SVM n°22 novembre 1985
SVM n°22 novembre 1985
  • Prix facial : 17 F

  • Parution : n°22 de novembre 1985

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (203 x 280) mm

  • Nombre de pages : 196

  • Taille du fichier PDF : 235 Mo

  • Dans ce numéro : 5 vérités sur le TO9 de Thomson.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 112 - 113  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
112 113
une erreur est détectée, une nouvelle écriture a lieu sur le secteur suivant. Le laser est guidé par un sillon en spirale prégravé (d'une largeur de 0,6 micron). Cela constitue l'équivalent de 32 000 pistes, subdivisées en 32 secteurs de 1024 caractères chacun, conférant ainsi au support une capacité utilisateur de 1 giga-octet. Les secteurs et les pistes sont numérotés et marqués par des informations de synchronisation afin d'assurer le meilleur positionnement du faisceau laser. Enfin pour protéger l'ensemble, le support optique est inséré dans une enveloppe plastique hermétique. Le lecteur utilise une seule micro-diode laser d'une puissance de 15 milliwatts en écriture et de 1 milliwatt en lecture. Le système optique (diode laser, composants optiques, champj magnétique etc.) est logé dans un chariot unique monté sur un bras mobile ; le temps moyen d'accès aux informations est de 200 millisecondes (1 milliseconde pour le piste à piste), pour une vitesse de rotation de 480 tours/minute et un taux de transfert des informations de 250 Ko par seconde. Autre technique, celle du Gicadisc, développée par ATG (Alcatel Thomson Gigadisc), elle diffère des précédents systèmes à la fois par la structure du disque employé et par le procédé d'écriture. La firme française utilise en effet la méthode de la micro-déformation (voir figure page 111). Comme précéctemment, le disque est protégé par deux substrats (en l'occurence du plastique), mais l'intérieur est différent : la couche active est composée d'un polymère et d'un film métallique très fin. L'écriture se fait alors en échauffant localement la couche thermo-sensible au moyen du faisceau laser. Sous l'effet de la chaleur, le polymère provoque une déformation de la couche métallique, créant alors une micro- 112 bulle définitive. Chez ATG on estime que cette technique est préférable dans la mesure où aucune particule ne risque de créer de bruit parasite comme cela pourrait être le cas avec la technique de lablation. Lecture binaire Lors de la lecture par réflexion et absorption, la puissance du faisceau laser est réduite pour éviter toute détérioration de l'inscription. Le décryptage de l'information lue s'imagine aisément : lorsque le faisceau rencontre une bulle, celle-ci est assimilée à un 1 binaire et dans le cas contraire à un O. Le système optique de lecture est composé du module LE SYSTÈME OPTO-MAGNÉTIQUE t champ magnétique inversé laser fixe et de la tête optique mobile permettensité pour la lecture et une forte intensité pour faire changer l'état du matériau. Jusqu'à présent, ce procédé n'a pas donné de résultat satisfaisant car il exige que le support soit chauffé puis refroidi très rapidement pour forcer le matériau à passer de l'état amorphe à létat cristallin. Pour le faire repasser à létat amorphe, il faut le chauffer une nouvelle fois et le refroidir doucement. Il est indubitable que ces traitements infligent des contraintes importantes au support dont la longévité est sérieusement diminuée. Les études menées jusqu'ici indiquent que le procédé n'est plus fiable après environ 10 000 cycles. - Le procédé opta-magnétique : à l'inverse des technologies précédentes qui provoquent une déformation physique du support, il em- réflexion selon leffet de Kerr (le plan optique a tourné) Pour l'écriture, le faisceau laser chauffe le matériau (magnétisé uniformément dans un seul sens) jusqu'à ce qu'il atteigne son point de Curie. Il perd alors ses caractéristiques magnétiques et peut, lorsqu'il est refroidi, être remagnétisé par un champ externe. A