SVM n°24 janvier 1986
SVM n°24 janvier 1986
  • Prix facial : 18 F

  • Parution : n°24 de janvier 1986

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (203 x 280) mm

  • Nombre de pages : 132

  • Taille du fichier PDF : 149 Mo

  • Dans ce numéro : spécial Amiga de Commodore.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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excéder 120 unités au maximum : à vous de ne pas la perdre. Le second type de carte offre des garanties de sécurité bien plus importantes contre l'uti- l'utilisation frauduleuse. Elle est aussi employée dans les publiphones mais pour une applica- application où le piratage coûterait coùterait plus cher, à sa- savoir l'abonnement (vous pouvez appeler et le prix de la communication est reporté sur la facture de votre numéro personnel ou de votre société). Cette carte fait appel au prin- principe de la logique câblée. La logique a pour but de limiter l'accès à la mémoire et par conséquent de contrôler que l'utilisateur de la carte est bien autorisé à faire une opération. Une des vérifications consiste notamment à mesurer la vitesse d'exécution de certaines opérations. Si elle est suffisamment rapide, il IA LA CARTEÀMÉMOIIIB À MÉMOIRE EST-ELLE VRAIMENT FRANÇAISE ? COMME À L'ACCOUTUMÉE EN matière d'invention, il est très diffi- difficile d'en retrouver l'origine exacte. La carte à mémoire n'échappe pas à cette règle. A la fois en Suisse, aux Etats-Unis, en RFA et et au Japon, des brevets décrivant des principes de cartes actives ont été déposés. Ainsi le 25 janvier 1972, deux ans avant Ro- Roland Moreno, Jules K. Ellingboe, citoyen américain, recevait de l'administration un brevet détaillant une carte contenant un circuit inté- intégré et pouvant servir à de nombreux usages. On y remarque notamment que cette inven- invention• pourrait être utilisée comme une carte de crédit mais ayant des circuits électroni- électroniques actifs pouvant être reliés à des termi- termi­ aménaux de plus grande taille•, ces composants pourraient• permettre le stockage et le traite- traitement d'informations•. On y relève cependant un schéma où les contacts ne sont pas dispo- disposés de la même manière et surtout où l'archi- l'architecture interne du circuit est différente de celle de la carte d'aujourd'hui ; ; il n'y a notamment qu'un seul registre au lieu de deux. Pas française la carte à mémoire ? Le pro- problème n'est pas si simple. En matière de pro- propriété industrielle, on ne dépose pas un résul- résultat, mais une combinaison de moyens. Et les précurseurs de Moreno n'ont apparemment jamais eu l'énergie (ou la chance) de faire avancer leur projet ; leur invention n'a jamais dépassé le stade stérile du brevet. Il li faut ren- rendre grâce à Moreno d'avoir sonné à toutes les portes afin que ses brevets ne viennent pas s'entasser à côté de tous ceux qui attendent encore le prince charmant pour les réveiller. A cela vient s'ajouter un imbroglio straté- stratégico-financier qui ne manque pas de confir- confirmer la validité des brevets Moreno. Ces der- derniers sont en effet la propriété de la société lnnovatron Innovatron que notre héros national créa en 1972. Lorsque les banques décident de faire confiance à la carte, elles lancent un appel d'offre auquel répondent Bull, Flonic Fionie (du cette matière et qui propose une carte dotée d'une mémoire de 612 octets. Le troisième type est sans aucun doute celui qui réclame le plus d'attention. Il li s'agit de la carte à à micro-calculateur, c'est-à-dire équipée non seulement de mémoire, mais aussi d'un microprocesseur. Dans la pratique, le principe de base est le même, mème, l'accès à la mémoire est toujours restreint selon les cas, non pas par une logique câblée, mais par un microprocesseur programmable. Et c'est jus-'.._, tement sur ce point qu'elle montre sa supério- Le lecteur de carte• commerçant• Philips. rité. La carte à logique câblée fonctionne un peu comme un micro-ordinateur qui ne servi- servi­ s'agit de la bonne carte, si elle est trop lente, rait qu'à une chose, c'est-à-dire dont l'unique c'est que l'on ne se trouve pas en face d'une logiciel se trouverait en mémoire morte. La vraie carte, mais d'une simulation. C'est Flo- Flo­ seule manière de changer d'application force- forcerait le fabricant à modifier complètement la structure interne de l'appareil. La carte à nic-Schlumberger qui qui est est passé maitre en micro-calculateur en revanche fonctionne comme un micro-ordinateur pouvant recevoir toutes sortes de logiciels, elle est programmable. On la programme très simplement en changeant de masque lors de la fabrication programma- mais