Tennis Revue n°1 nov/déc 2012
Tennis Revue n°1 nov/déc 2012
  • Prix facial : 5,80 €

  • Parution : n°1 de nov/déc 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 33,1 Mo

  • Dans ce numéro : Gaël Monfils a choisi Tennis revue pour afficher son ambition... « revenir au top. »

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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38 pris confiance en ses moyens et en son jeu. Qu’elle ait de bons résultats ne me surprend guère. Cependant, qu’ils soient aussi bons, je ne m’y attendais pas ! Le tennis féminin est très ouvert. Les femmes vivent beaucoup dans l’émotion. Et Sara a prouvé qu’elle ne se laissait pas submerger par ses émotions justement ». A n’en point douter les têtes d’affiche transalpines tirent les autres dans leur sillage, sauf que derrière la relève tarde à arriver : « Le tennis italien féminin fonctionne bien avec ses cadors, mais derrière il n’y a pas grand monde, confirme Patrice Hagelauer, directeur technique national de la Fédération Française de Tennis. Pour certaines, elles vont avoir 30 ans ou l’ont dépassé. Les juniors tardent à confirmer, mais avec de telles locomotives, il n’est pas interdit de penser que d’autres générations vont se succéder. C’est une question de cycle. On l’a vécu avec Dechy, Mauresmo, Loit, Pierce et d’autres dans notre pays. Il y avait une génération dorée avec une grande émulation. Puis derrière, pour des raisons diverses, difficilement explicables, il y a moins de monde. Il y a un creux. Ce que vit le tennis italien chez les filles est intéressant pour le pays d’autant que cela est assez calme chez les garçons sauf avec Seppi et Fognini. Cependant, ce n’est pas à la hauteur de la génération des Panatta, Barazzutti... La tendance s’est donc inversée chez eux. Leur fédération travaille bien, il y a une formation de cadres, il y a beaucoup d’enseignants italiens très compétents. Peut-être que demain, ils auront une génération meilleure de garçons que chez les filles ». Même son de cloche chez Alexandra Fusai, responsable du haut niveau féminin à la Fédération Française de Tennis : « C’est un pays qui n’a pas beaucoup de réservoir. Ils ont de bonnes Errani et Vinci reines mondiales du double. Tennis Revue n°1 - novembre-décembre 2012 Vainqueur de Roland-Garros en 2010, Francesca Schiavone n’est plus seule. joueuses, mais c’est un pays vieillissant. Généralement, il y a à peu près 50% de moins de 22 ans dans les 100 premières. La France et l’Italie sont en dessous de ce quota ». Pour Jean-Paul Loth, l’Italie serait néanmoins bien mal placé pour faire la fine bouche devant ce succès : « Regardez ce qui se passe en Angleterre qui se cherchait un champion depuis Fred Perry. Ils sont tombés sur Murray. C’est magnifique, mais derrière il n’y a pas un joueur ou une joueuse. Tous les pays connaissent des trous. Les Suédois ont disparu de presque tous les tableaux alors qu’ils ont dominé le tennis pendant vingt ans. La moyenne de production de joueurs et joueuses de haut niveau en France est exceptionnelle. On fait partie des quatre ou cinq meilleures nations mondiales depuis de nombreuses années. Ce serait bien qu’on ait un(e) n°1 comme Mauresmo qui domine le tennis pendant quatre ou cinq ans. Les Allemands depuis Becker et Graf se cherchaient des éléments performants. Les Allemandes sont comme les Italiennes avec pas mal de joueuses qui arrivent et de très bon niveau. Ce sont les deux pays qui nous sortent des joueuses. Schiavone a incité les autres à croire en leur bonne étoile. Elle les a entraînées derrière elle et a suscité des vocations. Ils ont une belle génération. Bravo à elles. Cela étant, s’il n’y en a pas une qui gagne à nouveau un Grand Chelem, on se retournera contre elles. Il y en a trois qui se partagent ces tournois, en général. Et