la lecture, la lumière qui frappe une zone est polarisée différemment selon le sens du champ magnétique. Le changement dans la polarisation est parfois minime, mais détectable. tant de se positionner sur la plage choisie. Un disque optique numérique est dit réversible lorsqu'on peut l'écrire et l'effacer plusieurs fois. Cette possibilité, bien qu'à l'état de prototype existe déjà. Les spécialistes ne prévoient cependant pas son avènement avant la fin des années 80, mais il est de toute façon probable qu'ils remplaceront un jour prochain les supports magnétiques les plus performants. Il existe deux principaux champs d'investigation : - La transition de phase : à l'inverse des disques que l'on peut graver une fois, sur lesquels le laser creuse une cuvette ou fait une déformation sur la surface du disque, ce procédé est fondé sur le changement d'état des matériaux. La surface du disque est en effet enduite d'un composé chimique qui peut passer de létat amorphe où il absorbe la lumière à l'état cristallin où il la réfléchit (voir figure page 111). Comme dans les cas précédents, la puissance du faisceau laser varie selon que l'information est lue ou écrite ; une faible inprunte la chaleur du laser pour modifier les propriétés magnétiques de la surface d'un disque métallique. Lorsqu'ils sont manufacturés, ces disques sont magnétisés uniformément dans le même sens. A l'écriture, un faisceau laser vient chauffer le matériau jusqu'à ce qu'il atteigne son point de Curie (le point de Curie est la tempérture à laquelle le matériau perd ses propriétés magnétiques - un aimant porté au point de Curie, perd son aimantation). Une fois le matériau refroidi, il suffit alors d'appliquer un faible champ magnétique extérieur pour aimanter le matériau. A la relecture, le même faisceau laser (mais avec une plus faible intensité) est utilisé pour lire les informations inscrites. La lumière réfléchie par le support magnétique est polarisée différemment selon que le segment du disque est magnétisé dans un sens ou dans l'autre (voir figure ci-dessus). Ce phénomène s'appelle• effet de Kerr• et la polarisation de la lumière varie parfois de moins de un degré, ce qui est tout de même détectable. Cette techni- SCIEl'ICE & VIE JlllCRO 1'1°ll l'IOVEJllBRE 1985
que présente l'avantage principal de pouvoir effacer les données inscrites sur le disque un bon nombre de fois. Cependant, les recherches ont fait apparaître que là aussi, le traitement infligé au film métallique pouvait être préjudiciable à la capacité qu'avait ce matériau à se magnétiser. De nombreux industriels se sont lancés dans des recherches de ce type. En 1982, Philips proposait déjà un prototype. Sony a montré le sien en 1984, de même que Verbatim. En fait tous les constructeurs en ont un dans leurs cartons, mais passer au lancement commercial prendra encore sûrement quelques années. LB DISQUB MAONÉTIQUB SONY Sur chaque face, deux couches protectrices entourent la pellicule sensible. Un sillon, oû sont inscrites des informations sur la piste, est gravé lors de la fabrication. SCIENCE lt VIE MICRO 1'1° 22 - l'IOVElllBRE 1985 Le disque optique numérique 051. Chez Verbatim, on a recours au procédé thermo-opto-magnétique qui exploite l'effet de Faraday (effet similaire à celui de Kerr, mais là, le changement de l'angle de polarisation est mesuré à travers le disque et non par réflexion). Le format est l'habituel 5 1/4 pouces, qui lui permet de stocker un mini- mum de 40 Mo par disque soit environ 20 000 pages de format A4. Plus encore que toutes les capacités, la performance est dans le prix. Le lecteur devrait se situer autour de 3 000 F et chaque disque devrait coûter 200 F (soit 5 F par méga-octet ce qui reste tout à fait compétitif). Il ne fait aucun doute qu'à terme ce genre de support devrait remplacer non seulement nos habituelles disquettes, mais aussi les disques durs, avec l'énorme avantage de pouvoir les interchanger facilement. Il faudra attendre 1987 