SVM n°23 décembre 1985
SVM n°23 décembre 1985
  • Prix facial : 18 F

  • Parution : n°23 de décembre 1985

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (203 x 280) mm

  • Nombre de pages : 204

  • Taille du fichier PDF : 235 Mo

  • Dans ce numéro : Exel... le Macintosh explose.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DOSSIER On ne dit plus micro-informati que familiale : on dit micro-informatique personnelle. Ceux qui achètent un ordinateur pour jouer, découvrir les beautés de la programmation, mettre leurs idées au clair ou ordonner leurs documents personnels - bref, tous ceux qui veulent se servir d'une machine dans un cadre non strictement professionnel - se tournent de plus en plus vers des modèles puissants. C'est pourquoi notre dossier de Noël 1985, bien qu'il soit consacré à l'informatique de loisir, comprend aussi bien des modèles à 500 F que des ordinateurs dits professionnels. Pour vous aider à choisir, nous n'avons retenu que des marques de renom : les marginaux sont condamnés à disparaître. Nous vous présentons des systèmes complets, périphériques et logi ciels compris : l'heure n'est plus où l'on achetait une unité centrale sur des seuls critères tech niques, sans se préoccuper de son environnement. Nous donnons des repères à ceux qui n'y connaissent rien : de plus en plus, la micro-informatique de loisir s'ouvre au-delà de la première secte d'initiés.
l'année dernière, nous vous présentions cinquante ordinateurs. [S]ACREBLEU ! QUEL CARNAGE ! Cinquante ! Cette année, il ne reste plus dans notre besace qu'une vingtaine de ces drôles de machines. Une année de réalisme a remis les pendules à l'heure : les bluffeurs se sont dégonflés comme ballons de baudruche, les menteurs ont été jetés enduits de goudrons et de plumes, les truqueurs ont disparu dans la nature. Il ne reste plus sur le terrain que des gens à peu près sérieux, encore qu'aucune position ne soit durablement acquise. Compte tenu de l'incompatibilité des différentes machines, le consommateur apprend à juger non seulement la qualité des appareils, mais aussi la santé de leur constructeur ; si celui-ci défaille, il ne pourra pas assurer J'évolution de ses produits et ils mourront. L'utilisateur aura acheté une machine sans suite. Or, plusieurs importants constructeurs ont une santé fragile et quelques-uns jouent leur survie cet hiver : Atali, qui semble à bout de souffle, malgré la vente proclamée de plus de 50 000 520 ST aux Etats-Unis, Commodore, dont les déficits sont énormes malgré de bons produits, One, replié sur sa seule base française, Sinclair, sur la corde raide pour avoir couru plusieurs lièvres à la fois, Apple, qui doit surmonter la crise de confiance entrainée par le départ de ses pères fondateurs, ou les membres de la ligue MSX, dont beaucoup perdent de l'argent dans l'activité micro-informatique. Malgré le pessimisme de la profession, échaudée par la douche écossaise que lui a réservée Je public lors du dernier hiver, la micro-informatique personnelle n'est cependant pas sinistrée. Bien au contraire. Le succès d'Amstrad témoigne de l'appétit du public pour la micro-informatique. Mais à condition qu'on la lui présente à des prix raisonnables, et en un ensemble directement utilisable. Par ailleurs, des niches existent, dans lesquels des ordinateurs bien adaptés à des fonctions particulières peuvent obtenir un succès discret mais réel : le meilleur exemple en est le Canon X07 qui poursuit une route tranquille à 1'écart des grands chemins. Enfin, il semble que la question de savoir à quoi sert un ordinateur chez soi ne se pose plus de la même manière qu'auparavant : les utilisateurs commencent à définir assez précisément leurs besoins et leurs goûts, et n'attendent plus de leur ordinateur les miracles de Lourdes. Programmation, jeux, éducation, communication sont des activités qui acquièrent une légitimité à mesure que les program- SCIEl'ICE tir VIE MICRO 1'1° 23 - DECEMBRE 1985 mes s'améliorent, tandis que les logiciels de• productivité personnelle• - traitement de texte, tableur, graphique, etc., originaires de l'univers professionnel - s'affirment comme une motivation importante de la micro-informatique personnelle. D'ailleurs, il n'est plus possible de présenter une machine• nue• : le