SVM n°213 mars 2003
SVM n°213 mars 2003
  • Prix facial : 4 €

  • Parution : n°213 de mars 2003

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (204 x 280) mm

  • Nombre de pages : 166

  • Taille du fichier PDF : 182 Mo

  • Dans ce numéro : DivX, MP3, films, disques... téléchargez !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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à la une TELECHARGEZ DivX, MP3, films, disques scénario 2 La voie médiane : ni protection, ni piratageie Politiques, monde du logiciel eg libre, avocats, artistes, observateurs..., les réfractaires au verrouillage technique de la musique sont plus nombreux chaque jour. Pour autant, grands défenseurs du droit d'auteur, ils cherchent tous le moyen d'enrayer le piratage. Pour Bernard Lang, vice- président de l'Aful (Association francophone des utilisateurs de Linux et du libre), la solution est évidente : "I/suffit d'appliquer la loi ! Actuellement, rien n'empêche d'arrêter ceux qui diffusent la musique de façon illicite." Et si on ne le fait pas, on joue le jeu des grands groupes du logiciel et des médias, selon lui : "La situation actuelle offre, de fait, une opportunité à Microsoft et aux grandes maisons de disques pour justifier une prise de contrôle de tout Daniel Kaplan, délégué général de la Fing : "Toute réponse qui s'attaque aux dispositifs et aux intermédiaires techniques de l'Internet aura des effets pervers pires que le mal que l'on prétend combattre." "J'en veux à Kazaa et Napster : en encourageant le piratage, ils ont sali l'image du peer-to-peer" —Bernard Lang, vice-président de l'Aful le marché." Une inquiétude unanimement partagée. Cyril Rojinsky, avocat au barreau de Paris, dénonce ainsi la directive européenne qui pourrait déboucher, si elle était appliquée dans sa version dure, à la "privatisation des modes de contrôles". Il explique que "laisser la technique se substituer à la loi, ce serait confier les pouvoirs régaliens de la police et de la justice à des sociétés privées". Pour éviter d'en arriver là, Cyril Rojinsky propose de définir explicitement ce qu'est une mesure technique de protection : "L'objectif est LA C%/rY1 que l'utilisateur continue de pouvoir lire un CD dans le format de son choix. L'idée est donc de proposer que tout ne puisse pas être considéré comme une protection qu'il serait interdit de contourner" Daniel Kaplan, délégué général de la Fondation Internet nouvelle génération (Fing), estime, lui, qu'il ne peut y avoir de solution miracle : "Qu'ils développent les dispositifs de protection ; ils seront piratés. Ils peuvent rendre moins facile la copie et réduire le manque à gagner ; si les consommateurs refusent certaines protections, qu'ils le fassent savoir en écoutant d'autres artistes ou en enregistrant la musique à la radio." Il souhaite, comme beaucoup, que les maisons de disques se remettent en question : "A force de négliger la majorité des auteurs et de combattre leurs propres clients, les éditeurs ont eux-mêmes suscité des attitudes de résistance et de contournement." Selon Lionel Thoumyre, chargé de mission au Forum des droits de l'Internet, il faut repousser les extrêmes : "Pour supprimer les actes de piratage en mer, on ne va pas bloquer l'accès au port ! En outre, le problème doit être appréhendé dans son ensemble. Il faudra par exemple regarder attentivement le projet de loi sur l'économie numérique qui prévoit notamment, via les intermédiaires techniques, le blocage de l'accès à des contenus en ligne sur demande d'ayants droit" Sur un point, au moins, tout le monde s'entend, même entre politiques de droite et de gauche : le débat est complexe. A ce titre, Maurice Lionel Thoumyre, chargé de mission au Forum des droits de l'Internet : "Il faut veiller à ce que les internautes puissent continuer de s'échanger des fichiers licites à travers le Réseau." Ronai, secrétaire de la section Internet du Parti socialiste (TemPS Réels), s'inquiète : "C'est difficile de légiférer dans l'urgence, sous la pression des lobbys. J'aimerais que le débat au Parlement reflète les préoccupations de l'ensemble des acteurs. Il précise : Imaginez une copie privée dégradée, comme c'est envisagé ; ce serait une atteinte au droit d'auteur. L'artiste a son mot à dire sur ce point ! Imaginez que les exploitants contrôlent toute la diffusion de la musique ; c'est la survie des sociétés de gestion collective des droits qui est en jeu." Du côté du gouvernement, on s'est fixé pour objectif de transposer la directive avant l'été. Cela dit, Laurent Sorbier, conseiller technique de Jean-Pierre Raffarin, convient que "le débat mérite que l'on se donne le temps pour une réflexion de fond", et rappelle qu'une consultation est en cours avec les différents acteurs. "A titre tout à fait personnel, je peux simplement vous dire que je n'imagine pas un verrouillage total du Web, mais plutôt une façon différente d'envisager ce que l'on appelle la copie privée", confie-t-il. Même si une solution a du mal à se dessiner pour l'instant, d'autres voies sont explorées, qui ne penchent pas forcément vers le tout-cadenassé ou le tout-répressif... quitte à laisser passer quelques pirates entre les mailles du filet. D.S.