avant de voir arriver ces nouveaux disques en masse sur le marché. Chez Sony, en revanche, on collabore avec Kokusai Denshin Denwa Co (les PTT japonaises) à l'élaboration d'un disque dont le film magnétique est composé de terbium de fer et de cobalt (voir figure ci-contre). Cet alliage a l'avantage de combiner sensibilité et longévité. Le procédé est légèrement différent de celui de Verbatim, ce qui autorise l'emploi des disques double face. En format 51/4 pouces, la capacité maximum est de 500 Mo et en format 12 pouces de 2 giga-octets. Obstacles à franchir Quelques points importants restent encore à résoudre. La puissance du laser en premier lieu. Il n'est pas nécessaire de disposer d'un laser de forte puissance pour la relecture des données, environ 3 mw suffisent. Pour l'écriture par contre, des puissances pouvant aller jusqu'à 30 mW peuvent être requises selon la capacité des matériaux à atteindre leur point de Curie. En fait, il faudra redimensionner les alimentations disponibles sur les micros car elles ne sont - actuellement - prévues que pour les disques durs. Le second écueil est celui du format d'écriture sur le disque. Sur ce point précis, ATG semble être en passe d'imposer son standard. Il s'agit en fait d'arriver à juguler les erreurs d'écriture. Chaque bloc de données doit en effet être vérifié. Lorsqu'une erreur y est détectée, celui-ci est purement et simplement supprimé et les données réécrites sur le secteur suivant. Ici se pose le problème de la taille des blocs à vérifier : si une erreur d'un bit est détectée dans un bloc de 100, il faut réécrire ce dernier entièrement, d'oû un gaspillage de place sur le disque (ce qui n'est de toute façon pas très important sur un disque capable de stocker 1 giga-octet). Le gaspillage possible étant proportionnel à la DISQUB COMPACT Dérivés de la technique appliquée aux vidéodisques, les compacts ont fait leur apparition depuis bientôt deux ans. La principale différence réside dans le fait qu'une conversion analogique/numérique est nécessaire. Le son est en effet découpé en plusieurs tranches 44 100 fois par seconde et retransrit sur le disque sous forme binaire. Les bits sont représentés par une série de trous gravés par un faisceau laser lors de la fabrication du disque maître. A la lecture, le disque réfléchit le rayon laser avec une plus ou moins forte intensité selon qu'il rencontre des creux (absorption de la lumière) ou une surface plane (réflexion). Pour reproduire le son c'est bien entendu le processus inverse qui est employé (transcription du numérique en analogique). Les disques compacts mesurent 12 cm de diamètre et peuvent contenir une heure d'enregistrement (une seule face est utilisée). Puisqu'ils ont des capacités de stockage énormes et qu'il contiennent naturellement• des données binaires, il était normal que l'on songea à les exploiter comme des supports de masse pour l'informatique. C'est ainsi que les premirs CD ROM (Compact Disk Read Only Memory) ont fait leur apparition. longueur des blocs, il convient de choisir un juste milieu. Si le nombre de bits par bloc est très important, on vérifie l'écriture moins répétitivement, mais on gaspille plus d'espace lorsqu'une erreur est détectée. Si la longueur des blocs est plus restreinte, on vérifie plus souvent les écritures (pertes de temps), mais on économise de la place sur le disque en cas d'erreur. Tout dépend évidemment de la fiabilité du support, un élément qui reste encore relativement inconnu. Le format développé par ATG présente l'avantage de pouvoir être utilisé par tous les procédés d'écriture actuellement en vigueur ou à létude. Chacun des 25 secteurs d'une piste contient 1 Ko pour un total de 40 000 pistes. En plus, sur chaque piste, 100 octets sont réservés à l'identification du secteur, au contrôle et à la gestion des erreurs. En fait, chaque bloc de 1 Ko réserve 80 octets au contrôle des erreurs. Et à l'intérieur de chaque bloc, les 15 premiers bits sont 113



