SVM n°22 novembre 1985
SVM n°22 novembre 1985
  • Prix facial : 17 F

  • Parution : n°22 de novembre 1985

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (203 x 280) mm

  • Nombre de pages : 196

  • Taille du fichier PDF : 235 Mo

  • Dans ce numéro : 5 vérités sur le TO9 de Thomson.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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APPLE : 23SEPTEMBRE1985, LA FIN D'UNE ÉPOQUE UN MONDE S'ÉCROULE : STEVE JOBS, cofondateur et leader charismatique d'Apple, démissionne pour fonder une société concurrente, tandis que John Sculley, l'homme qu'il avait débauché de Pepsi-Cola pour lui confier les rênes de sa société, l'attaque en justice pour avoir trompé les actionnaires, volé des secrets technologiques et commerciaux et violé son contrat de travail. Déjà, en février dernier, SteveWozniak, l'autre fondateur, quittait lentreprise en se plaignant que son vieux copain d'école SteveJobs avait sombré dans Nouveaux périphériques : ici, le disque dur du Macintosh. la bureaucratie. Deux départs, deux divorces. Jobs est parti en disant non pas laissez-mol dessiner sur les murs ou je fais un caprice•, mais• pulsqu'on m'écarte de toute responsabilité, je débauche cinq responsables stratégiques etje fonde ma propre société•. Wozniak est parti en disant non pas je veux retourner chez ma maman•, mais je veux retourner à notre garage•, allusion au simple garage où le premier Apple a vu le jour. Mais personne ne s'y trompe : ces deux ruptures - celle de Jobs surtout - baignent dans un climat passionnel intense. Au fil des ans, une espêce de consensus s'est fait jour parmi les intimesd'Apple : oui, SteveJobs a une vision très forte, un charisme étonnant sur ses proches L'imprimante lmagewriter Il avec chargeur feuille à feuille. - c'est l'individu le plus puissant quej'aie jamais rencontré•, dit Jean­ Louis Gassée, nommé il y a peu vice-président d'Apple chargé des nouveaux produits -, mais son obstination l'empêche d'avoirune vision claire de la réalité -• il est le jouet de ses émotions•, dit Gassée -. Récemment, ce consensus s'est cristallisé en la personne de Sculley, le nouveau président devenu le vrai patron d'Apple : il faut ôter à Jobs toute responsabilité opérationnelle, a-t-il décidé, sinon nous allons à la catastrophe. Dès lors, peu importent les versions contradictoires des uns et des autres, peu importent les 10 péripéties de ces 12 jours fous de septembre où Jobs a annoncé son intention de fonder sa propre société d'informatique, et qui se sont achevés par lannonce officielle de la plainte d'Apple contre son ex-président du conseil d'administration le 23 septembre. La direction d'Apple s'est senti trahie par Jobs. D'abord prêt à investir dans la nouvelle entreprise de son fondateur, le conseil d'administration est entré dans une rage folle quand il a lu la liste des responsables que Jobs emmenait avec lui : Rich Page, l'un des meilleurs concepteurs de circuits numériques d'Apple (il est lui aussi visé dans la plainte) ; George Crow, l'un des meilleurs concepteurs de circuits analogiques ; Susan Bames, ancienne responsable financière de la division Macintosh ; et Dan'I Lewin, reponsable du marketing auprès des universités. Cette liste ne pouvait signifier qu'une chose : Jobs s'apprête à concurrencer directement Apple dans l'un de ses marchés privilégiés, les universités ; et plus précisément surun projet en cours d'étude chez Apple : la réalistation d'une station de travail 32 bits à très haute définition et à moins de 10 000 dollars, sur un cahier des charges fourni à plusieurs constructeurs informatiques par 18 universités américaines dont la prestigieuse Camegie-Mellon. Si, officiellement, Apple est discret sur le sujet, la plainte mentionne Le lecteur de disquettes 31/2 pouces pour Apple Il : le règne du 51/4 pouces prend fin. explicitement que Page dirigeait létude de• la prochaine génération de micro-ordinateurs. Albert Eisenstat, lavocat d'Apple, a donc préparé une plainte visant à empêcher Jobs d'utiliser les secrets industriels en sa possession. Elle accuse aussi Jobs d'avoir trahi sa responsabilité à légard des actionnaires, en vendant des actions avant d'avoir dévoilé ses plans ; or, aux Etats-Unis, les actionnaires, c'est sacré. Enfin, dit-elle, Jobs a menti au conseil d'administration, alors que la charte d'Apple ordonne a ses employés d'être parfaitement honnête et d'éviter les conflits d'intérêt.. La charte en question a été en partie rédigée par un certain Steven P.Jobs. SCll':l'ICl' : lit VIl' : MICRO 1'1° 22 l'IOVl':MBRl' : 1985
