SVM n°22 novembre 1985
SVM n°22 novembre 1985
  • Prix facial : 17 F

  • Parution : n°22 de novembre 1985

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (203 x 280) mm

  • Nombre de pages : 196

  • Taille du fichier PDF : 235 Mo

  • Dans ce numéro : 5 vérités sur le TO9 de Thomson.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ESSAI COMPLET Longuement mis au banc d'essai, le dernier micro-ordinateur de notre constructeur national se révèle une machine sérieuse, riche, pleine de bonnes idées mais aussi de défauts navrants. Si elle laisse espérer des logiciels innovateurs tirant pleinement parti d'une interface graphique bien pensée, sa compatibilité seulement partielle avec ses prédécesseurs met en danger l'un des principaux atouts SUR LETO l'intelligence, DE THOMSON LE TO 9 DE THOMSON A BIEN FAILLI être le premier micro-ordinateur en bois de !'Histoire ! Les prototypes de la machine, au printemps dernier, étaient montés dans un superbe rack en plaqué noir, solide et imposant. Destiné à prendre place sous le téléviseur familial, ou à côté de la chaîne hi-fi, il comportait un logement pour le clavier et une cavité réservée au crayon optique. Les responsables du marketing chez Thomson crurent s'évanouir quand on leur présenta la chose ! Trop lourd, trop 78 cher. Ils ont ainsi privé les foyers français du seul ordinateur au monde compatible avec n'importe quel modêle de cheminée ou de poutr.es apparentes... L'anecdote, plus sérieusement, montre bien que la conception du TO 9 n'est pas allée sans hésitations et tergiversations. Déjà, il y a un an, le choix 8 bits-16 bits pour la nouvelle machine Thomson n'était pas clairement établi. Vraisemblablement, une légêre préférence pour un systême 16 bits se dessinait. C'est du moins la raison que devait alors d'un ordinateur assez cher par ailleurs : le bénéfice d'un catalogue de programmes drjà existant. LeT09 de Thomson est conforme à l'image la plus éculée ! de l'inventeur.§ français : très fort pour la conception, les grandes idées, brouillon sur la mise en pratique et le prix... donner Thomson à son refus de souscri re au standard MSX, contrairement à Philips qui brisait ainsi brutalement les projets de collaboration des deux sociétés. Pourtant, deux soucis déterminants ont finalement présidé à la conception du TO 9 : réalisme et cohérence. Réalisme, en conservant une architecture 8 bits que l'on peut améliorer, plutôt qu'un 16 bits que l'on ne peut que découvrir. Cohérence, en élargissant la gamme existante, en assurant du mieux possible la compatibilité ascendante avec la famille TO 7- SCIEl"ICE VIE JlllCKO 1"1° 22 - l"IOVEJllBKE 1985
MO 5 et son catalogue de logiciels, grands vainqueurs du plan Informatique pour tous. D'emblée, le TO 9 apparaît comme une machine pensée, sérieuse, appliquée, aux performances intéressantes. Tout donne à penser que la réussite de ce produit est vitale pour la société qui le fabrique. Il faut dire qu'en 1985, définir ce que doit être un micro-ordinateur gtand-public n'est pas simple. D'un côté, un marché familial qui s'effondre par endroits, qui stagne ailleurs. De l'autre, des systèmes engagés dans une course au meilleur rapport performances/prix peut-être suicidaire. Et puis cette constatation relativement récente : on ne peut plus affirmer à quiconque, Achetez un ordinateur, vous en aurez forcément besoin un jour" Coincé entre les hobbyistes forcenés et les professionnels, le mârché grand public a du vague à l'àme. Une seule machine met à peu près tout le monde d'accord en ce qui concerne la philosophie du• à quoi ça sert• : le Macintosh. Inévitablement désormais, toute nouveauté est jugée à l'aune du Mac et de la relation machine-utilisateur qu'il a instaurée. On ne veut plus entrer en informatique par la petite porte, en balbutiant vainement des PRINT• bonjour " On exige une machine qui, bouton enfoncé, vous dit : • Bonjour, voilà ce que je peux faire pour vous tout de suite ! • De ce point de vue, le TO 9 n'est pas raté. Par ses logiciels intégrés en mémoire morte, traitement de texte et gestionnaire de fichiers, par le choix laissé à l'utilisateur de son outil de travail, crayon optique, souris ou clavier, par ses menus, ses pictogrammes et ses fenêtres de dialogue, le TO 9 offre un confort d'emploi réel. D'autant que Thomson a enfin apporté beaucoup de soins à la réalisation du matériel. Leçon d'anatomie Ainsi, le clavier n'a strictement plus rien à voir avec les précédentes productions de la maison. Détaché et relié à l'unité centrale par un càble de type téléphonique, il s'agit d'un véritable clavier mécanique, agréable à la frappe et très complet, dans une configuration désormais classique : 52 touches alphanumériques en AZERTY bien sûr, avec témoin de verrouillage des capitales, un pavé numérique, un bloc d'édition avec ses quatre touches de déplacement du curseur, et cinq touches de fonction programmables. Sur la face arrière du clavier, une sortie aux normes Atari permet de brancher manettes de jeu