Tennis Revue n°2 jan/fév 2013
Tennis Revue n°2 jan/fév 2013
  • Prix facial : 5,80 €

  • Parution : n°2 de jan/fév 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 32,8 Mo

  • Dans ce numéro : Djokovic toujours plus fort... le n°1 mondial ne craint plus personne.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 22 - 23  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
22 23
22 QUEL RÔLE POUR NOAH ? Quand on reste, à ce jour, le dernier Français à avoir remporté Roland- Garros (en 1983), on se dit que l’influence dans le jeu et l’analyse auprès des compatriotes en activité doit être forte. Pas tant que cela en fait pour Noah : « Yannick n’est absolument plus sur le circuit du tout, nous confirme son ancien entraîneur Patrice Hagelauer. Il y a de temps en temps des joueurs qui lui passent un coup de fil, notamment Jo-Wilfried Tsonga. Mais Yannick s’est vraiment écarté de cela. On parle un peu tennis quand on joue au golf ensemble ou quand Guy Forget fait un golf avec lui. Il est dans sa musique, avec ses enfants, il a sa vie. Il connaît très peu les nouveaux joueurs, ni les entraîneurs. Je ne pense pas que cela l’intéresse tellement ». Pourrait-on néanmoins le voir devenir entraîneur un jour ? « Pas du tout, ce n’est pas Yannick, insiste Hagelauer. A la limite, il peut donner un conseil, mais c’est tout. Il a un milliard d’autres choses à faire qui l’intéressent ». n Avec Lionel Zimbler, Paire gravit les échelons à vitesse grand V. conventions avec des joueurs et joueuses, souligne le DTN Patrice Hagelauer. Elles permettent de s’assurer qu’il n’y a aucun problème concernant la qualité de leur entraînement tout en gardant un esprit fédéral. On ne veut pas qu’il y ait des soucis, si on les convoque en équipe de France. Pour 2012 et 2013, on a établi une grille qui nous permet d’être un soutien à un projet sportif. On doit, dans un premier temps, ratifier le projet sportif du joueur ou de la joueuse. En fonction de la qualité de ce projet sportif et de la qualité de l’entraîneur qu’ils ont, on valide ou pas. On veut s’assurer que le coach est quelqu’un de connu en qui on peut avoir pleinement confiance. Il faut que cela soit un entraîneur diplômé avec un DE ou un BE pour qu’il apporte une vraie valeur ajoutée à la joueuse ou au joueur. On ne veut pas que cela soit le papa par exemple, ni un entraîneur inconnu. Cela doit être quelqu’un du métier et du milieu. On connaît les entraîneurs du circuit. En fonction de cela, on opère partiellement à un remboursement des frais de cet entraîneur par rapport au classement. On a établi un barème pour des joueurs qui sont dans les cent premiers, entre la 50ème et la 100ème, entre la 30ème et la 50ème, entre la 20ème et la 30ème, etc. Donc pour les joueurs qui conservent ce lien avec la Fédération, on a ce souci de dire qu’on participe à leur projet sportif. On voit les frais que cela leur coûte, en termes de déplacements, d’hébergement dans les tournois, et on rembourse une partie de ces frais-là. Le fait d’être un entraîneur français n’est pas une nécessité absolue non plus. Pour 2013, Tsonga va travailler avec Roger Rasheed comme le faisait Gaël Monfils par le passé. C’est un entraîneur à qui on accorde un crédit important. Il est reconnu et d’un très bon niveau. A partir de là, on aide. Mais encore une fois, si un joueur arrive avec son frère, son cousin, on ne donne pas de l’argent comme cela. On se questionne surtout sur le projet, le programme et la manière de fonctionner. C’est aussi une des missions d’Arnaud (Di Pasquale) de s’occuper de cela. En France, à la Fédération, on a beaucoup de joueurs. Ils essaient parfois en individuel pendant deux ou trois mois et parfois cela ne va pas. Depuis plus d’un an, on s’est dit que ce n’était plus le rôle de la Fédération d’entraîner les meilleurs joueurs. On applique une politique de formation jusqu’au moment où ils peuvent s’assumer financièrement. Ensuite, on signe des conventions de soutien. Il y a certes l’aspect financier qui rentre en ligne de compte. Mais le CNE reste la maison des joueurs. Il y en a d’autres qui ont leur vie, vivent en Suisse, et ailleurs. Mais c’est là que les joueurs aiment venir, et on les accueille. Ils viennent y faire du physique avec les entraîneurs nationaux, on a aussi le médical qui aide les joueurs. Jean- Claude Massias fait aussi des vidéos dès qu’un joueur a un souci technique. Bref, on a des services maison. Mais n’oublions pas la formation des joueurs qui reste notre rôle prioritaire pour assurer une relève par rapport à ceux qui ont de 25 à 28 ans et plus pour certains. On doit préparer nos jeunes de 18 à 20 ans pour être compétitifs demain ». Néanmoins, être entraîneur, c’est aussi et surtout une question de réseaux : « Le circuit professionnel, c’est un petit monde, poursuit le DTN. Tout le monde se connaît. Joueurs et entraîneurs se connaissent. Les agents aussi. Quand un joueur se sépare d’un entraîneur et inversement, cela se sait. A partir de là, la réputation des entraîneurs est vite faite. Il peut y avoir un entraîneur plus ou
moins directif, d’autres plus axés sur le physique ou la technique, et sur la psychologie. Cela se sait. Quand un joueur a besoin de chercher quelqu’un, il se dit celui-là je le connais ». Lionel Zimbler, le coach de Benoît Paire, explique sa collaboration avec le 47ème mondial ainsi que les rouages de sa mission. « Avec Benoît, on vient de finir notre 3ème année. Notre collaboration s’est faite sur les aléas de la vie. J’ai travaillé chez Lagardère. La structure avait été fermée suite à certaines décisions prises par le groupe. Dans le même temps, Benoît a été viré de la Fédération. C’est un joueur qui a son caractère. A cette époque, il n’était pas dans sa tête un joueur de haut niveau. Il ne faisait pas toujours les efforts nécessaires. Il n’acceptait pas toujours l’autorité. Il a fait quelques erreurs qui l’ont amené à l’exclusion. Il a compris. C’est peut-être un mal pour un bien. On s’est donc retrouvé à ce moment là. Depuis la victoire de Na Li (2011) à Roland-Garros, le tennis intéresse de plus en