SVM n°23 décembre 1985
SVM n°23 décembre 1985
  • Prix facial : 18 F

  • Parution : n°23 de décembre 1985

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (203 x 280) mm

  • Nombre de pages : 204

  • Taille du fichier PDF : 235 Mo

  • Dans ce numéro : Exel... le Macintosh explose.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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COMMODORE Des pertes énormes font craindre pour la survie de Commodore. Mais le C 64 reste un bon cheval et le C 128 en est une modernisation réussie. UN res sent, en Extrême-Orient. la montée de foutu métier ! Regardez Commo- l'électronique à travers les calculettes. li [DA MICRO-INFORMATIQUE ? dore : il y a encore deux ans. c'était laisse tomber les machines à écrire pour ce le roi de l'informatique ludique. Et nouveau commerce, qui l'amènera à lancer le puis, la tempête : le départ du patron a été premier ordinateur domestique en 1977. Le mal digéré. la saison de Noël a été catastro- PET est un succès, le Vic 20 (lancé en 1981) se phique, les résultats ont plongé jusqu'à at- Le C 64, un vieux qui en remo.,,,,n teindre des profondeurs abyssales. Sur un trimestre, le deuxième de 1985, Commodore International Ltd. a annoncé des pertes de 124 millions de dollars : environ 1,2 milliard de francs de l'époque (et grosso modo. ce que Thomson a touché dans le Plan Informatique pour tous...). Pourtant. Commodore reste le seul acteur de la micro-informatique ludique qui ait réellement une dimension mondiale, c'est-à-dire qui soit significativement présent aussi bien aux Etats-Unis 58 qu'en Europe (avec une première place en RFA et en Italie). Mais en cette fin d'année, Commodore met sa dernière chemise sur le tapis. Un peu d'histoire : c'est en 1958 que Jack Tramiel fonde la société au Ca nada. Elle distribue des machines à écrire. Au tournant des années 70, notre dynamique homme d'affai- vend à plus de deux millions d'unités dans le monde, le Commodore 64 (commercialisé en septembre 1983) atteint quatre millions. Mais début 1984, Tramiel quitte avec fracas la société qu'il a fondée et rachète Atari. Commodore semble mal se remettre de ce départ. et tr_e_auxje_u_n_es_. -.
depuis bientôt deux ans, poursuit sa route de façon chaotique. Une gamme dépareillée est présentée au consommateur, qui ne sait plus sur quel pied danser entre le C 64, le Plus 4, le C 128, les compatibles avec l'IBM PC, et l'Amiga qu'on lui annonce comme la huitième merveille du monde. En France, la marque doit de plus digérer un changement d'organisation dû au remplacement d'un importateur, Procep, par une gestion en direct sous l'égide de Commodore France. Le Commodore 64 accuse un incroyable coup de vieux, impression due à l'évolution très rapide des critères esthétiques dans le domaine informatique. li semble d'ailleurs vivre sa dernière saison. Mais cet appareil, qui reste le best-seller informatique, en remontre encore à bien des petits jeunes. Un microprocesseur 6510, 64 Ko de mémoire vive dont 38 Ko disponibles pour l'utilisateur, une résolution en mode graphique de 320 sur 200 points, un synthétiseur de trois voix sur huit octaves, un clavier mécanique de bonne facture (mais irrémédiablement QWERTY) ne suffisent pas à résumer le comportement de l'appareil. Les possibilités graphiques et sonores sont excellentes, et dépassent celles de certains ordinateurs qui prétendent à plus de fraîcheur. Elles ont largement contribué au succès du C 64. Elles restent cependant difficiles à manipuler, malgré la clarté du manuel. Par contre, la faiblesse du Basic (parmi les plus arriérés), la bizarrerie de certaines manipulations (plusieurs fonctions par touche), l'alimentation externe, la lenteur du lecteur de disquettes s'ajoutent au poids des ans pour diminuer le pouvoir d'attraction du C 64. Cependant, quelle belle collection de logiciels ! Quel beau système de périphériques ! Pépé a encore belle allure. On peut penser que les éditeurs n'abandonneront pas le C 64 à la maison de retraite. En effet, son successeur, le