SVM n°24 janvier 1986
SVM n°24 janvier 1986
  • Prix facial : 18 F

  • Parution : n°24 de janvier 1986

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (203 x 280) mm

  • Nombre de pages : 132

  • Taille du fichier PDF : 149 Mo

  • Dans ce numéro : spécial Amiga de Commodore.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Le taxi noir roule Le taxi noir roule dans la brume matinale. Nous débouchons sur une place carrée, que nous contournons par la gauche : pas de doute, nous sommes en Grande-Bretagne. Difficile de croire que c'est ici, à Bristol, derrière ces façades si anglaises, que le système d'exploitation de l'Amiga a été conçu. Une fois franchie la porte, on peut oublier sa première impression. Metacomco est une société de logiciel de haut niveau et on y retrouve le mélange international de décontraction et de professionnalisme propre à ce genre d'entreprises. D'ailleurs, voici Bill Meakin, un barbu jovial que l'on imaginerait mieux dans un campus américain. Précisément, il revient d'un séjour de deux ans chez Digital Research. Bill est un des pères de Personal Basic, le premier produit Metacomco créé en 1981 et commercialisé par Digital. À partir de 1983, Metacomco s'est spécialisé dans le développement sur le microprocesseur Motorola 68000, Le premier produit a été Tripos, un système d'exploitation multitâche qui est devenu plus tard l'Amiga DOS. Tirn King, le directeur dans la brume matinale. Nous débouchons sur une place carrée, que nous contournons par la gauche : pas de doute, nous sommes en Grande-Bretagne. Difficile de croire que c'est ici, à Bristol, derrière ces façades si anglaises, que le système d'exploitation de l'Amiga a été conçu. Une fois franchie la porte, on peut oublier sa première impression. Metacomco est une société de logiciel de haut niveau et on y retrouve le mélanqe international dC décontraction et de professionnalisme propre à ce genre d'entreprises. D'ailleurs, voici Bill Meakin, un barbu jovial que l'on imaginerait mieux dans un camp11s américain. Précisément, il revient d'un séjour de deux ans chez Digital Rewarr:h. Bill est un des pères de Persona ! Basic, le premier produit Metacomco créé en 1981 et commerr:ialisé par Digital. À partir cie 198,), Metacomco s'est spécialisé dans le développe ! 11ent sur le microprocesseur Motoro ! é'68000. Le premier produit a été Tripos, un système d'exploitation multitâr.he qui est devenu plus tard 1 Amiga DOS. Tim King, le directeur TI NO Un entretien avec le chercheur n 01 de Metacomco, l'un des hommes au monde Un entretien avec le chercheur n °1 de Metacomco, l'un des hommes au monde de la recherche et du développPmf'nt de la recherche et du développement chez Metacomco, est à 1 origine un universitaire issu de Cambridge, Metacomco est devenu célèbre par une collection de langages sur le Sinclair QL l'assembleur le B (PL, le LISP, le Pascal, le langage C du QL. Pour l'Atari 520 ST, tous ces produits sont en cours d'adaptation : Pour l'Amiga, en plus du système d'exploitation, Metacomco a écrit un Basic, ABC Basic. et prévoit de commercialiser ses autres langages. Tim King raconte ici l'histoire du mariage entre l'Amiga et son système d exploitation. Derrière l'anecdote, beaucoup d'idées nouvelles. chez Metacomco est à r 0rigine un universitaire issu de Cambridge. Metacomco est devenu célèbre par une collection de langae s sur IP Sinclair QL : l'assembleur le : BC !'L, le LISP, le Pasrat le la11gage. C'
tation. À la fin, j'ai été applaudi par)'l'ensemble des concepteurs de la machine, et j'ai j compris que c'était gagné : pour la première fois, ils voyaient l'Amiga l'fonctionner réelle- réelle ment comme un ordinateur. S.V.M. : Comment cela ? T.K: : li Il faut savoir que l'Amiga est entière- entière ment construit autour de ses trois proces- proces seurs spécialisés. Les couches de logiciel qui s'y ajoutent ne permettaient pas, avant l'im- l'im plantation de l'Amiga DOS, de faire tourner des programmes écrits dans des langages de haut niveau. Entre le projet initial et la réalisa réalisa- tion, la micro-informatique a fait des progrès : il est amusant de noter que la première confi- confi guration de l'Amiga comportait 64 Ko de mé- mé moire vive et 32 Ko de mémoire morte, et fonctionnait avec le microprocesseur Moto- Moto qui connaît le mieux l'Amiga l rola 68008, qui est la version à bus de 8 bits du 68000. La machine actuelle a finalement huit fois plus de mémoire et le processeur à 8 bits est devenu un processeur 16/32 bits. S.V.M. : Vous n'avez mis que trois se se- maines pour adaptervotre système d'ex d'ex- ploitation sur l'l'Amiga ? T.K: : Non, la première version de l'adapta l'adapta- tion était présentable au bout de trois semai- semai nes, mais beaucoup de travail restait à faire, d'autant plus que dans le même mème temps, les autres logiciels de base de la machine conti- conti nuaient à évoluer. En plus je travaillais ici, à Bristol, et la machine était mise au point en Califomie. Californie. Pour donner un ordre d'idées de la difficulté, et des multiples points que j'ai eu à éclaircir, disons que ma note de téléphone personnelle durant les trois mois de mise au point a dépassé les 400 livres, et que je ne compte plus mes allers-retours entre Londres et les ÉtatsUnis. États-Unis. Je suis pour cette année l'un des meilleurs clients de