MATRA : ALICE, C'EST FINI AucE N'AURA FINALEMENT PAS ACCÈS AU pays des merveilles : les ventes de ce micro ordinateur familial, n'ont pas répondu aux attentes de Matra, qui a annoncé fin octobre l'abandon définitif de son activité microinformatique. Une décision qui illustre la stratégie de recentrage des activités de la société vers le militaire, les transports et l espace. Les déboires ont été nombreux dans un domaine où le groupe fondait pourtant de grands espoirs. Arrivé tard sur un créneau qui n'était plus porteur- les micros d'initiation - Matra a reçu le coup de grâce lorsque les pouvoirs publics ont décidé de ne pas retenir les Alice pour le plan Informatique pour tous. L'introduction des ordinateurs Matra dans les écoles était considérée comme un facteur d'entrainement déterminant pour les ventes dans le public. Résultat : 30 000 Alice seulement vendus en un an et demi. Aussi, Matra a décidé en juillet dernier une baisse des prix de moitié qui ressemble fort à un bradage des stocks avant larrêt définitif. Une telle politique commereciale est en effet intenable. Qu'on en juge : le modèle de base se trouve à 450 F et !'Alice 90 à 990 F, au lieu Victoire par Ko. 99SF*=56Ko Alice90 MATRA DATAIYITIMI L'ironie involontaire du dernier prospectus de Matra : c'est Alice qui est K.O SCIENCE VIE MICRO 1'1° 22 - NOVEMBRE 1985 de 2 450 F lors de sa sortie. Mêmes piètres performances pour le MAX 20, un ordinateur professionnel compatible IBM, qui s'est vendu à quelques milliers d'exemplaires seulement, et qui concerne des applications très spécifiques. Les conséquences sont lourdes pour Matra : licenciements dans l'usine de Colmar (voir SMV n°21), rupture de l'accord avec Tandy qui l'autorisait à produire des micros du groupe américain pour l'Europe, pertes financières énormes dans l'informatique (106 millions de francs en 1984 pour un chiffre d'affaires de 80 millions seulement). Aussi, Matra a décidé de ne pas commercialiser lensemble Alice - moniteur prévu il y a quelque temps - alors que de nombreux périphériques sont en retard (le modem attend toujours l'agrément des PTT). A plus long terme, Charles Picasso, nouveau directeur général de la branche informatique de Matra, ex-directeur Europe de Prime (un spécialiste de la mini) a décidé de faire porter les efforts du groupe vers la mini-informatique scientifique et de renforcer l'accord conclu l'année dernière dans ce domaine avec Norsk Data. De même, Matra souhaite se spécialiser dans la télématique : déjà fabriquant de Minitel, il vient de recevoir une commande pour 50 000 Minitel intelligents M 20 (voir page 12) et poursuit la fourniture de 6 000 terminaux pour le PMU. On peut donc s'attendre à des nouveautés concernant les imprimantes, les cartes d'extension mémoire, les serveurs ou les lecteurs de disquettes pour compl ter le Minitel.• UNIPC, ce club d'adeptes de l'IBM PC qui diffuse des logiciels du domaine public, a déjà changé d'adresse : le voici 38 rue des Martyrs 75009 Paris. Tél. : (1) 64 46 9152. Le GUFI (Groupement des utilisateurs francophones d'informatique) dispose lui aussi d'une bibliothèque de 300 logiciels gratuits sous CP/M ou IBM PC pour les adhérents ou accessible par serveur (modem 300 bauds au standard V 21) : GUFI, 37 bd St-Jacques 75014 Paris. Tél. : (1) 45.64.10.11. Serveur : (1) 45.65.10.09. Nous vous avons déjà parlé de Mie Mac, à Montpellier, qui diffuse, lui aussi, du logiciel à très bas prix sur Macintosh : voici leur téléphone : 67 52 08 09. TH/erry MORJN LA RALLONGE DU THOMSON MO 5 V 01c1 LA PHOTO DU BOÎTIER d'extension du Thomson MO 5 dont nous vous avons déjà parlé. Il devrait être en vente dans la deuxième quinzaine de novembre à un prix qui se situerait aux alentours de 2 300 F. Comme prévu, il comportera 3 sorties de bus qui permettront au MO 5 de recevoir les mêmes périphériques que le TO 7/70, une sortie Centronics pour imprimante, et un micro-lecteur de disquettes séquentiel type QDD (• quick-disc drive) à disquettes de 2,8 pouces, stockant 50 Ko formatés par face. Contrairement aux premières informations en provenance du constructeur, le logiciel intégré Jane, compris dans le prix de vente, ne sera pas entièrement en mémoire morte : il sera divisé entre une disquette QDD (une face pour le code, une face pour les écrans d'aide) et une cartouche de mémoire morte de 64 Ko à enficher dans le MO 5. Conçu à l'origine par Arktronics pour l'Apple lie, Jane rassemble traitement de texte, gestionnaire de fichiers et tableur. Sur MO 5, le crayon optique remplacera la souris. Sera également fournie une disquette avec le système d'exploitation, le Q-DOS Basic, qui devrait posséder les mêmes fonctions que le système d'exploitation des lecteurs de disquettes traditionnels de 5114 pouces de Thomson. Ceux-ci pourront être utilisés par les concepteurs de logiciel qui voudraient écrire pour le QDD, grâce à un utilitaire que Thomson prévoit d'inclure dans le Q-DOS Basic. (SIMIV, tour Gallieni, 36, av. Gallieni, 93175 Bagnolet Cedex, tél. : (1) 43 60 43 90). 11



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