C 128, reste astucieusement compatible avec le C 64. D'ailleurs, c'est, entre autres, un C 64 ! Mais, avant d'explorer cette ruse, on admire l'aspect de l'engin, l'équilibre de ses proportions, et sa finesse : voici un des plus beaux objets de la micro contemporaine. Si on !'en croit, la micro évolue, comme les calculatrices, vers la SCIENCE VIE MICRO l'l 0 23 DECEMBRE 1985 minceur du papier à cigarette. Le clavier mécanique comporte pavé numérique, touches de fonction, curseur. L'intérieur de la machine révèle son secret : il n'y a pas un, mais plusieurs microprocesseurs. Et donc non pas un, mais trois ordinateurs : mon premier est un C 64, dont on a dit plus haut ce qu'on en pouvait dire. Mon deuxième est capable de gérer 128 Ko, dont 122 Ko qui sont réellement disponibles. Dans ce mode 128, il est compatible avec les périphériques du C 64, dont il améliore nombre de défauts, comme l'affichage, étendu à 80 colonnes, la résolution graphique, poussée à 640 points sur 200, ou le Basic, notablement amélioré par rapport au C 64 et maintenant muni des instructions permettant de gérer facilement graphismes et sons ainsi que les commandes d'accès au disque. De plus, l'écran peut être partagé en deux parties, l'une graphique et l'autre textuelle : on réserve au bas de l'écran autant de lignes de texte que l'on a besoin. Pour l'instant, un seul logiciel, Jane (gestionnaire de fichiers, traitement de texte et tableur intégrés), tire parti de ces possibilités du C 128. Quant à mon troisième, il repose sur ce bon vieux microprocesseur Z 80, qui aura décidément été mangé à toutes les sauces, et qui permet d'avoir ici un ordinateur sous CP/M : un non moins bon vieux système d'exploitation, promesse pour ses zélateurs d'une Le C 128, un maitre atout de Commodore pour passer la crise. vera au moins des amateurs chez les fidèles qui pensaient justement remplacer leur C 64. Mais il y aura toujours des mauvaises langues pour vous faire remarquer les fils qui traînent partout autour de l'appareil, ou pour constater que le nouveau lecteur de disquettes n'est guère plus rapide en mode C 64 que son prédécesseur, qui se prenait pour une tortue unijambiste. Ou encore pour dire qu'à moins de programmer en Basic, le C 128 n'est pas vraiment plus utile que le C 64. bonne bibliothèque de logiciels, à condition que les éditeurs - ces nouveaux seigneurs de l'informatique - veuillent bien procéder aux quelques adaptations nécessaires. Au total, on a avec le C 128 un des lifting les plus réussis de la micro-informatique. Et qui trou- Pauvre petit bâtard : il ne marchait pas en Grande-Bretagne, Commodore l'a refilé aux Français. Le microprocesseur 7501 du Plus 4 l'isole des autres compagnons de la famille. Personne ne veut écrire de logiciels pour lui. S'il a reçu un assembleur incorporé et si son Basic est amélioré par rapport à celui du C 64, les motifs graphiques programmables ont disparu. Le synthétiseur de son pousse des trémolos de désolation : il est passé des trois voix et huit octaves à deux voix et quatre octaves. Mais de toute façon, il n'est pas prévu pour rigoler. On le livre avec quatre logiciels intégrés, comme un Sinclair QL - sauf que les logiciels ne sont pas aussi bons (mais ils sont inscrits dans les circuits de la machine). Ils sont simplets et ne peuvent s'occuper que de petites affaires. Le traitement de texte gère des documents maigrelets de 99 lignes sur 77 colonnes. Ce qu'on voit n'est pas ce qui sera imprimé. Le tableur est tout petit, avec 17 colonnes et 50 lignes. Un module graphique et un gestionnaire de fichiers complètent la panoplie. Ce dernier n'est utilisable que si vous possédez un lecteur de disquettes, ce qui accroît notablement le prix de l'ensemble. Cependant, les quatre logiciels peuvent échanger leurs données presqu'instantanément - plus vite que sur le QL - et l'écran peut recevoir à la fois du texte et de l'image. Ces deux bons points font regretter que l'engin n'ait pas été plus travaillé. 59



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