SVM n°23 décembre 1985
SVM n°23 décembre 1985
  • Prix facial : 18 F

  • Parution : n°23 de décembre 1985

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (203 x 280) mm

  • Nombre de pages : 204

  • Taille du fichier PDF : 235 Mo

  • Dans ce numéro : Exel... le Macintosh explose.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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I [JE PROBLÈME J I I l"'I I l'AVEC ATARI. C'EST que personne ne peut être certain que la compagnie existera encore dans trois mois. Choisir un ordinateur de cette marque, c'est faire un pari. La vérité oblige à dire que pour l'instant, on joue plutôt dans un mauvais rapport. C'est dom mage : le fleuron de la gamme, le 520 ST, est un appareil très sédui sant, et son. prix amène l'informatique sérieuse à la portée de (presque) tout un cha cun. Le label Atari n'est cependant pas le premier venu. Son fon dateur, Nolan Bush nell. a créé en 1972 le premier jeu video, le Pong : un point blanc qu'on faisait ricocher d'un bout de l'écran à l'autre avec des manettes. A l'époque, une sorte de miracle. Ensuite, Atari s'est lancé dans la conception de consoles de jeu vidéo. Notez que SteveJobs y travaillait, et que SteveWozniak y a semé quelques idées. Devenu filiale de Wamer, Atari a d'abord loupé le coche de la micro informatique, en se spécialisant dans des machines qui ne savaient que jouer. Il lui a fallu quelque temps pour se rattraper aux branches, échappant à la déconfiture qui a saisi les Mattel et autres spécialistes du jouet électronique, en ATARI Le coup de poker de Tramiel fait long feu. Dommage : le 520 ST est une machine très séduisante. de bonne qualité, comme le 400 ou le 600 XL. Cette roue de secours n'a pas empêché la société de plonger dans le bain amer de la décrépitude : en 1983, elle perdait 540 millions de dollars, soit la moitié d'un chiffre d'affaires de 1,1 milliard ! Heureusement, Zorro est arrivé. En l'occurrence, Jack Tramiel. le fondateur de Commodore - la boîte concevant des micros Le 520 ST. Vivez dangereusement, cette machine est riche de promesses. qui a vendu le plus de micro-ordinateurs au monde... Il abandonne Commodore et rachète Atari à la mi-84. Et commence sa carrière de repreneur sur les chapeaux de roues : en septembre 1984, il baisse le prix du 800 XL de 1000 F et abandonne la fabrication du 600 XL ; en novembre, il annonce trois nouveaux produits à lancer en 1985 ; en juin 1985, le 56 SCIENCE Ir VIE MICRO !'1° 23 DECEMBRE 1985
130 XE est disponible ; en juillet on voit apparaitre les premiers 520 ST -des ordinateurs de 512 Ko de mémoire vive proposés pour lOOOOF ! Un prix pour l'instant imbattable : l'Atari 520 ST comprend l'ordinateur, un moniteur monochrome, un lecteur de disquettes 3 1/2 pouces de 360 Ko, une souris, quatre logiciels (un Basic, un Logo, un traitement de texte et un programme de graphisme). Le seul problème est que, début novembre, ces logiciels n'étaient pas disponibles et que... Mais jetons d'abord un coup d'oeil sur la machine. Le lecteur de disquettes est séparé de l'unité centrale qui loge avec le moniteur. C'est promesse d'encombrement, car pour rester dans la tradition d'Atari, l'alimentation de l'unité centrale est externe - et très volumineuse -, ainsi que l'alimentation du lecteur. La ligne de l'appareil est cependant très belle. Le clavier, assez long, est très complet - surtout comparé à celui du Macintosh : présenté en AZERTY, il aligne quatre-vingt-quatorze touches séparées en quatre zones : l'alphabet, dix touches de fonction (en biais, très joli mais pas toujours très maniable), un pavé numérique, et un pavé d'édition qui permet aussi de reproduire les mouvements de la souris. Le clavier dispose de son propre système d'exploitation, et chaque touche est programmable à la guise de l'utilisateur. L'appareil dispose par ailleurs de toutes les sorties envisageables : raccordement d'un disque dur, interface RS 232C, interface Centronics, raccordement