SVM n°213 mars 2003
SVM n°213 mars 2003
  • Prix facial : 4 €

  • Parution : n°213 de mars 2003

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Excelsior Publications

  • Format : (204 x 280) mm

  • Nombre de pages : 166

  • Taille du fichier PDF : 182 Mo

  • Dans ce numéro : DivX, MP3, films, disques... téléchargez !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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à la une TELECHARGEZ DivX, MP3, films, disques Quelle issue pour le m L'industrie imposera-t-elle le verrouillage du Web et des CD ? Les auteurs sauveront-ils la copie privée ? Pourra-t-on encore télécharger librement ? SVM a envisagé trois scénarios qui changeraient tout... Combien de temps encore les internautes pourront-ils télécharger de la musique, à leur gré, gratuitement, sans accord des auteurs et encore moins des producteurs ? Les récentes prises, de position de l'industrie (du disque, du logiciel et des fabricants en informatique) nous laissent entrevoir un avenir musical cadenassé par des solutions techniques toujours plus sophistiquées. Quelles en seront les conséquences pour ceux qui achètent des CD, ceux qui écoutent la musique depuis leur PC, pour les utilisateurs du Net ? De leur côté, les auteurs et les sociétés de gestion collective leqr ! lqq ! /v..117441111 Olivier Aichelbaum (rédacteur en chef de Pirates Magazine et fondateur des éditions ACBM), Daniel Kaplan (délégué général de la Fing), Bernard Lang (directeur de recherche à l'Inria et viceprésident de l'Aful), Pascal Nègre (P-dg d'Universal Music France), Cyril Rojinsky (avocat, directeur de la recherche et de la rédaction de solutions juridiques pour EUCD.info), Maurice Ronai (secrétaire de section de TemPS Réels et chercheur à l'Ecole des hautes études en sciences sociales), eurent Soriloier (conseiller technique du Premier ministre) et Lionel Thoumyre (chargé de mission au Forum des droits sur Internet). 62 svrn Mars 2003 des droits ont fait entendre leur désaccord avec les majors : ils tiennent à préserver le droit à la copie privée (qui a rapporté 150 millions d'euros en France pour 2002 !), mais que proposent-ils ? Qui, des uns ou des autres, réussira à influencer les pouvoirs publics ? Les utilisateurs ontils leur mot à dire ? Onze personnalités du Web et du disque nous ont donné leur avis sur l'issue qui leur semble préférable. Ces avis, vous les découvrirez dans les pages suivantes, au fil des trois scénarios que nous avons imaginés. scénario 1 Des CD OEntre 10 et 20% de baisse sur le marché mondial du disque en 2001. Pour les majors, aucun doute : c'est la faute au piratage et à la copie sauvage. "A l'apogée de la cassette, il y avait une cassette vierge vendue pour trois disques originaux, rappelle Pascal Nègre, P-dg d'Universal Music France. Aujourd'hui, on en est à un CD vierge pour un CD original, auquel il faut sans doute rajouter un téléchargement. En gros, ça fait un disque vendu pour deux copies." La situation inquiète suffisamment les majors pour qu'elles aient décidé de réagir. Première arme : la protection des CD audio. Le procédé anticopie Key2Audio, créé par Sony DADC concerne essentiellement les disques de Sony Music. C'est le plus restrictif ; il interdit la lecture sur ordinateur et, donc, la conversion en MP3 ou le clonage. En revanche, les CD ainsi protégés peuvent être dupliqués par les graveurs de salon. Plus fin, Cactus Data Shield, de la société israélienne Midbar et exploité en France par BMG, s'inspire de la fameuse notion de Digital Right Management (DRM, ou gestion des droits numériques). Qui autorise la lecture sur les ordinateurs, sans extraction ni copie. Mais ces protections sont à la fois brutales et gênantes pour l'utilisateur. Ainsi, les futurs Key2Audio et Cactus 300 de Midbar intégreront-ils une gestion des droits moins primitive, autorisant notamment une copie unique. Enfin, le salut des majors pourrait aussi passer par l'adoption des nouveaux supports musicaux, le DVD audio et le Super Audio CD. Le premier n'autorise qu'une seule copie, dégradée, tandis que le second empêche toute copie, tout en insérant un filigrane sur le CD original. Les autres solutions envisagées contre
arché de la musique ? audio protégés, le Web cadenassé, les PC verrouillés... le piratage, pourraient venir de l'industrie informatique. Cette réponse ultime, véritable Big Brother, s'articule autour de deux projets, qui marchent main dans la main : Palladium d'une part, et TCPA d'autre part. Palladium est un projet de Microsoft, qui devrait être introduit dans Windows à partir de 2004. Son but affiché est de protéger le logiciel du logiciel. C'est-à-dire que résidera en mémoire vive une sorte d'espace protégé, dans lequel se dérouleront les applications certifiées Palladium, et uniquement elles. Les autres applications non certifiées tourneront en dehors de cet espace, et ne pourront jamais dialoguer avec les applications Palladium, ni avoir accès à leurs documents. A la vérité, tout ce qui n'est pas certifié ne pourra jamais entrer dans l'espace Palladium, qui sera crypté, ni même savoir ce qui s'y passe. De la même façon, les applications certifiées pourront contrôler l'ouverture ou la modification des documents, en fonction des droits ou de la machine elle-même. Tout cela avec la possibilité d'exclure totalement l'utilisateur du processus. TCPA, pour Trusted Computing PlatformAlliance, est un projet complémentaire rassemblant, entre autres, HP-Compaq, IBM, Intel et Microsoft. Il est destiné à implanter la vérification du matériel et du logiciel directement dans une puce de la carte mère, voire dans le microprocesseur central. Impact pour l'utilisateur de cette conjugaison TCPA/Palladium ? Il ne pourra plus avoir accès à ses documents, même régulièrement conçus et achetés, qu'en se soumettant au bon vouloir des éditeurs. L'écoute libre sera impossible. On pourra par exemple faire payer chaque écoute d'une chanson ; ou instaurer une "Les systèmes sont encore primitifs, mais quand il y a le feu, vous commencez par arroser partout, et vous affinez progressivement... — Pascal Nègre, P-dg d'Universal Music France et président de la SCPP durée de vie à vos disques, logiciels ou documents ; ou empêcher qu'ils puissent être lus par un logiciel non certifié —comme les DVD qu'on ne pouvait pas lire sous Linux, avant que la protection ne soit piratée. Même l'écoute d'un disque sur deux appareils différents pourra être contrôlée, et vous ne pourrez plus le prêter tranquillement. Un logiciel Palladium ou une carte son TCPA refuseront aussi de lire vos anciens DivX ou MP3. Un éditeur pourra refuser que son DVD soit regardé sur toute machine possédant un graveur. Un délire sur l'avenir ? Pas du tout. Un PC portable d'IBM, le ThinkPad R32- TR2C2FR est d'ores et déjà équipé de TCPA. Et l'activation obligatoire des produits Office, Windows XP et "Plus ! Digital Media Edition", qui se fait en fonction de votre PC, ou le quasi-refus de Windows XP d'installer des pilotes non validés par Microsoft sont les premiers éléments de Palladium. N. R et B. M.nnArç 9nm svm fil



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