Tennis Revue n°1 nov/déc 2012
Tennis Revue n°1 nov/déc 2012
  • Prix facial : 5,80 €

  • Parution : n°1 de nov/déc 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 33,1 Mo

  • Dans ce numéro : Gaël Monfils a choisi Tennis revue pour afficher son ambition... « revenir au top. »

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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88 La France affrontera l’Israël au 1er tour de la Coupe Davis, c’est un bon tirage, non ? Effectivement. Mais il faut prendre les Israéliens au sérieux. L’avantage, c’est que les joueurs vont évoluer à domicile devant leur public. Ce soutien est toujours un plus. C’est un bon 1er tour. Comment voyez-vous Arnaud Clément comme nouveau capitaine ? Il a toujours été un exemple en équipe. Il se donne à fond à chaque fois. Il est généreux dans l’effort. C’est un exemple de professionnalisme. Son jeune âge (34 ans, Ndlr) peut être un atout. Cela va l’aider dans son discours. Il est proche des joueurs. La manière dont il va se comporter sur la chaise va être quelque chose de nouveau. Petit à petit, il va prendre ses marques et "JE VAIS PEUT-ÊTRE FAIRE QUELQUES TOURNOIS SUR LE SENIOR TOUR" apprendre son rôle. Il faut une première. Il y a d’autres capitaines qui ont commencé au même âge. Va-t-il être un capitaine différent de Guy Forget ? Je ne crois pas. Il aura peut-être un langage un peu différent. Cependant, il se rapprochera à mon sens de ce qu’a fait Guy. Mais je n’ai pas trop parlé avec lui quant à son fonctionnement. Comment avez-vous été amené à devenir coentraîneur de Richard Gasquet ? Eric Deblicker travaillait avec lui. Comme il était un peu fatigué de voyager, il m’a demandé si je pouvais faire des semaines avec Richard. C’est un joueur que je connais depuis longtemps. On a joué ensemble en Coupe Davis. Ce projet m’a plu par rapport à la personne que j’apprécie. Cela s’est bien passé dès le début. J’aime faire du coaching avec lui. Comment se passe l’alternance du travail avec Piatti ? On communique beaucoup pour avoir le même discours. On cherche à faire évoluer son jeu vers l’offensive. Il le fait de plus en plus. Je le sens bien dans son tennis et dans sa tête. L’an dernier, après Wimbledon, il s’était fait mal au coude durant l’été, ce qui avait gâché pas mal de choses pendant les mois suivants. Il est revenu à un bon classement (14ème, Ndlr). Cette fois, il a une bonne fin de saison à fournir avec pas trop de points à défendre. Il a comme objectif de finir dans les 10. Il est sur une bonne dynamique et a une bonne attitude sur le terrain. Il a obtenu une médaille aux J-O (le bronze en double avec Benneteau, Ndlr), a atteint la finale au Canada et a réalisé un bon US Open (huitièmes de finale, battu par Ferrer, Ndlr). Que lui manque-t-il pour remporter un tournoi du Grand Chelem et en est-il capable ? Il ne lui manque pas grand chose. Il travaille pour cela. Pour y arriver, il faudrait qu’il gagne un très, très gros tournoi avant. Murray, avant de remporter l’US Open, a remporté de gros tournois. Le dernier à avoir gagné un tournoi du Grand Chelem sans avoir remporté un Masters 1000, c’était Gaudio à Roland-Garros (2004). C’est donc rare de voir un joueur remporter un Major sans gagner de gros tournois avant. Il faut donc y croire, aller régulièrement en 8èmes, passer en quarts, rencontrer les meilleurs avec fréquence pour espérer les battre. Il faut prendre confiance contre les joueurs de ce calibre. Richard a encore de belles années à vivre devant lui. Son talent est incontestable, mais n’y a-t-il pas une forme de blocage car il est quasiment systématiquement arrêté en 8èmes de finale en Grand Chelem (13 fois sur 14 apparitions à ce niveau) ? Tennis Revue n°1 - novembre-décembre 2012 Pour remporter un Grand Chelem, on ne peut pas se trouver entre la 14ème et la 18ème place. C’est impossible. Il faut être mieux classé que cela pour être bien placé dans un tableau. Tout simplement car en 8èmes, on se frotte forcément à un cador. Bref, pour l’emporter aujourd’hui dans un Chelem, si on n’est pas dans les huit, c’est presque mission impossible. En huitièmes, quarts et en demi, on enchaîne les joueurs se situant, entre la première et la huitième place. Donc en enregistrant de bons résultats avant, tout en étant régulier, on se donne une chance supplémentaire dans le tableau. Cela joue un rôle important. Sauf qu’à Wimbledon où il a été demi-finaliste en 2007, il s’est fait sortir par Mayer, un joueur largement à sa portée ! (Silence) Richard n’a peut-être pas fait un grand match, mais cet Allemand avait fait le sien. Sur gazon, cela reste encore plus aléatoire, car cela se joue sur quelques points. Mais c’était un match où il pouvait faire quart de finale. Sur les autres Grands Chelems, il n’est pas loin non plus, mais il perd contre un 4ème ou un 5ème mondial. Comment voyez-vous sa marge de progression par rapport à Tsonga et Monfils ? Richard a encore une bonne marge de progression. Il est concentré sur son tennis. Il a envie de faire de belles choses. Sa médaille aux J-O lui a fait du bien. Il est mieux dans son attitude. C’est important d’avoir confiance en soi quand on joue les grands tournois. Richard doit surtout jouer pour lui. Les attentes autour de lui depuis sa plus tendre enfance lui pèsent-elles ? C’est une pression supplémentaire. Cela n’a pas été facile pour lui dès le début surtout dans un sport pro-
