SVM n°24 janvier 1986
SVM n°24 janvier 1986
  • Prix facial : 18 F

  • Parution : n°24 de janvier 1986

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (203 x 280) mm

  • Nombre de pages : 132

  • Taille du fichier PDF : 149 Mo

  • Dans ce numéro : spécial Amiga de Commodore.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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INITIATION LA CARTE Les banques françaises viennent de passer commande de 12,6 millions de cartes à mémoire. Très bientôt, tout un chacun pourra glisser dans son portefeuille un petit rectangle qui ressemble à s'y méprendre à une carte de crédit mais qui est en réalité un véritable ordinateur. Son fonctionnement est beaucoup fonction- plus complexe que ne pourraient le laisser entendre les descriptions sommaires publiées ici ou là. Nous vous Demain, un décortiquons ici la carte à mémoire ordinateur dans morceau par morceau, tous les portefeuilles I f•'fonction par fonction. t A NEMOIREAU 74 SCIENCE scrnNCf : lr & vrn VIE MICRO 1" (N°0 24.• JAJllVl[R JANVIER 1986
EN 1984, LA FRAUDE À LA CARTE ques telle que nous la connaissons au- au­ carte holographique est capable de stocker stockf'r de crédit a coûté aux banquiers américains près de 100 millions de dol- dol­ et bien une carte à mémoire : elle est capable dre de 25 méga-octets par centimètre carré 1 améjourd'hui (carte bleue, carte bancaire) est bel une énorme quantité d'informations, d'informations. de l'or- l'or lars. En France, ce chiffre reste plus de retenir votre code secret, votre numéro avec un temps d'accès très réduit. C'est dans modeste (80 millions de francs) mais il mon- montre qu'il est grand temps de faire quelque chose. C'est pour se protéger contre ce genre d'agression que les banques viennent de pas- passer commande de plus de 12,6 millions de cartes à mémoire protégée, qui seront pro- progressivement mises en place d'ici fin 1988. Cette carte ouvre tout un champ d'applica- d'applications que les cartes de crédit actuelles se- se­ personnel de série, le nombre de billets pris les téléphones publics suisses que l'on trouve raient incapables de fournir... C'est peut-être en lisant La nuit des temps, de Barjavel, que Roland Moreno, l'inventeur de la carte à mé- mémoire, a découvert un monde oû où tous les en une semaine et quelques autres éléments. Mais cela ne suffit plus aujourd'hui. Tout d'abord parce que la sécurité n'est pas correc- correctement garantie ; il est assez facile pour les fraudeurs adroits de lire, de modifier ou bien de dupliquer les informations figurant sur la bande magnétique. Sans parler bien sûr des escroqueries consistant à• embosser » • des fausses cartes à partir des doubles de papier carbone trouvés dans les poubelles. Il est très dur de se prémunir contre les bricoleurs de bandes magnétiques. ce genre de produit, baptisé pour les besoins » • Phonocard ".. Le principe est simple : pour pouvoir téléphoner, il suffit de composer un code secret inscrit sur la carte et le lecteur intégré au téléphone détruit une partie de l'hologramme à chaque impulsion téléphoni- téléphoni que. Plusieurs sociétés ont développé de tels produits, parmi lesquels ICV, RCA et surtout Landis et Gyr qui fabrique la Phonocard et a réussi à l'exporter avec succès dans une quin- quinzaine de pays. Le principal intérêt d'une telle carte réside dans son faible coût de fabrica- fabrica­ actes d'achat s'effectuaient avec une• bague• tion (elle est vendue 2,50 F). qui gardait en mémoire débits et crédits. Six Codage optique Un second type de carte emprunte les tech- tech­ ans plus tard, cet ancien journaliste fit don de niques d'écriture et de lecture aux disques ses neurones à la France en déposant quatre brevets décrivant un instrument fonctionnant sur le méme même principe. Convaincue du bien- bienfondé de cette invention, une société fran- française (Bull) se consacre pendant plusieurs années au développement d'une carte qui voit finalement le jour le 21mars1979. 1979. Si l'on associe souvent carte à puce et ban- banques, ce n'est pas un hasard. En 1984, les Français ont effectué 160 millions de transactions par l'intermédiaire d'une carte. Par rap- rap­ transacport aux quatre milliards de chèques émis dans la mème même année, cela peut sembler bien marginal, mais ces derniers ont l'énorme dé- défaut d'être très chers à traiter (de 3 à 7 F selon les banques et le lieu d'émission). d émission). On comprend que nos chères institutions finan- financières tiennent à les remplacer le plus rapide- rapidement possible par une solution plus avanta- avantageuse et offrant de meilleurs services. Pour de multiples raisons sur lesquelles nous reviendrons, la carte à mémoire - que nous appellerons carte à mémoire protégée, ou active - est un moyen de substitution adéquat, offrant à la fois sécurité, facilité de traite­ traite- adément et adaptabilité. Le terme de carte à mé- mémoire est en effet plus éloquent que juste, dans la mesure où la carte à pistes magnéti- La solution passait donc par un instrument sophistiqué, quasiment impossible à dupli- dupliquer et à lire. En second lieu, les banques sont nombreuses aujourd'hui à offrir des ser- services faisant appel à la télématique, à l'infor- lïnfor matique et au télétraitement et il leur faut un moyen sûr de mettre en oeuvre ces nouveau- nouveautés. Ajoutez à cela les autres prestataires de services intéressés par une carte intelli- intelligente » • et capable de stocker plus que les 200 octets (ou caractères) offerts par la carte à bande magnétique : les services médicaux, sociaux, judiciaires, etc., personne ne peut rester indifférent à cette nouvelle invention. Partant de ce principe, de nombreux cons- cons tructeurs ont développé des cartes reposant sur différentes technologies. Les premières sont qualifiées de• cartes holographiques., " bien que le terme de• codage optique• leur soit approprié. Cette disposition permet de stocker des données de n'importe quel type (numériques, analogiques, etc.) et offre deux éléments de sécurité. D'une part l'holo- l'hologramme est invisible à l'oeil l'œil nu et par consé- conséquent illisible et d'autre part il est d'un niveau de technicité suffisamment sophistiqué pour qu'on ne puisse pas le reproduire facilement. Outre ces deux qualités indispensables, indispensables. la optiques numériques. La carte Drexler est en effet composée d'une surface en » • Drexlon• (une combinaison de métal et d'un polymère) qui réfléchit ou non la lumière selon son état. Une nouvelle fois, dans ce type de carte. carte, c'est la capacité de stockage (près de 50 millions de bits) qui présente un intérét intérêt réel. Le rap- rapport octet/prix devient alors un des meilleurs. En marge de ces procédés, les autres cartes emploient emplo1ent des mémoires de type électroni- électroni que. C'est dans cette catégorie que l'on trouve celles développées par Bull, Philips et Schlumberger. Il Il y a principalement trois types de cartes de ce genre. Le premier est une carte à mémoire simple, simple. protégée som- sommairement par des opérations logiques. Elles servent dans les cas où la sécurité n'est pas l'élément numéro un. C'est le cas des cartes pré-payées. pré-payées, pour publiphones que l'on peut se procurer actuellement. Elles contiennent en mémoire un certain nombre d'unités (40 ou 120) que le publiphone efface par une impulsion électrique à chaque fois que cela est nécessaire. Ce type de carte n'est pas personnel - n'importe qui peut l'utiliser s'il la trouve - et cette caractéristique est en fait compensée par le faible coût de revient. Le montant de la fraude ne peut de toutes façons MICROSCOPE SCIENCE & VIE MICRO N°No 24 JANVIER - 1986 75



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