la compagnie aé- aé rienne sur laquelle je voyage, ce qui 4ui me donne droit à deux voyages gratuits. Finale- Finale ment, la mise au point complète a pris un peu moins de six mois. S.V.M. Amiga DOS est un système d'exploitation multitâche mais mono- mono poste. Quel est l'avantage de pouvoir faire fonctionner plusieurs programmes en même temps sur la même machine, sur le même écran ? T.K: : Le prix de la mémoire baisse constam constam- ment, ce qui permet de charger plusieurs pro- pro grammes simultanément dans la mémoire d'un ordinateur individuel. Il li est donc logique de faire fonctionner ces programmes en méme même temps dans des fenêtres différentes. La L'équipe de Metacomco, à Bristol, travaille sur les machines qui possèdent un microprocesseur Motorola 68000. Sur l'Amiga, l'Amlga, le système d'exploitation et toute une série de langages sont en cours d'adaptation. machine est toujours disponible pour une nouvelle tâche. Trivialement, cela peut servir à imprimer un texte pendant la frappe d'un autre. Mais certaines tâches de fond, comme le tri ou la sélection sur de gros fichiers qui immobilisent les machines, deviennent possi possi- bles, sans que le poste de travail soit bloqué. Par ailleurs, la transmission de données volu- volu mineuses par lignes téléphoniques peut enfin se dérouler sans problèmes. On retrouve, grâce au système multitâche, les notions de tache tâche de fond et de traitement par lot qui sont classiques en informatique traditionnelle. S.V.M. : Pourquoi la société Meta- Meta comco s'est-elle spécialisée sur le mi- mi croprocesseur Motorola 68000 ? T.K : Par choix : nous avons commencé avec le Persona ! Personal Basic, qui est un interpréteur mis au point sur le le microprocesseur Intel 8088. Mais nous préférons les microproces- microproces seurs Motorola 68000, qui sont devenus la spécialité de Metacomco. Il li faut bien constater que la majorité des machines innovatrices consta- récentes, le Sinclair QL, le Macintosh, l'Atari 520 ST et enfin l'l'Amiga utilisent un micropro micropro- cesseur Motorola. S.V.M.: : Metacomco conçoit des logi- logi ciels destinés à trois des machines que vous venez de citer, mais pas au Macin- Macin tosh, pourquoi ? T.K: : A À cause des particularités de la ma- machine et surtout de sa mémoire morte. Trans- Trans férer un langage d'une machine à l'autre n'est pas très compliqué si le microprocesseur est le même. Pour le Macintosh, le microproces- microprocesseur est vu à travers les 64 Ko de logiciel de la mémoire morte dont l'utilisation nécessite un apprentissage complexe. De plus, l'appel aux sous-programmes de la mémoire morte doit se faire d'une manière unique, comme sous Pascal. Finalement, l'écriture de logiciels pour Macintosh oblige à repenser depuis le début l'architecture des programmes, raison pour laquelle nous n'avons rien fait sur cette ma- ma chine. S.V.M. : Quel est, à votre avis, le micro- micro processeur d'avenir ? ? T.K: : À court terme, la série Motorola me parait supérieure à la série Intel, en particulier parce que Intel est obligé de défendre une compatibilité ascendante avec le 8088, qui équipe l'IBM PC. Finalement, les processeurs comme l'Intel l'lntel 80286 ou 80386 ont deux modes de fonctionnement, l'un qui a des pos pos- sibilités intéressantes d'adressage, et l'autre, dégradé, pour sauvegarder la compatibilité. La série 32000 de National Semiconductor est très bien conçue et, à certains égards, supé- supérieure même au Motorola. Malheureusement, ces microprocesseurs n'ont pas eu de succès auprès des constructeurs de micro-ordina- micro-ordinateurs. Pour un avenir plus lointain, je m'inté- m'intéresse beaucoup aux micro-ordinateurs RISC (Restricted Instruction Set Computer), dont le langage machine comporte beaucoup moins d'instructions élémentaires que les micropro- microprocesseurs classiques. S.V.M. : Comment voyez-vous l'avenir del'Amiga ? ? T.K: : Franchement, j'aimerais bien être sûr de ma réponse. Je vois trois catégories possibles d'utilisateurs. Tout d'abord ceux que les Américains appellent les les• yuppies•, et qui vont acheter l'Amiga comme ordinateur de jeu, uniquement parce que c'est la machine la possi- plus chère dans cette catégorie. Ensuite, parti- parti culièrement ici en Angleterre, l'Amiga peut servir comme ordinateur éducatif, à condition qu'un réseau local soit rapidement mis au point. Enfin l'Amiga sera utilisé par de petites sociétés, comme micro-ordinateur de ges- gestion. Mais comme toute machine innovatrice, l'l'Amiga va probablement développer un marché nouveau, qui utilisera les qualités spécifi- spécifiques de la machine : la définition de l'écran et le son. mar- S.V.M. : Quels sont les projets de Meta- Meta comco ? ? T.K T : Du point de vue stratégique, nous espérons pouvoir vendre encore notre sys- système d'exploitation Tripos sur d'autres ma- ma chines, ce qui le transformerait en standard. Pour les logiciels nouveaux, nous pensons à un compilateur pour le Basic, et à un réseau local. Pas de programmes horizontaux donc, uniquement des produits liés au système d'exploitation, comme les langages. A moins que je ne retourne à mes premières amours et que je me décide à écrire un système de gestion de fichiers. SCIENCE & VIE MICRO N°re 24 - JAl'IVIER1986 JANVIER 57



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