du moniteur (le polychrome sera disponible... un de ces jours), un port d'entrée-sortie au standard MIDI (Mu sical Instrument Digital Interface) qui permet tra de raccorder au 520 ST tout instrument de musique à cette norme et de le piloter par l'ordinateur. Une fente est de plus prévue pour recevoir des cartouches de mémoire morte, et deux ports n'attendent que des manettes de jeu -ou le branchement de la souris. Jusqu'ici, en dehors du méli-mélo de fils prévisible, on ne peut que se féliciter de cette machine qui prévoit tout. A tant faire, félicitons le moniteur qui présente une résolution remarquable de 640 sur 400 points en version monochrome, à comparer aux 512 x 342 du Macintosh. Et quand nous aurons félicité toute la famille, il ne nous restera plus qu'à nous gratter le crâne en nous demandant ce qu'on va lui donner à manger. Car il était prévu que le 520 ST fonctionne rait avec un système d'exploitation compre- SCIENCE Ir VIE MICRO 1'1° 23 DECEMBRE 1985 Le dernier Noël du 800 XL. nant GEM, une interface graphique compara ble â celle du Macintosh et reprenant le système de pictogrammes-fenêtres-souris du concurrent. Las ! Apple a renoncé à une ac tion judiciaire pour contrefaçon à l'encontre de Digi.tal Research lnc., le concepteur de. Le 130 XE, un 800 XL rénové. GEM, à condition que GEM soit modifié pour qu'il ne ressemble plus au Macintosh. Et le 520 ST se retrouve aussi nu que Valérie Kaprisky dans ses bons moments, vu que le traitement de texte et le logiciel de dessin annoncés étaient des extensions de GEM. A moins que les remplaçants (Néochrome et Atariwriter), mis au point en urgence par Atari, ne soient disponibles au moment où vous lirez ce journal... Quant aux logiciels disponi bles sur la machine, ils se comptent sur les doigts des deux mains. Le 520 ST a été lancé trop tôt, pour pouvoir profiter des ventes de Noël - et rennouer une trésorerie qui semble sur la corde raide. En France même, la situation d'Atari sort tout juste de la confusion, puisque la filiale française vient seulement de passer des mains de Warner, l'ancien propriétaire, à celles de la société Atari actuelle. li faudra faire preuve de génie pour inspirer confiance au consommateur, qui pourra prendre ses risques en achetant ce bel engin ; ou se retourner vers les joujoux de la marque, les 800 XL ou 130 XE. Les Atari 130 XE et 800 XL sont mieux rodés et bénéficient d'une bibliothèque logicielle qui a été importante. A l'heure actuelle cepen dant, presque aucun titre nouveau ne sort en France pour ces machines.Le 130 XE est. une nouvelle version du 800 XL, les différences les plus importantes consistant en une esthé tiqu rajeunie et une mémoire vive doublée (128 Ko au lieu de 64 Ko). Pour le reste, les deux ordinateurs sont pratiquement identi ques. lis sont organi sés autour d'un microprocesseur 8 bits, le 6502. Le clavier est QWERTY. L'alimentation est externe. Les appareils bénéficient d'une gamme complète de périphéri ques (imprimante, ta blette tactile, lecteur de disquettes 5 1/4 pouces, etc.) qui bizar rement se branchent sur une seule sortie : ils se relient à la queue-leu-leu, chacun se connectant sur le précédent. L'ordinateur est livré avec un boitier externe d'interface Péritel. La résolution graphique est bonne (320 points sur 192, 256 couleurs). Par contre, le Basic est très incomplet. De plus, sur le 130 XE, la mémoire réellement disponible sous Basic n'est pas de 128 Ko, mais de 38 Ko : on n'accèdera aux 64 Ko supplémentaires que par une commutation de bancs de mémoire, ce qui rend l'opération assez lourde. En pratique, on se servira de ces Ko en excès comme d'une mémoire de masse. Par contre, on trouve en logiciels de nombreux langages sur le 800 XL, qui tournent donc sur le 130 XE. Les deux ordinateurs paraissent d'un rapport qualité/prix acceptable et ne sont pas une mauvaise affaire. Mais le 800 XL vit là son dernier Noël. 57



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