elle est aussi capable de se programmer elle-même elle-mème au cours de son existence. Bull et Philips fabriquent ce genre de carte : du haut groupe Schlumberger) et Philips. Elles savent de gamme qui vient d'ètre d'être commandé par les en effet qu'un plus grand nombre de fabri- fabricants contribuent à stimuler la concurrence et Le terme de carte à mémoire est d'autant à faire baisser les prix. Dès lors, la société de moins approprié qu'il laisse imaginer que l'on Moreno va devenir la proie de ces trois préten­ préten- s'est contenté de glisser dans une banale dants omnubilés par l'idée d'accaparer la plus carte classique, une puce du type de celles grosse partie du marché. Le premier à atta- atta­ que l'on peut trouver dans le ordinateurs. La quer est Schlumberger qui s'empare assez réalité est différente. La carte à microproces- microproces­ facilement, en juin 1979, de 34% des parts seur (type CP8) contient un circuit intégré d'Innovatron. Bull, qui s'attendait à récupérer spécialement dessiné pour elle, contenant à banques. les parts d'un des actionnaires et les voyant la fois un microprocesseur et de la mémoire disparaitre au profit de Schlumberger, en- en­ de type EPROM (Electrically Programmable tame un procès qu'elle ne gagnera pas. Sa Read Only Memory). Ce sont les techniciens seule solution est alors de racheter la la COFIP, de Bull qui, en collaboration avec l'américain une société qui possédait 15% des actions. Et Motorola lont l'ont développée. Pour réaliser cette Philips dans tout ça ? II li devient difficile à la puce, il a fallu passer par le stade des compo- compo­ société hollandaise de venir réclamer un petit sants discrets (les transistors, les résistances, bout d'Innovatron après tout ce qui vient de etc.) pour arriver peu à peu au circuit final. se passer. Ne reculant devant rien, elle en- entame alors un procès sur le terrain suédois (la La fin des fraudeurs ? Suède fait partie des onze pays où les brevets ont été déposés) dont le but avoué est d'obtenir l'invalidité de l'invention ! chable vit le jour le 21 mars 1979, mais elle La filiale française, en revanche, ne tient pas présentait le défaut d'être équipée de deux à compromettre ses chances de prendre une puces (une pour le microprocesseur et une d'obte- Une première carte techniquement irrépro- irrépro­ part du gâteau et décide bien sagement de autre pour la mémoire), donnant par là- làmême, la possibilité à d'éventuels fraudeurs le monde. Outre le GIE (Groupement d'intérêt d'intérét de saisir l'information qui circulait entre les économique) des banques, le grand gagnant deux. A partir de là, on a développé un autre est indubitablement Bull. Cette société a en circuit, un Micro-calculateur autoprogramma­ autoprogramma- effet pris appui sur l'idée de Moreno en l'amé­ l'améble monolithique (MAM) incorporant non seu­ seu- prendre une licence Innovatron lnnovatron comme tout liorant, en concevant notamment la puce et lement les deux éléments mais rendant l'ac- l'ac­ en déposant elle-même ses propres brevets cès au bus interne et les possibilités de (55). Aujourd'hui, Schlumberger s'est fraudes impossibles. Il li est qualifié d'autoprogrammable car il est capable lorsqu'il est ali- ali­ simples, à plus faible valeur ajoutée et Philips menté de modifier ou de programmer sa pro- pro­ d'autopro- concentré sur les modèles de cartes les plus n'a pas d'autre solution que d'utiliser les masques Bull pour les applications qui concer- concer­ fraudeur ne peut donc en modifier son fonc- fonc­ maspre mémoire sans intervention extérieure. Un nent le secteur bancaire. La carte à mémoire tionnement, d'ailleurs après trois tentatives reste donc bien une idée française, dévelop- dévelop­ de fraude (trois codes erronés), la carte se pée par une société française, expérimentée referme sur elle-même. en France et commercialisée par des Fran- Français. Avouez qu'il y a de quoi faire chanter mémoires. Une volatile (une mémoire vive de plus d'un coq ! 30 octets) qui ne sert que Le micro-calculateur contrôle en fait trois temporairement SCIENCE & lit VIE MICRO N°N°24 JANVIER - 1986