plus de monde en Chine. Et un Français, Guillaume Peyre, y oeuvre pleinement. Ce dernier est responsable des joueurs professionnels au sein de la Fédération Chinoise. Dans ce pays, les moyens donnés aux filles sont plus importants que pour les garçons, mais Peyre veut « permettre au premier joueur Chinois de rentrer dans les 100 meilleurs mondiaux ». Un entraîneur qui ne laisse évidemment pas indifférent le DTN français Patrice Hagelauer : « J’ai rencontré à plusieurs reprises la présidente de la Fédération chinoise qui me dit qu’elle est très contente de son travail. Un Chinois est récemment sorti des qualifications dans un gros tournoi (Ze Zhang à Halle) et il navigue aux alentours de la 200ème place mondiale (158 ème, Ndlr). Ils ont du chemin à faire chez les hommes alors que cela fonctionne bien chez les filles. Mais je suis convaincu que cela va aller très vite en Chine. Le tennis monte en flèche. Cela m’étonnerait que dans les dix ans à venir, on n’ait pas de grands joueurs chinois. Guillaume est excellent. Quand on était chez Lagardère, il a travaillé un moment avec Richard Gasquet, puis quand il était chez Mouratoglou, il a travaillé avec Baghdatis. C’est quelqu’un de très compétent et qui se donne à fond ». Avec Peyre aux commandes, le tennis dans « l’Empire du milieu » pourrait bientôt être au firmament. n J-M.A. Pour ma part, j’ai passé le monitorat de tennis et le diplôme d’entraîneur fédéral de haut niveau. Mais cela fait onze ans que je suis sur le circuit en ayant travaillé avant avec Saulnier, Santoro, Mahut et d’autres chez Lagardère. Je connaissais pas mal de monde. Je fais depuis des années 20 à 25 tournois par an. Cela s’est toujours bien passé pour moi avec les autres entraîneurs. On est dans le même bateau et on rencontre les mêmes problèmes. Tout le monde se connaît et se respecte en connaissant la difficulté du métier. Un joueur est libre de faire ce qu’il veut donc il n’y a pas de concurrence. On sait que demain cela peut s’arrêter quand il y a moins de résultats. Cela m’arrive d’appeler des copains entraîneurs pour discuter de mon joueur. Une année sur le circuit ne me coûte rien. Le joueur paie tout quand vous travaillez dans le privé. Au niveau du salaire, tout dépend du joueur et de l’entraîneur. Cela peut Peyre met en éveil le tennis chinois Tennis Revue n°2 - janvier-février 2013 être rémunéré à la semaine comme cela se passe beaucoup dans le milieu, avec des pourcentages sur les gains, ou à l’année, ou tous les mois. Avec Benoît, on va essayer d’approcher le top 30 en 2013, mais surtout de stabiliser le top 50. Le moindre détail va devenir important. Il va devoir progresser dans sa volonté de faire des efforts, qu’il donne encore plus au niveau physique, de l’alimentation. Pendant la trêve, il va bosser sur le physique avec peu de tennis, si ce n’est quelques ateliers techniques. S’il y a un bon moment pour travailler, c’est à ce moment-là ». Bref, pour tout entraîneur, quelle que soit sa provenance, le même dénominateur commun subsiste : faire progresser son joueur pour assurer sa survie... n Jean-Marc Azzola 23



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 1Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 2-3Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 4-5Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 6-7Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 8-9Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 10-11Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 12-13Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 14-15Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 16-17Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 18-19Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 20-21Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 22-23Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 24-25Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 26-27Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 28-29Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 30-31Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 32-33Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 34-35Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 36-37Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 38-39Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 40-41Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 42-43Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 44-45Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 46-47Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 48-49Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 50-51Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 52-53Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 54-55Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 56-57Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 58-59Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 60-61Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 62-63Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 64-65Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 66-67Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 68-69Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 70-71Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 72-73Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 74-75Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 76-77Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 78-79Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 80-81Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 82-83Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 84-85Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 86-87Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 88-89Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 90-91Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 92-93Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 94-95Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 96-97Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 98-99Tennis Revue numéro 2 jan/fév 2013 Page 100