fessionnel où la tension est très forte. Encore une fois, il doit garder à l’esprit que ce qu’il fait c’est pour lui et pas pour les autres. C’est en passant ce cap qu’il sera encore plus fort. Comment s’est-il remis de son histoire de cocaïne ? Ce n’est pas à moi à répondre à cette question... Sur quelle base un coach perçoit ses gains par rapport à son joueur ? Il y a tous les cas de figure. Il y a des joueurs qui paient à la semaine, d’autres au mois, d’autres avec des pourcentages. Cela dépend des accords entre le joueur et l’entraîneur... Et entre vous et Richard, comment cela se passe-t-il à ce niveau ? C’est confidentiel. Si Richard a envie de communiquer là-dessus, qu’il le fasse, mais ce n’est pas à moi d’en parler... Quelles sont vos autres activités ? Je suis ambassadeur du tournoi d’Orléans. C’est un Challenger de 125 000 dollars. C’est la dotation la plus haute dans cette catégorie de tournoi. J’essaie de faire venir des joueurs assez bien classés pour qu’ils disputent la compétition. Je suis en quelque sorte un consultant pour le tournoi. Je vais aussi peut-être faire quelques tournois sur le Senior Tour. Je m’occupe aussi depuis quatre ans d’une fondation contre les maladies orphelines. Je soutiens la recherche et rends visite aux enfants malades dans les hôpitaux. J’ai aussi une famille avec une femme et trois enfants. Je suis bien occupé ! A votre meilleur, vous avez été n°4 mondial. Cela fait longtemps qu’un Français n’a pas atteint ce rang-là... Jo n’était pas loin en étant 5ème. Sauf que Nadal, Federer, Djokovic et Murray sont très impressionnants. Ils ont placé la barre très haute. C’est dur d’aller chercher cette 4ème place. Ferrer est entre la 5ème et la 6ème place depuis des années. Il est régulier, fait des quarts, des demis en Grand Chelem, des finales en Masters Series. Il n’arrive pas non plus à rentrer dans les quatre. C’est devenu excessivement difficile d’atteindre ce rang de nos jours. Quel bilan tirez-vous de votre carrière ? Je suis satisfait. Je pense avoir fait un beau parcours. On en veut toujours plus forcément. J’aurais aimé gagner un Grand Chelem comme beaucoup d’autres. Si cela ne s’est pas fait, c’est que je ne devais pas avoir le niveau suffisant pour y parvenir. J’ai toujours donné le maximum malgré tout. J’ai aimé ce que j’ai fait en prenant du plaisir pendant ma carrière. Votre victoire à Bercy est notamment restée un excellent souvenir pour vous... En début de cette année-là (2001), j’avais perdu contre Kafelkinov à Marseille. J’avais abordé le tournoi de Bercy pour le remporter, bien entendu, mais aussi pour me qualifier pour le Masters. Ce match comptait vraiment double pour moi. Je ressentais pas mal de pression dans une finale qui se jouait encore en cinq sets à ce moment-là. Cette victoire à Bercy reste ma plus belle sur le circuit. Cela a été un moment fort. Mais je n’avais pas eu beaucoup le temps de savourer car derrière j’étais parti à Sydney pour le Masters. Avec le tournoi de Bercy qui se profile justement, comment évaluez-vous les chances françaises de victoire ? Tennis Revue n°1 - novembre-décembre 2012 Si on regarde les dernières années, elles sont positives pour nos représentants. Il y a eu la victoire de Tsonga en 2008. Sur les quatre dernières éditions, c’est tout de même pas mal (Monfils a été finaliste en 2009 et 2010, Tsonga en 2011, Ndlr). Ce tournoi a toujours réussi aux Français. Il se situe en fin de saison, les joueurs ont envie de bien terminer l’année. Jouer en France les motive et il y a le public derrière. Quel regard portez-vous sur le tennis actuel ? A- t-il changé depuis votre retraite sportive ? Il me plait car il y a de belles rivalités. Il y a eu celle entre Federer et Nadal. Djokovic est très fort aussi. Désormais Murray pointe le bout de son nez. Del Potro reste toujours très dangereux. Les plus grands champions rendent notre sport très intéressant. « Il n'y a pas besoin de faire 2 mètres pour réussir. David Ferrer le prouve. » Y a-t-il de la place pour les joueurs de gabarit moyen dans le tennis d’aujourd’hui ? Il n’y a pas besoin de faire 2 mètres pour réussir. David Ferrer le prouve. C’est surtout dans la tête que cela se joue. Il faut de toute façon être fort psychologiquement pour atteindre le plus haut niveau, quel que soit le sport. Pour finir, trouvez-vous le calendrier actuel trop chargé et les joueurs jouent-ils trop ? Chacun est libre de faire son propre calendrier. Aujourd’hui 18 tournois comptent dans le classement. Avant c’était 13. Il y a beaucoup de tournois, mais ensuite c’est à chaque joueur de faire son choix. Propos recueillis par Jean-Marc Azzola 89



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