scénario 3 Des échanges totalement libres pour régénérer le marché eDans notre sondage SVM/Novatris (voir Essentiels page 34), 59% des internautes voient la musique en ligne comme un moyen d'élargir leur culture musicale. Olivier Aichelbaum, fondateur des éditions ACBM (Pirates Mag', Le Virus Informatique), demande un peu d'objectivité vis-à-vis du P2P : "On part souvent du principe que les échanges libres nuisent et ruinent le marché. Or ce n'est ni assuré, ni démontré." Il est vrai que les ventes de CD en France ont augmenté en 2002. "Certes, au niveau mondial, la tendance s'est inversée, reconnaît Marc Rees, journaliste à Pirates Mag'. Mais bien d'autres facteurs peuvent expliquer ce fléchissement : appauvrissement de l'offre musicale, crise mondiale... Pourquoi ces causes ECOLE SUPERIEURE DE GENTE INFORMRTIQUE La Grande Ecole des Réseaux, Télécommunications et Nouvelles Technologies qui vous prépare en temps réel aux nouveaux métiers de l'Informatique) FORMATION BAC+S HOMOLOGUÉE PAR L'ÉTAT CYCLE TECHNICIEN/PREPARATOIRE Un programme de 2 ans (préparation au BTS Informatique de Gestion ou Classe Préparatoire Informatique) pour accéder au cycle Ingénierie. CYCLE INGENIERIE Un programme de 3 ans de formation polyvalente de haut niveau, conçu avec les constructeurs informatiques et qui a obtenu l'homologation par l'Etat du titre Ingénierie Informatique et Réseaux. ADMISSION5 CYCLE TECHNICIEN/PREPARATOIRE BAC + dossier + entretien CYCLE INGÉNIERIE n l è" année : Dossier + épreuve orale - après prépas scientifique et technologique. DEUG A, DEUG MASS, IUT et BTS scientifiques ou informatiques En 2ème année : Dossier + entretien - après licences scientifique et informatique ou équivalent En Sème année : Dossier + entretien - après maîtrises scientifique et informatique ou équivalent MASTERS En MASTERS ES6 3e cycles en alternance école-entreprise, pour titulaires de diplômes Rac+4 et plus. Management des Nouvelles Technologies e-business Rentrées en Octobre et Février » Des moyens et des débouchés exceptionnels 44 » Un partenariat intense avec les entreprises 44 www.esgi.fr e-mail : admissions@esgi.fr externes sont-elles occultées dans ce secteur ? " En outre, à quoi servirait de mettre en place des mesures ultrasécuritaires, alors que personne ne pourra jamais prétendre combattre 100% des comportements délictueux, s'interroge-t-il. "Techniquement, c'est impossible de tout verrouiller. Autant chercher une autre voie. Ce peut être ainsi l'occasion d'une remise en question des modes actuels de distribution de la musique." Il n'est pas le seul à s'en prendre au prix des CD, trop chers en magasins, aux tarifs de téléchargements légaux en ligne tout à fait inadaptés au marché, à l'uniformisation des productions musicales... Certains artistes ont d'ailleurs appris à se servir du Web pour diffuser et faire connaître leurs créations, refusées jusqu'ici par des maisons de disques difficiles à convaincre. Et pour quelques-uns, le peer-to-peer ne fait que rendre justice aux consommateurs. Combien d'internautes continueraient de télécharger sur des logiciels alternatifs, si les plates-formes des producteurs offraient des catalogues de musique variés, des crédits de téléchargement vraiment attractifs, mariés avec des services comme l'impression de la pochette, les paroles des chansons ? Le cabinet Forrester Research a publié une étude qui présente le peer-to-peer comme l'avenir de l'industrie musicale : parce qu'il la contraindra à comprendre les attentes des amateurs de musique et à y répondre de manière nouvelle. A quoi servirait de le tuer, alors ? D.S. ADMINISTRATEUR DE BASES DE DONNÉE —41RCHriECTE SYSTÈMES TYNeORNIAT1ON, ECOLE SUPÉRIEURE DE GÉNIE INFORMATIQUE Groupe Paris Graduate School of Management Etablissement d'Enseignement Supérieur Technique Privé 28, rue du Plateau -15019 Paris Tél : 01 42 41 24 24 Fax : 01 42 38 14 39 Paris Graduate School Management



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