le tableau final de l’Open d’Australie : « C’est souvent plus rentable de partir disputer un tournoi loin car le niveau est moins fort. Si l’enchaînement de ces tournois permet de grappiller des points pour grimper dans la hiérarchie on est souvent plusieurs par chambre pour économiser les frais. » Et bien sûr, pour attirer les sponsors aussi, vaut mieux être dans le top 100 et même dans le top 50. Hormis cet aspect financier, les joueurs de ce niveau cherchent aussi à progresser au classement pour connaître des émotions sportives comme faire quelques tours dans un grand tournoi et jouer devant un large public : « C’est clair, quand on débute dans un sport, avant de penser à l’argent, l’objectif, c’est d’atteindre le top sportivement et de jouer devant beaucoup de monde. Personnellement, mon objectif, c’est d’intégrer directement le tableau final des tournois du Grand Chelem. Quand je vois les grands courts des tournois, ça donne encore plus envie de rentrer dans le tableau final. Ça fait rêver. J’ai déjà été dans le top 100, 88ème et mon objectif est de revenir à ce niveau. » C’est bien connu, quand on y a goûté... n Valérie Pratdessus 55



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