ou souris. L'unité centrale, de dimensions confortables, comporte un grand nombre de ports d'entrées-sorties. Sur la face avant, un gros bouton jaune sympathique accompagné d'un voyant rouge permet la mise en route du système. Au centre, une trappe protège le port cartouche, identique à celui des TO 7 et TO 7/70. Sous la fente du lecteur de disquet- SCIENCE lit VIE MICRO 1'1° 22• l'IOVElllBKE 1985 tes 31/2 pouces, un TEAC fabriqué au Japon, on trouve une touche d'initialisation qui n'efface pas la mémoire vive, ainsi que trois prises qui reçoivent le clavier, le crayon optique (fourni}, et le magnétophone à cassette en option, celui du TO 7. La face arrière est intégralement occupée par des connecteurs. De gauche à droite, la prise Péritel pour le raccordement à un téléviseur ou à un moniteur (à acheter en supplément) ; une sortie son du type jack RCA compatible avec la plupart des chaînes hi-fi ; une interface Centro- Le lecteur de disquettes 31/2 pouces avec prises pour clavier, crayon optique et magnétophone et le connecteur de cartouch es. nies au format physique MSX pour le branchement d'une imprimante parallèle ; un connecteur pour une unité de disquettes supplémentaire ; trois ports utilisateur identiques à ceux du TO 7/70, qui permettent d'utiliser certains périphériques de ce dernier comme le contrôleur de communication (RS 232), ou l'interface d'incrustation vidéo ; enfin un dernier connecteur pour l'extension de mémoire vive de 64 Ko, utilisée en disque virtuel. La carte principale (et d'ailleurs unique), largement dimensionnée, n'apparaît pas comme un modèle d'intégration par le nombre de composants utilisés (voir Le point de vue de l'expert). Le TO 9, d'un strict point de vue technologique, ne révolutionne pas le marché. Il est cependant la preuve, avec d'autres, que l'on a un peu vite enterré dans certaines mentalités les architectures 8 bits. On a beaucoup répété que celles-ci ne peuvent adresser plus de 64 Ko de mémoire vive. Au sens strict, c'est bien sûr exact. Pourtant, rien n'empêche un 8 bits de gérer deux ou plusieurs bancs de 64 Ko dans la mesure ou le système d'exploitation est capable de s'y retrouver dans les passages d'un banc à l'autre. De nombreux micro-ordinateurs 8 bits, bàtis autour de ce principe, sont apparus depuis plus d'un an sur le marché : Lynx, Apple lie, Amstrad 6128, Einstein, Commodore 128, Atari 130 XE, etc. Sur la plupart pourtant, la mémoire disponible pour l'utilisateur, sous Basic par exemple, reste limitée. C'est que l'on ne peut avoir accès directement à cette mémoire vive supplémentaire : elle est utilisée comme disque virtuel, comme zone de stockage de variables, ou, au mieux, elle est accessible au prix d'éprouvantes gymnastiques de programmation. Là est la grande réussite du TO 9, seul à pouvoir offrir 107 Ko de mémoire disponible sous Basic. La solution retenue pour obtenir cela est originale. Il ne s'agit pas ici de deux bancs de ! 64 Ko mais d'une zone de la mémoire de 16 Ko qui commute automatiquement sur 6 bancs, alternativement. La mémoire vive du TO 9 s'agence donc ainsi, depuis l'adresse 0 : une zone de 16 Ko sur laquelle vient se recopier la mémoire morte (ROM) qui contient le Basic ; la mémoire vidéo qui occupe 8 Ko ; une poignée d'octets contenant les registres de travail du système et qui constituent la page zéro du moniteur ; près de 16 Ko occupés par les tampons Basic et par une mémoire utilisateur non commutable ; les 96 Ko de mémoire utilisateur scindés en six bancs de 16 Ko ; et enfin 8 Ko pour le moniteur et la PREMIÈRE VÉRITÉ La compatibilité ascendante du TO 9 avec les précédents ordinateurs de Thomson, les TO 7, MO 5 et TO 7/70, est loin d'être assurée à 100%, contrairement à ce que le constructeur a toujours affirmé jusqu'ici. Des logiciels très divers sont incapables de tourner sur le TO 9 : programmes en cassettes ou en cartouches de mémoire morte, programmes écrits en assembleur ou en Basic, programmes produits par des sociétés proches de Thomson ou par des éditeurs indépendants, programmes de jeu, d'éducation, de simulation... gestion des périphériques. Cette importante mémoire, disponible de manière totalement transparente pour le programmeur, n'est pas d'un intérêt fondamental pour qui écrit ses propres programmes en Basic. Qui va se donner la peine d'écrire un programme aussi long ? En revanche, certaines applications très gourmandes en mémoire acquièrent un confort de travail bien plus grand, en limitant par exemple les accès aux disquettes. Ainsi le traitement de texte incorporé, qui bénéficie de 96 Ko disponibles d'un seul bloc. La mémoire morte du TO 9 est encore plus imposante que sa mémoire vive. Les cinq composants de la mémoire morte totalisent en effet 136 Ko qui se répartissent entre les deux logiciels incorporés, le moniteur (système d'exploitation) et les deux Basic : le Basic 128, spécialement développé pour le TO 9 mais également commercialisé en car- 79



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