succès est lié à la présence autour de J'ordinateur d'un vivier de logiciels qui en assurent l'utilité effective. La micro atteint sa maturité. Mais une mutation encore plus importante est en train de se produire. L'histoire de la micro-informatique - elle n'a pas dix ans ! - se structurait jusqu'ici autour de quelques personnages de légende : Wozniak et Jobs, les Californiens inspirés, Tramiet, l'homme qui a réussi à la force du poignet, Sinclair, l'équilibriste de génie. C'est grâce à ces caractères héroïques que les gens qui faisaient de l'informatique avaient le sentiment exaltant d'être des pionniers. Mais les héros sont fatigués : Apple a jeté les bluejeans aux orties, Commodore et Atali luttent contre le dépôt de bilan, Sinclair échappe de justesse au rachat. Et le jeu est maintenant mené par les gros calibres : soit, dans la cour des grands, par IBM, sur le comportement duquel les plus ambitieux, comme Apple, doivent s'aligner ; soit, chez les petits, par les professionnels de 1'électronique grand public, comme Amstrad, Thomson, Sony ou Philips, qui abordent l'informatique comme un terrain spécifique, certes, mais pas si éloigné des marchés de grande consommation auxquels ils sont habitués. La fin du ghetto• familial• Chacun de ces deux phénomènes s'observe au travers de glissements progressifs du paysage. On voit ainsi se multiplier des compatibles IBM qui ne sont qu'à peine plus chers que des Apple Il ou des TO 9 ! La prétendue barrière qui répartissait les ordinateurs entre• micro familiale• et• micro professionnelle• est en train de se fissurer. Le clivage, si clivage il doit y avoir, séparera dorénavant micro personnelle et micro d'entreprise : mais cette distinction renvoie à l'usage, et non plus à on ne sait quel impératif technique. Autant la présence d'un compatible IBMPC chez un particulier n'est plus extraordinaire, autant diverses machines d'origine• familiale•, comme 1'Amstrad 8256 ou le TO 9, vont pouvoir se retrouver dans certaines entreprises sans qu'elles en rougissent. Quant au deuxième phénomène - la micro comme produit de grande consommation -, il apparaît nettement dans l'importance nouvelle que prennent les grandes chaînes de distribution dans la commercialisation des ordinateurs. Il ne s'agit pas seulement de magasins spécialisés dans l'électronique au sens large : FNAC, Darty, Nasa, etc. Il s'agit aussi d'hypermarchés, comme Auchan ou Carrefour, qui présentent les micros non loin des boîtes de petits pois, et, mieux, qui en vendent. On n'est plus qu'à peine étonné de voir une firme telle qu'Aplicot être présente dans diverses de ces grandes surfaces. Sur le plan technique, par contre, 1985 n'aura pas été, à l'inverse de 1984, l'année des révolutions. Les machines nouvelles qu'on y aura vues sont pour l'essentiel des raffinements d'une technologie ancienne, fondée sur des microprocesseurs 8 bits. Les promesses de 1'Atali 520 ST n'ont pas été tenues, J'Amiga reste au placard, au moins en Europe, et les innovateurs de l'année précédente, Apple et Sinclair, bataillent pour crédibiliser leurs trouvailles. Cette prudence ne va pas cependant sans une poussée vers la puissance : 64 Ko de mémoire vive sont un minimum, 128 Ko tendent à devenir la norme. Mais cette course à la puissance ne va pas sans acrobatie : comme aux jolies filles, on ne peut pas demander aux 8 bits plus qu'ils ne peuvent donner. Et l'hiver prochain devrait voir apparaître, de toutes parts, des micros fondés sur des processeurs 16 bits : cela devrait poser un problème aux firmes qui misent trop sur l'ancienne technique, comme Amstrad ou MSX. Il est vrai que le premier s'affirme sans complexe comme volontiers conservateur en la matière, tandis que la ligue MSX parle déjà du MSX.3, alors même que le MSX 2 n'est pas disponible en France. Incidemment, le corollaire de cette course à la puissance est le remplacement du lecteur de cassettes par le lecteur de disquettes comme mémoire de masse habituelle. Là aussi, c'est Amstrad qui définit la tendance. Le plus bizarre est qu'elle l'a fait dans un format non standard, c'est-àdire avec des disquettes.3 pouces au lieu de.3 1/2 pouces. Il reste toujours aussi difficile d'établir une norme. HervéKEMPF 45



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