quand on n’est pas dedans, on est considéré comme pas bon et c’est dommage ». Pour assurer la relève en Italie, tous les regards sont désormais tournés vers une certaine Camila Giorgi. A 20 ans, cette joueuse au revers à deux mains dévastateur vient de faire une entrée fracassante dans le top 100 après un dernier Wimbledon de toute beauté (battue en 16èmes par Radwanska après être sortie des qualifications) : « C’est une bonne joueuse, confirme Piatti. Je l’avais vu jouer à 10 ans, elle m’impressionnait beaucoup. Mais elle vit à l’étranger donc ce n’est pas toujours commode à gérer ». Le talent est là. Mais la route est longue pour rejoindre ses si brillantes devancières. n Jean-Marc Azzola
Flavia Pennetta : « Seles et Capriati, mes premières idoles » La jolie Italienne de 30 ans a été la première transalpine à rentrer dans le top 10 mondial le 17 août 2009. Première raquette C’était la raquette de mon père. Je me souviens qu’elle était très lourde. J’avais dû l’avoir à l’âge de 6 ou 7 ans. J’en garde un souvenir très sentimental. Je dormais quasiment avec. Je ne la mettais jamais de côté. J’ai gardé toutes mes raquettes, de la première à la dernière. Si je n’avais pas été joueuse, j’aurais tout fait pour rester dans le milieu du sport. Petite, j’aimais aussi beaucoup le volley. Premier grand match vu à la télévision J’étais toute jeune. Je me souviens surtout d’une finale qui avait opposé Steffi Graf à Monica Seles à Roland-Garros. Seles avait gagné (6/2, 3/6, 10/8). C’était en 1992. C’était l’année avant que Monica reçoive son coup de couteau. Ce match avait été d’une intensité incroyable. A l’époque, mes deux idoles se nommaient Jennifer Capriati et Monica Seles. Première rencontre professionnelle Je ne me souviens plus exactement de la période et contre qui. Par contre, cela ne s’était pas bien passé. J’avais été paralysée par la tension. Premier article Je ne m’en souviens plus vraiment car on a écrit beaucoup sur moi dès le circuit régional. Avec Roberta Vinci, on se distinguait en moins de 14 ans. On était jeunes, mais on se donnait à fond pour notre région. On avait même remporté un championnat italien par équipes à l’âge de 11 ans. Premier Roland-Garros C’était en 2003. J’avais perdu en 16èmes de finale. Pour nous Italiennes, ce Grand Chelem est un moment très important de la saison. Nous voulons toutes nous illustrer sur terre battue, une surface sur laquelle nous avons grandi. Tous les tournois du Grand Chelem ont leur parfum particulier, leur histoire. Cependant, le Tournoi de la Porte d’Auteuil figure parmi mes favoris. Premier salaire Je m’étais distingué lors d’un tournoi à Miami en début de carrière. J’avais atteint le troisième tour. Quand on m’avait remis mon chèque, j’avais été choquée (sic). J’avais donné cet argent à mon père. Je ne sais pas ce qu’il en a fait. Ma notoriété ne m’empêche pas de faire quoique ce soit. J’ai la chance de faire ce métier. J’en ai conscience et c’est la raison pour laquelle je suis assez disponible. Première grande déception Tennis Revue n°1 - novembre-décembre 2012 Ma première grande défaite très cruelle s’était produite lors d’un tournoi en moins de 18 ans. C’était à Milan. Après deux heures, je pleurais encore comme une madeleine. J’avais dit à ma mère que je ne toucherais plus jamais une raquette de ma vie (rires). Première grande amitié sur le circuit Bien entendu il y a Roberta Vinci, Francesca Schiavone... J’ai grandi avec elles donc nous nous connaissons très bien. J’entretiens aussi de bons rapports avec les joueuses françaises. Sandrine Testud est vraiment une amie. Propos recueillis par J-M.A. « EN TANT QU’ITALIENNES, NOUS VOULONS TOUTES BIEN FAIRE À ROLAND- GARROS SUR TERRE BATTUE, UNE SURFACE OÙ NOUS AVONS GRANDI » 39



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