Tennis Revue n°1 nov/déc 2012
Tennis Revue n°1 nov/déc 2012
  • Prix facial : 5,80 €

  • Parution : n°1 de nov/déc 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 33,1 Mo

  • Dans ce numéro : Gaël Monfils a choisi Tennis revue pour afficher son ambition... « revenir au top. »

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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14 En tant qu’ancienne joueuse, vous passionnez-vous toujours autant pour ce sport maintenant que vous êtes spectatrice ? Bien sûr. J’ai vécu une belle vie grâce à ce sport et je suis contente de pouvoir lui redonner aujourd’hui, à mon niveau, ce qu’il m’a offert. Je m’investirai dans le tennis tant que je le pourrai, c’est un plaisir pour moi d’être restée dans ce monde que je connais bien et de pouvoir continuer à promouvoir le tennis féminin. Je vibre même depuis les tribunes, j’ai vibré à Roland- Garros ou ailleurs avec notamment les grands matches de joueuses françaises comme Mary Pierce ou Amélie Mauresmo. Et bien sûr l’un de mes plus grands souvenirs de spectatrice reste la victoire de Mary à Paris bien sûr. WOZNIACKI, DU TENNIS À LA LINGERIE « This is me » (traduction : c’est moi). Si elle brille moins sur les courts de tennis (elle a chuté jusqu’à la 11ème place mondiale), Caroline Wozniacki pourrait faire parler d’elle en dehors avec la sortie de sa ligne de lingerie « this is me ». L’ex-numéro un mondiale (qui n’a remporté aucun tournoi du Grand Chelem) se dévoile pour cette première collection qu’elle a conçue en partenariat avec la marque de sous-vêtements suédoise JBS. Mais le tennis n’est jamais très loin puisque la petite amie du golfeur Rory McIllroy n’a pas hésité à se mettre en scène en jouant elle-même les mannequins pour promouvoir cette marque de sous-vêtements qui a été lancée en septembre et elle s’est mise en scène… dans un vestiaire. Il s’agit de dessous, sobres sur les tons blancs et noirs et plutôt sportifs. Elle les a voulus à son image : sportive et décontractée. Espérons simplement que cette nouvelle expérience ne lui donne pas envie, comme à Anna Kournikova, de s’éloigner définitivement des courts. Car, à 22 ans, la jolie danoise a encore pleins d’émotions à vivre et de tournois à gagner avant de songer à remiser ses raquettes. V.P. Comment jugez-vous l’évolution de ce sport ? Je pense que le jeu est plus dur aujourd’hui. Mais j’aimerais voir plus de variété avec des balles courtes, croisées, des montées à la volée, pas seulement du jeu de fond de court. J’ai l’impression que les joueurs prennent moins de plaisir aujourd’hui. La pression est telle… Nous avant, on jouait en se faisant plaisir, il y avait moins de pression, c’est sûr. Mais le tennis reste un très beau sport. Du temps de votre splendeur, vous avez atteint la 3ème place mondiale, mais vous n’avez jamais été numéro 1 mondiale. Estce un regret pour vous ? Pour tout vous dire, si j’avais à choisir entre gagner un Grand Chelem ou être numéro 1 mondiale, je préfère gagner un Grand Chelem. C’est ça qui marque un sport, plus que d’être numéro 1 ou 2. Le titre olympique aussi serait pour moi au niveau d’une victoire en Grand Chelem, mais bon, à mon époque, il n’y avait pas les Jeux Olympiques. Mais j’imagine qu’aujourd’hui, pour un tennisman ou une tenniswoman, les deux choses les plus importantes sont de gagner un Grand Chelem et les J-O. C’est en tout cas mon opinion. Hormis votre victoire à Roland-Garros, avez-vous d’autres souvenirs marquants "Dommage qu’Hénin et Clijsters aient pris leur retraite." Tennis Revue n°1 - novembre-décembre 2012 dans votre carrière ? Oui, ma victoire en double mixte à Wimbledon. J’avais été six ou sept fois en finale du double dames à Wimbledon, mais je n’avais jamais gagné dans ce lieu qui reste quand même sacré et extraordinaire. Donc quand j’ai gagné le titre en double mixte avec un Australien (Tony Roche, Ndlr) j’étais aux anges. Il y a aussi un match contre Chris Evert. Mais ce qui est marrant, c’est que j’en garde un bon souvenir alors que je l’ai perdu. C’était en 1976, la finale du tournoi de Palm Springs. Elle était à l’époque la joueuse la plus difficile à battre. Elle jouait comme moi… mais en beaucoup mieux (rires). On avait fait un bon match toutes les deux, on s’était bien bagarrées, mais à la fin… c’est elle qui avait gagné. Comment vous décririez-vous en tant que joueuse ? C’est difficile de parler de soi, mais je pense que ma principale qualité était ma condition physique et ma ténacité. Je ne lâchais jamais un