Dessins Claude LA CROIX lors de l'exécution de certaines opérations. Une permanente, gravée au moment de la fabrication constituant ainsi la mémoire morte du programme, ou l'intelligence de la puce, ce que nous désignions pré:cédemment précédemment par le terme den• masque•. Une seconde mémoire permanente 5ervant servant au stockage des informations recueillies au cours de la ! a vie de la carte. Cette seconde mémoire est elle- elle même répartie en plusieurs zones dont l'ac- l'accès est plus ou moins protégé selon les infor- informations qu'elles contiennent: : - la zone secrète, qui contient la clé d'ouver- d'ouver ture (mise en fonction par la ! a carte), la ! a clé émetteur (une banque.. par exemple), exrmple), la ou les clés prestataires (pour les intermédiaires entre les banques et l'utilisateur !'utilisateur final), et la clé porteur (autrement dit le codernde confiden- confidentiel) ; - la zone d'état (ou zone d'accès), qui mémo- mémorise l'usage des clés utilisées pour accéder aux informations protégées. C'est dan10 dans cette zone que sont comptabilisées ! es les erreurs de codes, et par conséquent les ! es tentatives tef ! tati' ! es de fraude ; ; - une zone confidentielle, qui contient des informations permanentes protégées. Cette zone n'est accessible qu'en lecture avec la clé émetteur ou porteur ; - la zone transaction, qui reçoit toutes les informations concernant ! a la vie de la carte (paiements, données médicales, etc.). etc). Sui- Sui vant les applications, applkations, elle peut être protégée ou non ; - la zone wne de lecture (ou zone wne libre), lihre). qui sto cke un certain nombre d'inforrmtions d'informations n':iyant n'ayant aucun aucuf ! caractère confidentiel (par exemple le nom du porteur, ou bien celui de l'émetteur pion qui aurait réussi à s'interposer entre les en clair) ; ; deux terminaux ne pourrait utiliser ce qu'il - la zone descripteur (ou zone de fabrica- fabrica aurait enregistré ; tion), qui sert de repère dans la carte. On peut - l'identification, autrement dit l'assurance !'assurance notamment retrouver l'application traitée ou que la personne qui utilise ut ! lise la carte est bien bien l'état de la carte selon la position des autorisée à le faire. On a remur recours au système pointeurs. que nous utilisons actuellement avec les, - - - - - - - - 51.0 15 9b54 3 14.1.85 030>81 M uér La carte CP8 de Bull. Seulement 6 contacts sur 8 sont effectivement employés. La dispositionjapor ! aise japonaise la puce et les pistes magni>tiq11es magnétiques cohabitent sur la même face fare rJr de la carte. Dans la pratique, la carte permet de traiter quatre problèmes principaux : - l'authentification. Il li s'agit, pour l'ordinateur auquel on se raccorde, de vérifier qu'il s'agit bien d'une carte de la bonne famille. Pour ce faire, les deux terminaux - c'est-à-dire la carte et l'ordinateur central - vont exécuter un même algorithme particulier, appelé Télépass à bande magnétique, à savoir un co<1e code à qua- quatre chiffres. La seule différence - et elle est de taille - est que la validité de ce re code est effectuée par la carte elle-même et non par le système externe (le distributeur automatique de billets par exemple). Cettel.ette disposition évite qu'un fraudeur puisse lire les informa- informa tions concernant les codes confidentiels entre (voir notre article), et arriver à un résultat. Si le moment où elles quittent la carte et celui où ce œ dernier correspond, le système central en elles vont être identifiées par le système. Ceci C":eci concluera que la carte est bien la bonne et que la suite des opérations peut se poursui- poursuivre. L'exécution de cet algorithme, se faisant sur la base d'un nombre aléatoire, chaque tentative donnera un résultat différent et l'es- est particulièrement important dans les cas de télépaiement où l'information l'inforrm1tinntransite par les lignes du réseau téléphonique Vu sa forte capacité mémoire (1024 octets). ortltsl. une cartec..arte est aussi capable de stocker storker autre chose rhose - - • -- Alimentation pour !'l'écriture 21'.ll volts. Contacts non utilisés - - L'initialisation L'initialisatiori (RAZ). l',.J Le - 5ignal signal d'horloge Entrée/Sortie réalisées réalisée,s sur un seul fil en mode bi-directionnel bi-c1irertionnel -<-r asynchrone à 9 ôOO 600 bauds. - Accès Arr mémoire de stockage lect. lert écr ! t.a a masse -./Alimentatior. Alimentation nol' !!! alf'normale " volts Mémoire orogrim' ! 1t' : programme mémnirPm.émoire dr de travail tr:i11ail unité logique arithmétique arithmétiq11e J - - - - - info fabricant 1 non non zone secrète : non nl)n non clé d'ouverture clé banque clé paiement clé porteur zone d'état : informations dercontrôle ontri'llf'prot non zone confidentielle. prnt prot, non informations émette•11 émetteur transactions financières financièrr.c : mot Df/11 non - informations non finaridere financiere‘. orot mot prnt zone de lecture. : oui non identification port.e11• portent données d'authentifirafü,,, fi (ah,, t zone descripteurs Dointeut‘ pn111tP• 1t."'mil, iw <1Œ non ! info fabricani fabricant 1 2 pua) U ! non



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