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


SVM numéro 22 novembre 1985 Page 1SVM numéro 22 novembre 1985 Page 2-3SVM numéro 22 novembre 1985 Page 4-5SVM numéro 22 novembre 1985 Page 6-7SVM numéro 22 novembre 1985 Page 8-9SVM numéro 22 novembre 1985 Page 10-11SVM numéro 22 novembre 1985 Page 12-13SVM numéro 22 novembre 1985 Page 14-15SVM numéro 22 novembre 1985 Page 16-17SVM numéro 22 novembre 1985 Page 18-19SVM numéro 22 novembre 1985 Page 20-21SVM numéro 22 novembre 1985 Page 22-23SVM numéro 22 novembre 1985 Page 24-25SVM numéro 22 novembre 1985 Page 26-27SVM numéro 22 novembre 1985 Page 28-29SVM numéro 22 novembre 1985 Page 30-31SVM numéro 22 novembre 1985 Page 32-33SVM numéro 22 novembre 1985 Page 34-35SVM numéro 22 novembre 1985 Page 36-37SVM numéro 22 novembre 1985 Page 38-39SVM numéro 22 novembre 1985 Page 40-41SVM numéro 22 novembre 1985 Page 42-43SVM numéro 22 novembre 1985 Page 44-45SVM numéro 22 novembre 1985 Page 46-47SVM numéro 22 novembre 1985 Page 48-49SVM numéro 22 novembre 1985 Page 50-51SVM numéro 22 novembre 1985 Page 52-53SVM numéro 22 novembre 1985 Page 54-55SVM numéro 22 novembre 1985 Page 56-57SVM numéro 22 novembre 1985 Page 58-59SVM numéro 22 novembre 1985 Page 60-61SVM numéro 22 novembre 1985 Page 62-63SVM numéro 22 novembre 1985 Page 64-65SVM numéro 22 novembre 1985 Page 66-67SVM numéro 22 novembre 1985 Page 68-69SVM numéro 22 novembre 1985 Page 70-71SVM numéro 22 novembre 1985 Page 72-73SVM numéro 22 novembre 1985 Page 74-75SVM numéro 22 novembre 1985 Page 76-77SVM numéro 22 novembre 1985 Page 78-79SVM numéro 22 novembre 1985 Page 80-81SVM numéro 22 novembre 1985 Page 82-83SVM numéro 22 novembre 1985 Page 84-85SVM numéro 22 novembre 1985 Page 86-87SVM numéro 22 novembre 1985 Page 88-89SVM numéro 22 novembre 1985 Page 90-91SVM numéro 22 novembre 1985 Page 92-93SVM numéro 22 novembre 1985 Page 94-95SVM numéro 22 novembre 1985 Page 96-97SVM numéro 22 novembre 1985 Page 98-99SVM numéro 22 novembre 1985 Page 100-101SVM numéro 22 novembre 1985 Page 102-103SVM numéro 22 novembre 1985 Page 104-105SVM numéro 22 novembre 1985 Page 106-107SVM numéro 22 novembre 1985 Page 108-109SVM numéro 22 novembre 1985 Page 110-111SVM numéro 22 novembre 1985 Page 112-113SVM numéro 22 novembre 1985 Page 114-115SVM numéro 22 novembre 1985 Page 116-117SVM numéro 22 novembre 1985 Page 118-119SVM numéro 22 novembre 1985 Page 120-121SVM numéro 22 novembre 1985 Page 122-123SVM numéro 22 novembre 1985 Page 124-125SVM numéro 22 novembre 1985 Page 126-127SVM numéro 22 novembre 1985 Page 128-129SVM numéro 22 novembre 1985 Page 130-131SVM numéro 22 novembre 1985 Page 132-133SVM numéro 22 novembre 1985 Page 134-135SVM numéro 22 novembre 1985 Page 136-137SVM numéro 22 novembre 1985 Page 138-139SVM numéro 22 novembre 1985 Page 140-141SVM numéro 22 novembre 1985 Page 142-143SVM numéro 22 novembre 1985 Page 144-145SVM numéro 22 novembre 1985 Page 146-147SVM numéro 22 novembre 1985 Page 148-149SVM numéro 22 novembre 1985 Page 150-151SVM numéro 22 novembre 1985 Page 152-153SVM numéro 22 novembre 1985 Page 154-155SVM numéro 22 novembre 1985 Page 156-157SVM numéro 22 novembre 1985 Page 158-159SVM numéro 22 novembre 1985 Page 160-161SVM numéro 22 novembre 1985 Page 162-163SVM numéro 22 novembre 1985 Page 164-165SVM numéro 22 novembre 1985 Page 166-167SVM numéro 22 novembre 1985 Page 168-169SVM numéro 22 novembre 1985 Page 170-171SVM numéro 22 novembre 1985 Page 172-173SVM numéro 22 novembre 1985 Page 174-175SVM numéro 22 novembre 1985 Page 176-177SVM numéro 22 novembre 1985 Page 178-179SVM numéro 22 novembre 1985 Page 180-181SVM numéro 22 novembre 1985 Page 182-183SVM numéro 22 novembre 1985 Page 184-185SVM numéro 22 novembre 1985 Page 186-187SVM numéro 22 novembre 1985 Page 188-189SVM numéro 22 novembre 1985 Page 190-191SVM numéro 22 novembre 1985 Page 192-193SVM numéro 22 novembre 1985 Page 194-195SVM numéro 22 novembre 1985 Page 196