point et je pense que j’étais une joueuse pénible pour les adversaires. Il y avait aussi ma prise de raquette. Avec ma prise de raquette très spéciale (le pouce tendu le long du manche de sa raquette, Ndlr), peu de joueuses pouvaient lire mon jeu. C’était marrant et c’était aussi une belle arme pour moi. Pourquoi aviez-vous cette prise si particulière ? Cela vient de mes débuts dans le tennis. Quand j’ai débuté, je n’avais pas de professeur et je m’entraînais contre la porte de mon garage ou contre le mur du club. Pourquoi ? Tout simplement parce que les jeunes ne pouvaient pas avoir accès aux courts, c’était réservé aux plus anciens. Quand j’ai finalement eu accès à un court et un entraîneur, il était trop tard pour changer mes habitudes et notamment mon grip. J’ai donc continué à jouer comme ça même si je savais pertinemment qu’en jouant comme ça, ça m’obligerait parfois, sur le court, à devoir me baisser énormément sur certains points. Mais en utilisant l’index de ma main gauche, je pouvais faire pas mal de choses, j’étais à l’aise comme ça donc ça m’allait. Ce qui est marrant, c’est que quand ma fille a commencé à jouer au tennis, elle a aussi joué de la même manière en utilisant son index pour agripper la raquette. Quels sont les joueurs que vous prenez plaisir à regarder ? J’aime bien Francesca Schiavone et bien sûr Federer et Nadal. J’aimais bien aussi Justine Hénin et Kim Clijsters, dommage qu’elles aient pris leur retraite. J’adorais aussi Mary (Pierce) et Amélie (Mauresmo). Et il y a une bonne génération de joueuses françaises comme Marion Bartoli, Aravane Rezaï ou Alizée Cornet (en photo). Ce sont des joueuses qu’il faut encourager car elles ont du talent. Propos recueillis par Valérie Pratdessus Avant Pierce, il y avait eu… Durr Françoise Durr était une spécialiste du double, mais c’est avec sa victoire en simple à Roland-Garros, en 1967, qu’elle est entrée dans l’histoire du tennis. Faisant partie des meilleures joueuses de sa génération, elle a obtenu la distinction suprême puisqu’elle appartient depuis 2003 au Hall of Fame du tennis. On se souvient tous de l’image de Françoise Durr remettant le trophée de vainqueur de Roland-Garros à Mary Pierce lors de la victoire Porte d’Auteuil de la Française en 2000. Elle paraissait aussi heureuse que Mary Pierce et de nombreux souvenirs ont dû passer dans sa tête en quelques minutes. Trente-trois années plus tôt, en 1967, c’est, en effet, elle qui était la reine de la terre battue parisienne puisqu’elle avait remporté le titre en simple et en double dames (dont elle a aussi remporté les quatre éditions suivantes). C’est entre les années 60 et 80 que la joueuse française a brillé sur les UNE MANIÈRE UNIQUE DE TENIR SA RAQUETTE Tennis Revue n°1 - novembre-décembre 2012 courts du monde entier, portant haut les couleurs du tennis français. Françoise Durr a été numéro 1 française la majeure partie de sa carrière et elle était le principal porte-drapeau du tennis féminin français. Surnommée Frankie par la presse anglaise, vainqueur de 26 titres en simple et 42 en double, elle a été classée numéro 3 mondiale, en 1967, l’année de son triomphe à Paris, mais n’est jamais parvenue à atteindre la 1ère place mondiale. Elle avait la particularité de voyager avec son chien qui était devenu une petite célébrité sur le circuit car il l’aidait à amener son sac et ses raquettes sur le court. Elle tenait aussi le grip de sa raquette de manière spéciale ce qui la rendait difficile à jouer pour ses adversaires. Parmi ses principales qualités, elle était aussi une joueuse qui savait anticiper les coups et elle se déplaçait rapidement sur le terrain. Malgré sa 3ème place mondiale et sa victoire à Roland-Garros, c’est en double qu’elle a remporté la majorité de ses titres notamment en Grand Chelem. Elle a disputé 27 finales du Grand Chelem et en a remporté 12 dont… 11 en double. Comme un bon clin d’œil du destin, c’est sur les terres de son plus grand exploit, à Roland-Garros, qu’elle a joué son dernier match officiel. C’était en 1984. Après la fin de sa carrière, elle a été nommée capitaine de l’équipe de Fed Cup française de 1993 à 1996 et en 1997, elle était co-capitaine de l’équipe avec Yannick Noah. En 2003, elle a eu l’honneur d’être fêtée au célèbre « International Hall of Fame de tennis », le panthéon du tennis international. Elle est la seule Française à avoir eu cet honneur depuis Suzanne Lenglen. Cela montre bien la trace laissée par Françoise Durr dans l’histoire du tennis mondial, pas simplement français. n V.P. 15



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